MEDECINS D'AFRIQUE
ONG Internationale des Médecins et Acteurs de Santé pour la Promotion des Soins de Santé Primaires
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PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
22.01.2014
De Juillet 2012 à Septembre 2013, Médecins d’Afrique a mené grâce à un financement de l’UNICEF un projet visant à contribuer à réduire la morbidité et la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans et chez les femmes enceintes et femmes allaitantes, par la mise en œuvre d’un paquet d’interventions communautaires à haut impact sur la survie, dans les zones de santé de Kuimba, Kangu, Tshela, Seke-Banza, Inga et Vaku dans la province du Bas Congo. Partenaires : Médecins d’Afrique, UNICEF, PRONANUT, HKI, Zones de Santé

Ce projet comportait 3 axes principaux :
1) Créer une dynamique communautaire en faveur de la nutrition du jeune enfant et de la mère

Une cartographie des acteurs-clés a été réalisée afin d’impliquer toutes les communautés du district du bas fleuve concernées par la mise en œuvre du projet de nutrition et survie de la mère et de l’enfant. 70 ont été sélectionnés, représentatifs des différentes catégories socio-professionnelles, de leur ancienneté, de leurs actions… et ont reçu un renforcement de capacités en matière de gestion des interventions de nutrition à base communautaire. Les objectifs de la formation étaient les suivants : Prévenir la malnutrition par l’amélioration des pratiques clés de nutrition et de santé au niveau des ménages et des communautés ; Promouvoir l’utilisation des services des soins de santé primaires (vaccinations, CPS, CPN; moustiquaires imprégnées, hygiène) ; Identifier et référer des enfants malnutris aux structures de santé. 29 comités locaux de nutrition (CLN) ont été mis en place dans les six zones de santé. 80 acteurs de la communauté ont été initiés à la technique SALT qui stimule, grâce au soutien de l’équipe des facilitateurs, les communautés à s’organiser dans l’appropriation de la lutte contre les principaux problèmes locaux dont celle de la malnutrition, en comptant d’abord sur leurs propres ressources, sur leurs propres forces.

2) Elaborer et valider un plan provincial de communication pour le changement de comportement en matière de nutrition et survie de l’enfant

A la suite de la recherche formative réalisée sur l’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant dans les zones de santé de Kangu, Vaku et Tshéla, un atelier de renforcement de capacités sur l’élaboration d’un cadre de changement de comportements (CCC) a été tenu. Facilité par deux experts de l’ONG internationale HKI et deux autres du PRONANUT National, cet atelier avait pour but de développer un plan de communication pour le changement de comportement sur l’ANJE pour le projet de nutrition et survie de la mère et de l’enfant. Les documents issus de cet atelier ont été finalisés dotant ainsi les zones de santé ci-dessus citées d’un document de référence pour la promotion de l’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant (ANJE).

3) Mettre en œuvre un paquet d’intervention communautaire dans les zones de santé ciblées

* Une recherche formative a été menée pour identifier les barrières et les motivateurs à l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant dans les zones de santé ciblées par le projet. La population cible dans les zones de santés ciblées de l’étude est constituée des mères/ gardiens d’enfants de moins de 5 ans, des femmes allaitantes et des femmes enceintes. Pour cette étude, trois comportements ont été choisis : l’allaitement immédiat ou dans l’heure qui suit l’accouchement, l’allaitement maternel exclusif de 0 à 6 mois, l’alimentation de complément de l’enfant de 6 à 23 mois. Cette étude a montré qu’il existe effectivement des barrières et motivateurs en matière de l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant dans les trois zones enquêtées, particulièrement en ce qui concerne la mise au sein immédiat dans l’heure et l’allaitement exclusif. Pour l’alimentation de complément, les données récoltées n’ont pas permis une conclusion vue l’insuffisance du nombre de pratiquants enquêtés. En général, plusieurs barrières et motivateurs sont communes aux trois zones de santé, certains sont spécifiques à chaque zone de santé. La plupart des barrières identifiées sont liés au manque de connaissances des mères. La plupart des perceptions mettent en exergue le manque d’informations dans les communautés ciblées. Ainsi donc, presque toutes les barrières trouvées pourront être adressés par l’info sensibilisation. L’étude a aussi monté qu’il y a plusieurs motivateurs sur quoi s’appuyer lorsqu’il faudra développer une stratégie de communication pour le changement de comportement en se basant sur les barrières clés trouvées et les motivateurs.
* Renforcement de Capacités en ANJE, PCIMA et SNSAP : La réussite de tout programme de prise en charge de la malnutrition ou de promotion de l’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant dépend grandement de la qualité des personnes qui la mettre en œuvre. A cet effet, Médecins d’Afrique a procédé, dès le début du projet, au renforcement des capacités des acteurs principaux que sont les agents des centres de santé, les bureaux centraux de zones, les relais communautaires et les organisations à base communautaire. Les principaux thèmes abordés par rapport à l’ANJE sont liés à la promotion de l’allaitement maternel, à la promotion de l’alimentation de complément, la nutrition de la femme et à l’alimentation du nourrisson dans le contexte du VIH/SIDA. Quant à la PCIMA, les thèmes abordés ont trait aux différentes composantes de la PCIMA (composantes communautaires, composantes centres de santé, composantes Hôpital Général et Centre de santé de Référence), la Prise en charge de malnutrition chez les nourrissons de moins de 6 mois avec poids inférieur à 3,5 Kg, la prise en charge de cas spécifiques : PVV et PBC et le suivi et évaluation des activités de PCIMA.
* Dépistage et prise en charge de la malnutrition aiguë sévère : Le dépistage des cas de malnutrition a été assuré par les relais communautaires et organisations à base communautaire. Ces enfants sont référés vers les centres de santé et pris en charge après confirmation du diagnostic par les agents de santé. Le dépistage se fait aussi de façon systématique dans les centres de santé lors des séances de CPS et CPoN. Les efforts conjugués des relais et organisations à base communautaire, des prestataires de soins dans les centres de santé ont permis de prendre en charge un nombre important d’enfant malnutris. Le taux de guérison des 3412 enfants pris en charge a été de 93,4 %.
* Renforcement du système de santé des zones d’interventions ciblées : Afin d’assurer dans les conditions optimales la prise en charge des enfants malnutris sévère, le Fond des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a livré de façon régulières des intrants et matériels à Médecins d’Afrique.
* Promotion de l’ANJE : Pierre angulaire du projet piloté par Médecins d’Afrique, les activités de promotion de l’ANJE sont essentielles à la prévention de la malnutrition dans toutes ces formes. Un accent particulier a donc été mis sur les activités communautaires. Celles-ci ont essentiellement été assurées par les Relais communautaires (RECO) et les Organisations à Base Communautaires (OBC) à travers les visites à domiciles (VAD), les sensibilisations de masse, l’animation des Groupes de Soutien, les causeries éducatives dans les écoles, les démonstrations culinaires

Coordination et suivi des interventions essentielles en nutrition au niveau communautaire

Médecins d’Afrique a mis en œuvre le projet de nutrition et survie de la mère et de l’enfant en étroite collaboration avec les zones de santé qui en sont les acteurs principaux. Afin que ce partenariat permettre de suivre de façon efficiente les différents activités du projet, les superviseurs et l’équipe de coordination de projet ont participé, chaque fin de mois, aux revues mensuelles des zones de santé. Des missions de supervisions conjointes (MDA, UNICEF, PRONANUT, ZS) ont permis de réorienter, tous les trois mois, les actions du projet.
photoIntervention

NUTRITION ALIMENTATION
21.01.2014
Justification
Ce projet a pour but de contribuer à la réduction de 50% de la morbi-mortalité des enfants de 0 à 59 mois et des femmes enceintes dans les aires de santé de Moungali (quartier 41), Talangai (Quartier 66), pointe noire (quartier KM4) et Nkayi (quartier aquarium) à travers la prévention (promotion des bonnes pratiques nutritionnelles), le dépistage (vigilance nutritionnelle) et le traitement de la malnutrition, la supplémentation en micronutriments et le renforcement des capacités des agents de santé de ces dits CSCOM. Le projet a été réalisé sur fonds propres, avec un appui en intrants de prise en charge de la malnutrition venant de l’UNICEF.

Résultats :
o 2 stagiaires en nutrition formés et suivis au CMRP (Centre Médical de Ressources professionnelles, à Moungali);
o Lancement des activités de vigilance nutritionnelle au CSMT (Centre de Santé Mutualiste de Talangai);
o 5386 enfants vus lors de la vigilance nutritionnelle : 4248 enfants déclarés en bon état nutritionnel ; 494 enfants à risque de malnutrition; 51 enfants malnutris modérés ; 23 enfants malnutris sévères ; 570 enfants en surpoids ;
o 42 enfants malnutris dépistés pris en charge au CMRP, dont 30 en ambulatoire avec 24 cas déchargés (déclarés guéris), 3 cas de référence, 15 cas d’abandon; 1 adulte malnutri sévère à également été pris en charge à au CMRP.
o 1001 enfants supplémentés en vitamine A ainsi que 139 femmes en post partum
o 862 femmes enceintes supplémentées en fer/acide folique;
o 605 personnes sensibilisées au CMRP sur les thèmes suivants ; l’hygiène et assainissement du milieu, le carré alimentaire, les causes et conséquences de la malnutrition, l’allaitement maternel exclusif de 0 à 6 mois…

Conclusion et perspectives
L’année 2013 a été marquée par le lancement des activités de vigilance nutritionnelles au centre de santé mutualiste de Talangaï (CSMT) et la mise en place de l’unité de récupération nutritionnelle au Centre médical de ressources professionnelles (CMRP). Cependant, des efforts restent encore à fournir afin de faire d’obtenir des résultats plus satisfaisants au regard des défis en matière de nutrition demeurant encore grands. Toutefois, les actions menées, associées à celles des autres organismes et des structures étatiques, constituent une avancée significative en matière de lutte contre la malnutrition en République du Congo.

Pour l’année 2014 le programme envisage de :
- Mettre en place deux (2) unités de Vigilance Nutritionelle (VigiNut) à Nkayi et Pointe Noire
- Implanter le logiciel Data nut dans tous les bureaux MDA et former les agents (points focaux) sur sa manipulation) ;
- rendre effective la prise en charge de la malnutrition dans tous les CSCOM de MDA
photoIntervention

URGENCES
11.01.2014
La province de l’Equateur (Nord ouest de la République Démocratique du Congo) a connu une période sombre de son histoire suite aux affrontements intercommunautaires opposant les communautés Enyelle et Munzaya en octobre 2009, des milliers de personnes avaient traversé la rivière Oubangui pour venir se réfugier en République du Congo. Pour échapper à ses affrontements interethniques, 123 000 civils ont fui vers la République du Congo avec une forte concentration dans le département de la Likouala et 20 000 vers la République Centrafricaine.

La situation s’étant améliorée, un pacte de non-agression entre les communautés Enyelle et Munzaya ayant été signé au début de l’année 2012, le Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) a organisé un programme de rapatriement volontaire depuis le Congo Brazzaville du 5 mai 2012 au 31 juin 2013. Médecins d’Afrique, ONG d’appui socio-sanitaire, partenaire opérationnel du HCR en charge du volet médical dans le département de la Likouala, a apporté son appui médical aux opérations de rapatriement volontaire.

Dans le cadre de ce programme de rapatriement, le HCR prévoyait d’aider 49 000 réfugiés pour le retour depuis le Congo en 2012 et 32 000 en 2013. Pour 2013, ce sont au final 26 799 personnes, soit 7214 familles qui ont été rapatriées, les effectifs restants revenant à 10 201 personnes, hormis les nouvelles naissances qui varient entre 15 et 20% de la population restante. En effet, dans chaque convoi se trouvent 15 à 20% de nouvelles naissances, c’est à dire les enfants qui sont nés dans la période de refuge et qui ne sont pas enregistrés parmi les réfugiés initiaux.
photoIntervention

CENTRE D’ETUDE ET DE RECHERCHE MEDECINS D’AFRIQUE (CERMA)
21.12.2013
Message de Malang NDIAYE, point focal de MDA au Sénégal

L’équipe MDA Sud Sénégal assure pendant le mois de Décembre 2013 plusieurs ateliers de sensibilisations sur les grossesses précoces dans la région de Kolda, plus précisément à Kounayan et Djinabar. Le premier atelier s’est déroulé le 7 Décembre à l’école élémentaire du village de Kounayan, à deux km du village de Djibanar, le second aura lieu le 27 Décembre à Djinabar.

MDA Sud Sénégal tient énormément à ces sensibilisations, car les grossesses précoces constituent un véritable problème de santé publique dans la région de Kolda, en Casamance. Trop d’adolescentes, faute d’une connaissance des moyens de contraception notamment, se retrouvent contraintes d’abandonner leurs études à causes des grossesses précoces, sans compter les risques de contamination par le VIH qui vont de pair avec les rapports non protégés. C’est également une cause possible de rejet par leurs familles et donc de précarisation encore plus grande pour ces jeunes filles, qui sont souvent déjà issues de milieux défavorisés.

La prise de conscience est urgente, tant pour les filles que pour les garçons, que la planification familiale est une chose à laquelle il faut réfléchir dès que l’on commence à avoir des rapports sexuels, protégés ou non, vu qu’un accident est toujours possible. Notre approche tient compte du genre, des questionnements spécifiques des filles et des garçons, afin d’apporter des réponses correspondant au mieux à leurs attentes.
photoIntervention

SANTE/VIH
08.12.2013
(Article de Maguy Ngabu, Responsable Communication de MDA RD Congo)

Chaque 1er décembre, le monde entier célèbre la journée mondiale de lutte contre le SIDA (JMS), au niveau international le thème de cette campagne durant la période de 2011 à 2015 porte sur l’objectif ZERO: » Zéro nouvelle infection à VIH, Zéro décès, Zéro discrimination/stigmatisation liée au VIH ».

Médecins d’Afrique s’associe naturellement à cette initiative et y participe dans plusieurs de ces pays d’intervention : Congo, Sénégal, Kenya, Gabon, Côte d’Ivoire, France et bien entendu RD Congo. Au niveau National en RDC, cette année le thème est :» Plus d’engagement et plus de responsabilité pour un Congo sans SIDA ».

En effet, depuis la découverte des premiers cas de SIDA dans notre pays, beaucoup d’actions sont menées, notamment :
- L’information, l’éducation et la communication de la population en vue de changement de comportement,
- La disponibilité et l’accessibilité des médicaux antis retro viraux, aux personnes vivant avec le VIH et malades du SIDA.
- La mobilisation et l’intégration de tous les secteurs de la vie nationale dans la réponse nationale au VIH et au SIDA à tous les niveaux.

MEDECINS D’AFRIQUE, MDA en sigle, une ONG Internationale d’appui au développement socio-sanitaire présent en RDC depuis 2009 et mène des activités actuellement dans 7 provinces sur les 11 en RDC, dont KATANGA, EQUATEUR, NORD-KIVU, SUD-KIVU, Province ORIENTALE, BAS-CONGO et KINSHASA. A l’occasion de la 25ième journée mondiale de lutte contre le SIDA (JMS), une journée de sensibilisation et de mobilisation a été organisée à Kinshasa, au Katanga, Equateur et au Nord- Kivu. A Kinshasa, la coordination ensemble avec plusieurs volontaires ont porté une réflexion approfondie sur différents enjeux du virus du SIDA dans la communauté notamment : Sida en milieu scolaire et professionnel, SIDA et la discrimination, La prévention et la prise en charge de SIDA, SIDA et la croyance; et autres. Près de 50 volontaires ont participés sur un ensemble de 80 personnes mobilisées. Cette activité bien que destinée pour un premier temps au public interne MDA, a été marquée par la présence de la Représentante de Médecins d’Afrique en RDC, Dr Francine Ametonou.

Les objectifs poursuivis pour MDA a cette activité étaient de :
•Renforcer la sensibilisation des populations vis-à-vis du VIH/SIDA
•Manifester sa solidarité vis-à-vis des personnes vivant avec le VIH (PVV)
•Mobiliser les volontaires autour des objectifs fixés par la communauté internationale et nationale
•Amener les volontaires à avoir plus d’engagement et plus de responsabilité pour un CONGO SANS SIDA.
photoIntervention

EAU / HYGIENE /ENVIRONNEMENT
19.11.2013
Un an après la phase 2 du projet d’eau de Voungouta au Congo Brazzaville, MDA s’est rendu sur les lieux pour un suivi/évaluation des infrastructures et de l’implication communautaire. Une réunion publique a été organisée et animée par le Dr Jean Théophile BANZOUZI qui conduisait la délégation. Afin de mieux clarifier le rôle de MDA, son discours s’est focalisé sur plusieurs points : bien différencier le rôle de l’Etat et des ONG, l’historique du projet, les différentes phases, les points forts du projet et les points faibles, l’épineuse question financière, la nécessité de l’implication communautaire et les modalités de cette implication, le CLGE (mode de fonctionnement, salaires des milundimasa), cotisation des familles pour l’accès à l’eau, etc. MDA a re-précisé le besoin d’une plus grande implication dans ce projet phare comme condition d’implication pour le reste des projets contractualisés (dispensaire et sécurité alimentaire). Plusieurs résolutions ont été prises pour avancer dans ce projet. Dans son ensemble, les infrastructures sont très bien entretenues, les gardiens de l’eau toujours motivés et la population prêtes à maintenir leurs redevances mensuelles. Ce projet continue de servir de valeur d’exemple. Moutembessa, situé à 7 km environ de Voungouta est le prochain sur la liste des villages bénéficiaires. Sa source sera aménagée par MDA entre juillet et Août, ce qui ne peut que réjouir les villageois de cette localité.
photoIntervention

PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
11.11.2013
Le programme Urgence et Nutrition de Médecins d’Afrique Congo gère en ce moment deux projets principaux :
- Vigilance nutritionnelle et prise en charge de la malnutrition dans les centres de santé communautaires de Médecins d’Afrique (sur fonds propres de MDA)
- « Prise en charge médicale des réfugiés urbains et ruraux LS400, LS410) » qui comporte un grand volet de nutrition (projet LS 400 et LS 410, financés par le HCR)

Les bénéficiaires de ces différents projets sont les enfants de 0 à 59 mois suivis dans les Centres de santé communautaires ou les communautés de réfugiés, ainsi que les femmes enceintes ou allaitantes parmi les réfugiés de la RDC, de la RCA, du Rwanda, présents à Brazzaville et dans la Likouala.


Méthodologie utilisée

La vigilance nutritionnelle est assurée dans tous les postes/centres de santé gérés par MDA et la prise en charge nutritionnelle à l’URNI (unité de récupération nutritionnelle intensive) de Bétou. Il s’agit de prendre systématiquement les mesures anthropométriques (poids, taille, PB) permettant ainsi aux acteurs de déterminer le Z-Score ou le rapport Poids/Taille, Poids/Age et Taille/Age, avant de procéder à la classification selon le tableau clinique ( la présence ou non des œdèmes bilatéraux des membres inférieurs ou de l’ascite , l’aspect des cheveux en dehors de l’attitude et constitution). Ces éléments permettent de mettre en évidence le type et la forme de la malnutrition : sévère, modérée ou risque de malnutrition.

Résultats obtenus

- Screening de la malnutrition auprès des enfants réfugiés
Le projet prise en charge des réfugiés ruraux a enregistré au total 2627 enfants screenés, avec 3,43% d’enfants à risque de malnutrition, 1,72% d’enfants malnutris modérés et 1,39% d’enfant malnutris sévère. Il faut signaler que Bétou rencontre plus de cas de malnutrition sévère que d’autres localités, cela est dû à l’arrivée massive récente des populations de la RCA

- Supplémentation en micro-nutriments
Au total 5072 personnes ont été supplémentées en Fer/acide folique et 4764 personnes supplémentées en vitamine A, ce qui permet à Médecins d’Afrique de participer pleinement à la prévention contre les carences en micronutriments.

- Prise en charge des enfants malnutris
Auprès des réfugiés : 118 enfants ont été pris en charge à Loukoléla, Bétou et Impfondo, avec un taux de guérison de 84 %, soit 99 enfants. On note 5 abandons de traitement, 5 enfants référés vers l’hôpital et malheureusement 1 décès. Dans les CSCOM de Médecins d’Afrique : 9 enfants ont été pris en charge entre le CRMP à Moungali et le CSMT à Talangai. Le pourcentage de guérison est de 67 %, sans décès mais avec 2 abandons de traitement

- Promotion des bonnes pratiques nutritionnelles
La promotion des bonnes pratiques nutritionnelles s’est faite sous forme de conseils diététiques donnés aux mères lors des pesées de l’enfant. Les mères ayant des enfants en surpoids et à risque de malnutrition ont bénéficiés des conseils nutritionnelles dans le but d’améliorer l’état nutritionnelle de leur enfant. Au total 302 mères (239 au CMRP et 63 au CSMT) ont été sensibilisées sur l’alimentation du jeune enfant et du nourrisson.

Difficultés rencontrées

- Rupture occasionnelle en certains autres intrants utilisés dans la prise en charge de la malnutrition modérée
- Capacité d’accueil limitée à Bétou et difficulté d’évacuer rapidement les enfants présentant une complication par manque d’ambulance pré-positionnée
- Arrivée tardive des enfants malnutris sévères à l’URNI suite aux croyances, à l’inconscience ou l’ignorance de leurs parents sur l’origine de la malnutrition ;
- Certains malades autochtones hospitalisés ne vont pas au bout du traitement mais sortent du circuit de soins et sont perdus de vue
photoIntervention

SANTE/VIH
27.10.2013
Médecins d’Afrique suit de près les événements en République Centrafricaine, où l’ONG a beaucoup de membres. A la demande de ceux-ci, une mission conjointe de MDA RD Congo, Congo et RCA a été menée du 19 au 23 octobre afin d’évaluer les besoins dans les différents Districts Sanitaires. Nous ne sommes pas les seuls : MSF a également fait part des besoins dans ses zones d’interventions et une mission de l’ONU s’est rendue à Bangui du 17 au 19 Octobre.

Les acteurs se préparent, il reste à trouver les financements pour le plan d’appui humanitaire post-conflit, car les besoins qui remontent sont énormes et la population est en attente d’une aide d’urgence.

Le plan d’intervention de Médecins d’Afrique est centré sur 6 axes majeurs :
1- l’assistance médicale d’urgence,
2- le dépistage et traitement de la malnutrition,
3- la prévention des violences sexuelles et prise en charge des victimes,
4- la réhabilitation psychologique,
5- l’approvisionnement en eau potable en urgence
6- le renforcement des capacités des acteurs locaux.



L’objectif est de contribuer à la réduction de la morbi-mortalité évitable, de la vulnérabilité des populations victimes et de la souffrance liées aux conséquences sanitaires des situations de crises, des épidémies, des déplacements et de faciliter immédiatement l’intégration, l’assistance et la sauvegarde des vies des populations affectées par le conflit dans le respect fondamental des droits humains. In fine, ce projet co-participera aux efforts communs des autorités locales, des Agences des Nations-Unies et des autres ONG locales et internationales dans l’amélioration des conditions de vies et réduire la vulnérabilité des populations affectées par les crises successives que traverse le pays.

Vous pouvez appuyer ce projet par un don en ligne sur la plate-forme EasyCoz (http://www.easycoz.com/faire-un-don/association/medecins-dafrique.html#.Um1nZFMiles), un chèque à l’ordre de Médecins d’Afrique – Urgence RCA (adresse : 43, rue des Glycines – 91600 Savigny sur Orge – France) ou un virement sur le compte FR91 3000 2014 5000 0007 1083 U59, code SWIFT : CRLYFRPP en précisant la mention Urgence RCA.
photoIntervention

EAU / HYGIENE /ENVIRONNEMENT
12.10.2013
La bonne gestion des déchets ménagers et assimilés fait partie des conditions obligatoire pour offrir à la population un cadre de vie sain. Ainsi, dans le cadre du projet « Promotion à base communautaire des soins de santé primaires » mené par Médecins d’Afrique grâce à une subvention de l’Union Européenne, le Comité d’Hygiène et Assainissement (CHA) de Km4-Pointe-Noire a reçu une formation et a été doté d’un kit d’assainissement.

Le démarrage des activités de collecte des ordures ménagères par le comité d’hygiène et assainissement (CHA) de Km4-Pointe-Noire a eu lieu ce 08 octobre 2013, en présence du chef de bureau Médecins d’Afrique Pointe-Noire. Cinq (05) agents de collecte habillés et équipés, sur les huit (08) que compte le CHA, ont pris part à cette journée de lancement, les trois (03) autres étant affectés à d’autres tâches. Deux chariots ont été utilisés, à raison d’un chariot pour deux agents.

Au départ des équipes sur le terrain, la présidente du marché de Km4, visiblement émue, a exprimé toute sa satisfaction à l’endroit de Médecins d’Afrique et de l’Union Européenne. Grâce au projet, le marché sera mieux assaini, a-t-elle insisté. La collecte des ordures a été faite dans 27 ménages abonnés au CHA et dix-huit (18) non abonnés du quartier 103. Cette première journée avait aussi une allure de campagne de sensibilisation sur les activités du CHA. Cela a permis d’enregistrer onze (11) nouveaux abonnés, portant ainsi à quarante- six (46) le nombre total d’abonnés enregistrés. Notons que le recouvrement des fonds se fera conformément au compromis obtenu avec les différents abonnés. Certains ont opté pour un paiement hebdomadaire, d’autres pour un paiement mensuel.
photoIntervention

CENTRE D’ETUDE ET DE RECHERCHE MEDECINS D’AFRIQUE (CERMA)
11.10.2013
Du mardi 9 au jeudi 11 Octobre 2013, Médecins d’Afrique a participé à la consultation thématique organisée par l’Union Africaine dans le cadre de l’ISA (Initiative de Solidarité Africaine) et intitulée : «Prévention et réponse à la violence sexuelle dans les pays en conflits, post-conflit et au-delà», à Addis-Abeba, au Plenary Hall de l’Union Africaine, Old Conference Building.

Dr Jean Théophile Banzouzi (Coordonnateur Europe) et Dr Francine Ametonou (Représentante MDA RDC) représentaient Médecins d’Afrique à cette consultation de haut niveau, qui a été l’occasion de communiquer sur les approches, stratégies et expériences de MDA. Une occasion extraordinaire qu’a offert l’UA aux experts africains pour échanger et surtout construire un cadre concerté pour apporter des réponses concrètes et durable afin d’éradiquer le fléau des violences sexo-spécifiques. En attendant un résumé du rapport de cette mission qui sera disponible aux membres, voici quelques images pour vous plonger un peu dans l’ambiance de la concertation.
photoIntervention

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