MEDECINS D'AFRIQUE
ONG Internationale des Médecins et Acteurs de Santé pour la Promotion des Soins de Santé Primaires
Article Intervention


Vos compétences sont les atouts de l'Afrique pour son développement socio-sanitaire.
Les questions de santé se dressent avec plus d'acuité encore en Afrique. Les compétences existent à travers le réseau de médecins, pharmaciens, tradipraticiens et scientifiques africains. Il ne tient qu'à nous tous de les fédérer pour les mettre au service du développement socio-sanitaire.




SANTE/VIH
30.03.2012
MEDECINS D’AFRIQUE AU GABON : une mobilisation et une dynamisation de la société civile gabonaise dans la lutte contre le VIH/SIDA
Contexte  
Le Projet d’Appui au secteur de santé Gabonais est mis en œuvre depuis le début de l’année 2010 par le Ministère de la santé avec un appui de l’AFD (Agence Française de développement). Il vise à améliorer la planification et le système d’information du secteur, réduire la mortalité maternelle et néonatale et renforcer la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et le SIDA. Dans ce cadre, l’Unité de Gestion du Projet (UGP) a sélectionné Médecins d’Afrique (MDA), ONG internationale d’appui au développement socio-sanitaire en Afrique, pour appuyer le PLIST et la DGPS dans la sélection et le renforcement des capacités des ONG. Médecins d’Afrique, en lien avec le Ministère de la santé, a organisé un atelier de lancement du projet dans le but de commencer à opérer un rapprochement entre les ONG/OC/Réseaux gabonais de lutte contre le VIH et MDA pour une collaboration d’une année et de disposer, après concertation, d’une photographie des ONG de luttes contre le VIH/SIDA, leurs forces, leurs faiblesses et leurs besoins pour une capacitation appropriée. Plus spécifiquement, cet atelier était l’occasion de créer un cadre de dialogue avec les ONG, d’expliquer les différentes phases du projet, d’identifier les points forts et les points faibles des ONG, d’identifier les leaders associatifs de la place et leurs attentes, de discuter des critères d’éligibilité, de discuter du format du dossier de soumission et surtout de dégager un consensus sur l’accompagnement des ONG.  
 
  Organisation de l’atelier : 
  L’atelier a été organisé vendredi 23 mars 2012 à Libreville. Il a été honoré de la présence des représentants du Ministère de la Santé (Dr Obiang, DGPS, Mme Amissa Bongo Ondimba, Directrice adjointe, M. Biyogo Bi Ndong,  Coordonnateur national du Projet), du PLIST (Dr Edou), de l’AFD (MM. Clement et Ntoutoume), de l’Ambassade de France (M. Reilhac) et de la Croix-Rouge Française (Jérémie SIBEONI, chef de délégation de la Croix-Rouge Française). Sous la conduite du Dr Kibangou (Assistant Technique à l’UGP), la rencontre a commencé avec le mot de circonstance de Mr Biyogo Bi Ndong, puis de Monsieur Clément de l’AFD qui, au-delà du financement, encourage la société civile à se prendre en main et à se crédibiliser afin qu’émerge au Gabon des ONG de lutte contre le VIH/SIDA capable d’appuyer l’élan du Ministère de la santé. Enfin le Dr Obiang a déclaré ouverte la session de travail en nous gratifiant de quelques conseils afin que de cet atelier se dégage un élan nouveau pour les ONG travaillant dans la lutte contre le VIH/SIDA.   
Trois temps fort ont marqué la rencontre : la prise de parole des officiels, la présentation de Médecins d’Afrique et la présentation du projet et des différentes étapes du renforcement des ONG et Réseaux de lutte contre le VIH/SIDA pour le Dr Banzouzi (Coordonnateur Europe de Médecins d’Afrique et Chef de Mission) et enfin l’atelier proprement dit, organisé de la manière suivante : - Séance de travail sur la matrice de collecte de données (2h) ; - Espace de réflexion sur les points forts, points faibles, besoins des ONG/Réseaux et critères d’éligibilité et d’inéligibilité. Ce travail a été fait grâce a une fiche que tous les participants ont pu remplir (1h) ; - Discussion sur les points forts et les points faibles et les besoins des associations en partant d’une synthèse faite à partir des fiches collectées (30mn) ; - Explicitation de la matrice de présentation des projets, la matrice du budget avec les annexes (1h) ; - Questions/Réponses sur les étapes du projet, la hauteur des financements, les conditions de suivi évaluation et le calendrier synthétique (30h). - Rédaction d’une note de synthèse : 30 mn 
 
 Résultats : 
 - Sur 50 associations gabonaises de lutte contre le SIDA invitées, 44 ont honoré leur invitation, soit un taux de participation de 82%. Quant aux officiels, tous ont honoré de leur présence. 
- Présence des leaders communautaires de lutte contre le VIH/SIDA. Généralement chaque ONG/Réseaux était représenté par 1 ou deux représentants, ce qui est de bon augure pour la suite du projet. 
- 41 fiches déposées par les associations, données essentielles qui nous permettront de mieux apprécier le niveau d’organisation de ce ONG et de bien connaître leurs activités. 
- Actualisation des données de toutes les associations présentes 
 
Conclusions 
 - En tenant compte des objectifs fixés pour cet atelier, à savoir disposer d’une photographie des ONG de luttes contre le VIH/SIDA, leurs forces, leurs faiblesses et leurs besoins pour une capacitation appropriée, l’atelier a relevé tous les défis. Nous pouvons donc en toute quiétude dire que nous disposons là de la base de données la plus complète et la plus documentée sur les acteurs non étatiques de lutte contre le VIH/SIDA. - Tous les acteurs principaux ont été mobilisés. Les associations gabonaises impliquées dans la lutte contre le VIH/SIDA ont montré leur capacité à se mobiliser rapidement et à s’impliquer dans les rendez-vous de concertation. Nous connaissons maintenant leurs forces et leurs faiblesses, leurs besoins et surtout les difficultés auxquelles elles sont confrontées. 
  - En attendant l’analyse fine de données et informations recueillies lors de cet audit, commencent à se dégager les axes centraux de notre appuis. Nous remercions l’UGP, la DGPS, PLIST, l’AFD et enfin toutes les ONG qui travaillent souvent dans des conditions difficiles à faire reculer ce fléau qui ruine le développement de l’Afrique.
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