MEDECINS D'AFRIQUE
ONG Internationale des Médecins et Acteurs de Santé pour la Promotion des Soins de Santé Primaires
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PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
20.04.2012
MEDECINS D’AFRIQUE (MDA) a obtenu en 2010 un financement du Fonds Mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose, et le paludisme pour travailler avec le Ministère de la Santé congolais au projet de mise à l’échelle des moustiquaires imprégnées d’insecticides et d’accès aux combinaisons thérapeutiques à base d’arthémisine au Congo. La première phase de ce projet, financé à hauteur de 17,4 milliards de FCFA, va durer deux ans. Les deux principaux bénéficiaires sont le Ministère de la santé et de la population qui aura en charge l’achat des médicaments, la formation des agents de santé, l’appui aux activités de prise en charge du paludisme dans les formations sanitaires et la recherche , et MDA qui s’occupera de la partie communautaire notamment la communication pour le changement de comportement à travers les relais communautaires et les mass médias, la prise en charge du paludisme à domicile (PECADOM) et la distribution des moustiquaires imprégnées dans les douze départements du Congo, avec l’appui technique des agences du système des Nations Unies et des ONG oeuvrant dans le domaine du bien-être de la population.

Dans le cadre de ce projet, MDA, représentée par le Dr Davy Irénée Louvouezo, avait reçu, le 17 mars 2011, dans ses locaux de Côte Matève (Tié Tié, Pointe-Noire), 1 378 600 moustiquaires imprégnées. Après un long travail de préparation logistique (dénombrement des ménages, préparation des points de distribution et de tous les outils de suivi, recrutement des prestataires pour assurer le transport dans tout le Congo), la première distribution par Médecins d’Afrique des moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée (cinq ans d’efficacité) a eu lieu du 11 au 15 Avril 2012.

L’Assistant aux approvisionnements et à la gestion des stocks du Projet Paludisme, témoigne pour Makélékélé : « la CSS de Makélékélé dispose d’un total de 69 sites de distribution, réparties sur 10 aires de santé. Le total des ménages dénombrés est de 86 506, avec un total de 4170 ballots de 50 MILDES à distribuer. Ce travail a mobilisé 2 coordonnateurs, 1 superviseur logisticien, 1 superviseur pour la mobilisation sociale et 11 superviseurs terrain tous issues de la CSS. Ils ont reçu le renforcement d’un superviseur logistique, moi, et d’un superviseur suivi/évaluation issus de l’équipe projet de Médecins d’Afrique. Les attentes de la population était très fortes, avec pour certaines personnes la crainte d’avoir été oubliées dans les listes, ou de l’impatience à cause du délai avant d’obtenir leurs moustiquaires. Chaque ménage a reçu en fonction du nombre de personnes qu’il comprend les coupons nécessaires pour le retrait des moustiquaires, sachant que l’on distribuait une moustiquaire imprégnée pour 2 personnes. Ces moustiquaires, bien utilisées, doivent permettre de diminuer significativement la prévalence du paludisme dans la population.»

Slogans de la campagne :
Avec la moustiquaire imprégnée, moustique KO, sommeil OK !
Dormons tous sous une moustiquaire imprégnée pour éviter le paludisme !
photoIntervention

URGENCES
10.04.2012
Brazzaville, capitale de la République du Congo, a connu le 4 mars dernier, une série d’explosions d’obus suite à un incendie survenu dans le dépôt de munitions du camp des blindés du quartier de Mpila. Cette situation a occasionné la déflagration de plusieurs édifices et provoqué des dégâts tant matériels qu’humains conduisant à une catastrophe humanitaire. Suite à cette tragédie, on note plus de 200 morts, des centaines de blessés ainsi que plus de 14 000 personnes sans domicile et installées dans les sites ouverts à travers la ville de Brazzaville pour la circonstance. La Représentation Congo de Médecins d’Afrique gère deux postes de santé, l’un au marché Nkombo (7 000 personnes) et l’autre à la Cathédrale Sacré-Coeur (6 000 personnes) avec comme objectifs de 1) Diagnostiquer et traiter les pathologies médicales et psychologiques des déplacés, 2) Organiser la référence des pathologies nécessitant une prise en charge dans les services spécialisés, 3) Diagnostiquer et traiter la malnutrition des enfants de 0 à 5 ans résidant dans les sites.

Médecins d’Afrique a reçu pour soutenir son action des dons de médicaments du Ministère des Affaires Etrangères Français, de la Croix-Rouge et de la Fondation ENI, ainsi que d’une délégation de médecins d’Afrique du Sud. Le SEP/CNLS et Total ont apporté un appui logistique pour l’installation des postes de santé. Au niveau du personnel médical , Médecins d’Afrique a été contraint vu l’urgence et le manque de moyens financiers de faire appel à des bénévoles, parmi lesquels deux jeunes volontaires français et quatre infirmières issues de la congrégation religieuse des sœurs de Saint Martin. Le personnel médical du CHU et de la circonscription socio-sanitaire a également apporté son aide.

Résultats : au total, 1 350 patients ont été vus au poste de santé du site de la cathédrale et 2 281 patients se sont rendus au poste de santé de Médecins d’Afrique du marché de Nkombo. Un screening de l’état nutritionnel des enfants sur les principaux sites de sinistrés a été réalisé en parallèle avec une campagne de vaccination des enfants contre la rougeole. Elle a mis en évidence un taux de malnutrition préoccupant de 6,1% pour les enfants de moins de 3 ans, malnutrition qui touche surtout les plus jeunes. Le contexte est marqué par la surpopulation dans les sites, par de sérieux problèmes d’habitat et par une mauvaise hygiène. Des maladies infectieuses sont donc susceptibles d’apparaître et de se développer. Des actions de prise en charge médicale et psychologique vont continuer à être menées afin de répondre aux besoins des déplacés.

Difficultés rencontrées : la première a été l’approvisionnement des postes de santé en médicaments, équipements et matériels médicaux. Grâce aux prêts de nombreux partenaires, les postes de santé ont pu être rapidement dotés en équipement et matériel médical afin de recevoir dans de bonnes conditions les malades. Malgré l’élaboration d’états de besoins validés par le médecin chef de la CSS quotidiennement, chaque poste de santé déplore des ruptures de médicaments et notamment en molécules essentielles (antibiotiques, antalgiques, désinfectants…)
photoIntervention

SANTE/VIH
30.03.2012
Contexte  
Le Projet d’Appui au secteur de santé Gabonais est mis en œuvre depuis le début de l’année 2010 par le Ministère de la santé avec un appui de l’AFD (Agence Française de développement). Il vise à améliorer la planification et le système d’information du secteur, réduire la mortalité maternelle et néonatale et renforcer la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et le SIDA. Dans ce cadre, l’Unité de Gestion du Projet (UGP) a sélectionné Médecins d’Afrique (MDA), ONG internationale d’appui au développement socio-sanitaire en Afrique, pour appuyer le PLIST et la DGPS dans la sélection et le renforcement des capacités des ONG. Médecins d’Afrique, en lien avec le Ministère de la santé, a organisé un atelier de lancement du projet dans le but de commencer à opérer un rapprochement entre les ONG/OC/Réseaux gabonais de lutte contre le VIH et MDA pour une collaboration d’une année et de disposer, après concertation, d’une photographie des ONG de luttes contre le VIH/SIDA, leurs forces, leurs faiblesses et leurs besoins pour une capacitation appropriée. Plus spécifiquement, cet atelier était l’occasion de créer un cadre de dialogue avec les ONG, d’expliquer les différentes phases du projet, d’identifier les points forts et les points faibles des ONG, d’identifier les leaders associatifs de la place et leurs attentes, de discuter des critères d’éligibilité, de discuter du format du dossier de soumission et surtout de dégager un consensus sur l’accompagnement des ONG.  
 
  Organisation de l’atelier : 
  L’atelier a été organisé vendredi 23 mars 2012 à Libreville. Il a été honoré de la présence des représentants du Ministère de la Santé (Dr Obiang, DGPS, Mme Amissa Bongo Ondimba, Directrice adjointe, M. Biyogo Bi Ndong,  Coordonnateur national du Projet), du PLIST (Dr Edou), de l’AFD (MM. Clement et Ntoutoume), de l’Ambassade de France (M. Reilhac) et de la Croix-Rouge Française (Jérémie SIBEONI, chef de délégation de la Croix-Rouge Française). Sous la conduite du Dr Kibangou (Assistant Technique à l’UGP), la rencontre a commencé avec le mot de circonstance de Mr Biyogo Bi Ndong, puis de Monsieur Clément de l’AFD qui, au-delà du financement, encourage la société civile à se prendre en main et à se crédibiliser afin qu’émerge au Gabon des ONG de lutte contre le VIH/SIDA capable d’appuyer l’élan du Ministère de la santé. Enfin le Dr Obiang a déclaré ouverte la session de travail en nous gratifiant de quelques conseils afin que de cet atelier se dégage un élan nouveau pour les ONG travaillant dans la lutte contre le VIH/SIDA.   
Trois temps fort ont marqué la rencontre : la prise de parole des officiels, la présentation de Médecins d’Afrique et la présentation du projet et des différentes étapes du renforcement des ONG et Réseaux de lutte contre le VIH/SIDA pour le Dr Banzouzi (Coordonnateur Europe de Médecins d’Afrique et Chef de Mission) et enfin l’atelier proprement dit, organisé de la manière suivante : - Séance de travail sur la matrice de collecte de données (2h) ; - Espace de réflexion sur les points forts, points faibles, besoins des ONG/Réseaux et critères d’éligibilité et d’inéligibilité. Ce travail a été fait grâce a une fiche que tous les participants ont pu remplir (1h) ; - Discussion sur les points forts et les points faibles et les besoins des associations en partant d’une synthèse faite à partir des fiches collectées (30mn) ; - Explicitation de la matrice de présentation des projets, la matrice du budget avec les annexes (1h) ; - Questions/Réponses sur les étapes du projet, la hauteur des financements, les conditions de suivi évaluation et le calendrier synthétique (30h). - Rédaction d’une note de synthèse : 30 mn 
 
 Résultats : 
 - Sur 50 associations gabonaises de lutte contre le SIDA invitées, 44 ont honoré leur invitation, soit un taux de participation de 82%. Quant aux officiels, tous ont honoré de leur présence. 
- Présence des leaders communautaires de lutte contre le VIH/SIDA. Généralement chaque ONG/Réseaux était représenté par 1 ou deux représentants, ce qui est de bon augure pour la suite du projet. 
- 41 fiches déposées par les associations, données essentielles qui nous permettront de mieux apprécier le niveau d’organisation de ce ONG et de bien connaître leurs activités. 
- Actualisation des données de toutes les associations présentes 
 
Conclusions 
 - En tenant compte des objectifs fixés pour cet atelier, à savoir disposer d’une photographie des ONG de luttes contre le VIH/SIDA, leurs forces, leurs faiblesses et leurs besoins pour une capacitation appropriée, l’atelier a relevé tous les défis. Nous pouvons donc en toute quiétude dire que nous disposons là de la base de données la plus complète et la plus documentée sur les acteurs non étatiques de lutte contre le VIH/SIDA. - Tous les acteurs principaux ont été mobilisés. Les associations gabonaises impliquées dans la lutte contre le VIH/SIDA ont montré leur capacité à se mobiliser rapidement et à s’impliquer dans les rendez-vous de concertation. Nous connaissons maintenant leurs forces et leurs faiblesses, leurs besoins et surtout les difficultés auxquelles elles sont confrontées. 
  - En attendant l’analyse fine de données et informations recueillies lors de cet audit, commencent à se dégager les axes centraux de notre appuis. Nous remercions l’UGP, la DGPS, PLIST, l’AFD et enfin toutes les ONG qui travaillent souvent dans des conditions difficiles à faire reculer ce fléau qui ruine le développement de l’Afrique.
photoIntervention

NUTRITION ALIMENTATION
25.03.2012
En mars 2012, Médecins d’Afrique a procédé à un screening systématique de l’état nutritionnel des enfants de 6 à 59 mois déplacés suite à la catastrophe de Mpila, dans 6 des camps installés à Brazzaville : Eglise Kimbanguiste, Notre Dame du Rosaire, Stade Annexe Massamba-Débat, Armée du Salut, Marché Couvert de Kombo, Cathédrale. Ce screening est allé de paire avec une vaccination contre la rougeole. 948 enfants ont été concernés, dont 792 ont finalement été retenus pour l’étude, les 156 autres étant juste au-dessus de la barre des 59 mois. La technique de collecte de données appliquée a consisté en la mesure du périmètre brachial et la constatation des oedèmes auprès des enfants de 6 à 59 mois. Ces données anthropométriques ont été recueillies à l’aide de fiche de collecte. Les données collectées ont été traitées et analysées avec les logiciels ENA 2007 ; les tableaux ont été réalisés avec le tableur Excel 2007.

La malnutrition aiguë globale mesurée pour ces enfants est préoccupante, car elle atteint 6,1%, avec une malnutrition aiguë sévère de 1,5%. De plus, une progression du nombre d’enfants malnutris dans les sites est à craindre dans les prochains jours du fait d’une insécurité alimentaire et d’une surpopulation. Les filles sont plus touchées que les garçons (62.5% du total des enfants malnutris contre 37.5% pour les garçons). La répartition des enfants par âge et état nutritionnel, nous fait remarquer une incidence plus élevée de la malnutrition chez les enfants de 6 – 11 mois avec 23 cas, contre 17 cas dans la tranche de 12 – 23 mois et 8 dans la tranche de 24-59 mois. Les 156 enfants juste au-dessus de 60 mois ne présentaient eux pas de malnutrition aiguë, même si 4 étaient à risque.

La malnutrition n’est pas le seul risque que courent ces enfants, car le contexte est marqué par des problèmes dus à un niveau d’hygiène et d’assainissement précaire pouvant très rapidement favoriser l’émergence des maladies infectieuses. Cette évaluation nous a cependant permis de cerner la situation en vue de bien mener des actions qui seront orientées essentiellement vers la prise en charge de ces malnutris afin de pallier cette faiblesse au niveau des postes de santé montés dans les sites pour la circonstance, d’autant plus que les actions de prévention et de responsabilisation des communautés sont inexistantes.

Les recommandation de Médecins d’Afrique, suite à cette étude, sont les suivantes :
1. Réaliser une enquête nutritionnelle incluant la mesure de la taille et du poids pour mieux clarifier la situation nutritionnelle dans les sites des déplacés ;
2. Prendre en charge les enfants malnutris aigus sévères selon le protocole national ;
3. Ouvrir des centres de récupération nutritionnelle afin de prendre en charge la malnutrition aiguë modérée dans les sites des déplacés ;
4. Renforcer les capacités du personnel, doter en intrants et superviser les centres retenus pour la prise en charge de MAS et MAM.
5. Surveiller les indicateurs de sécurité alimentaire.
photoIntervention

SANTE/VIH
25.03.2012
On sait maintenant qu’on peut vivre avec le VIH. De ce fait, à part la prise en charge psychologique, alimentaire et médicale, il faut aussi penser à une prise en charge socio-économique pour aider les PVVIH à subvenir à leurs besoins d’alimentation, d’habitat et d’habillement sans dépendre de la charité des autres pour qu’ils recouvrent leur dignité. En effet, il est important d’intégrer les Activités Génératrices de Revenues (AGR) dans la prise en charge de PVVIH pour résoudre quelques problèmes économiques, pour cela il est nécessaire que les PVVIH aient une éducation complète à la micro entreprise. Au Nord Kivu en général et dans la ville de Goma en particulier, suite à la réalisation de l’étude situationnelle sur la gestion des AGR dans les associations de lutte contre le VIH/SIDA nous avons constaté que l’AGR réalisée individuellement n’a pas toujours donné des bons résultats : la rentabilité est souvent faible et une grande fragilité car l’activité dépend d’une seule personne qui n’est pas à mesure d’identifier quelqu’un pour le remplacer en cas de maladie grave. Raison pour laquelle Médecins d’Afrique Nord-Kivu a opté pour cette formation de renforcement des capacités des PVVIH dans la gestion des AGR réalisées en groupes solidaires.

Organisation :
Médecins d’Afrique Nord-Kivu a réalisé cette formation le 20 mars 2012 de 8h à 14h, en collaboration avec le PNLS représenté par Dr Pacifique chargé de prise en charge des PVVIH, FOSI (Forum Sida) représenté par M. Adolphe chargé de prise en charge communautaire des PVVIH, UCOP+ (Union Congolaise des Organisations Des Personnes Vivant avec le VIH) représenté par le Pasteur Tuyikupema, Conseiller à la Coordination provinciale, et les membres des autres associations de lutte contre le VIH/SIDA représentées par leurs responsables nous citons entre autre GRAM, FEMISA, TUMAINI... Cette activité s’est faite en action de masse à travers une démarche participative. Les PVVIH étaient au total 210 dont 178 femmes et 32 hommes.

Contenu de la formation :
Plusieurs interventions ont été réalisées, le Dr Léon Mashukano, coordonnateur médical MDA/NK a commencé par un mot d’ouverture ensuite Dr Pacifique a longuement expliqué l’importance de cette formation pour le PVVIH et monsieur Adolphe a démontré les avantages de travailler dans la communauté. La formation a été donnée par monsieur Delphin, financier MDA/NK et il s’agissait d’apprendre aux bénéficiaires ce qui suit:
- Le pourquoi de l’AGR en groupe solidaire : le formateur a mis l’accent sur les avantages et inconvénients des AGR en groupe, comment faire le choix de l’activité, connaître le fond de démarrage et les outils pour réaliser l’activité, l’intérêt lié à l’activité, bien faire l’analyse du marché (le milieu où l’activité sera réalisée, connaître les consommateurs),
- La gestion des AGR en groupe : il s’agissait ici de faire comprendre aux bénéficiaires l’organisation du groupe, la répartition des tâches selon les compétences dans le groupe, la gestion de bénéfice…
- Les exemples des activités qui peuvent être réalisées en groupe solidaire entre autre l’agriculture, l’élevage, activité de production (pâtisserie, fabrication de panier, coupe et couture…), l’activité de service (création d’un moulin, etc.).

La formation s’est bien déroulée, l’auditoire était attentif. Nous avons accordé une heure de réflexion aux bénéficiaires pour réfléchir sur une activité à mettre en œuvre d’après la formation reçue, après quoi il y a eu une mise en commun dans la salle. Nous avons été très contents de leurs exposés car eux même témoins de leurs échecs dans la gestion individuelle d’une AGR, ils ont été convaincus de réaliser les AGR en groupe solidaire.

Analyse, actions et recommandations
Connaissant que l’épidémie du VIH/SIDA pose un sérieux problème de santé publique et constitue une menace pour le redressement socioéconomique dans notre pays, il est important de pallier à toutes les conséquences de cette maladie en aidant les PVVIH par différentes formations telle la formation en micro-finance pour promouvoir les petites activités génératrices des revenus pour enfin les amener vers une auto prise en charge. Ainsi pour clore cette formation nous avons recommandé à nos bénéficiaires de ne pas se lancer dans une AGR au hasard, tout groupe solidaire doit se baser sur ses forces et ses intérêts, et non se contenter d’imiter ce que les autres font même si cela semble bien marcher. Nous leur avons fait comprendre qu’il était important de prendre un bon moment avant de décider sur quelle AGR entreprendre, sinon ils risqueront d’entamer une activité aujourd’hui pour l’abandonner demain et cela pourrait compromettre à leur crédibilité en tant que groupe solidaire. A eux désormais de mettre en pratique cette formation reçue en vue d’améliorer leur situation socioéconomique.
Nos moyens financiers limités ne nous ont pas permis d’inviter toutes les associations de la ville de Goma œuvrant dans la lutte contre le VIH/SIDA, il faudra donc à l’avenir continuer avec les formations et les ateliers pour bien comprendre les problèmes liés au VIH dans la province et faire le plaidoyer pour la prise en charge médicale de PVVIH surtout que l’accès aux ARV devient un problème majeur dans le Nord Kivu avec une file d’attente de 905 PVVIH jusqu’à la fin du mois de février 2012.
photoIntervention

URGENCES
25.03.2012
Des milliers de sans-abris et de blessés suite aux explosions meurtrières survenues dimanche 4 mars 2012 à Mpila, au Sud de Brazzaville, Congo .
Médecins d’Afrique
lance un appel urgent à la diaspora congolaise, à tous les africains et à toutes les âmes de bonne volonté pour se mobiliser en leur faveur. Nous avons besoin d’un soutien financier pour acheter les médicaments nécessaires (antibiotiques, antispasmodiques, anti-inflammatoires, antiseptiques, désinfectants, solutés, pansements et autres consommables médicaux), appuyer les centres de santé qui prennent en charge les victimes, assurer les soins et l’accompagnement psychologique et installer des postes de santé d’urgence pour venir en aide aux milliers de déplacés qui se retrouvent sans toit. Suite du communiqué : voir la rubrique « Communiqués » du site

Dons pour soutenir les actions en faveur des victimes de Mpila
- au Congo : Médecins d’Afrique– Case 86, Quartier Milice, Bacongo
- ailleurs : chèque à l’ordre de Médecins d’Afrique – SV Mpila (Soutien aux victimes de Mpila) ou virement sur le compte FR91 3000 2014 5000 0007 1083 U59, code SWIFT : CRLYFRPP en précisant la mention SV Mpila .

Pour plus d’informations, veuillez contacter :
- au Congo : Dr Alain BIKINDOU, Médecin Urgentiste (+242) 05 588 12 70/ 06 645 09 39, amabrazza@yahoo.fr
- en France : Mme Lutaya MILANDU, Chargée de Communication (+33/0)6 18 25 05 68, medecins_afrique@yahoo.fr
photoIntervention

EAU / HYGIENE /ENVIRONNEMENT
23.03.2012
Des flambées de choléra peuvent se produire sporadiquement dans toutes les parties du monde où les approvisionnements en eau, l’assainissement, la salubrité des aliments et les pratiques d’hygiène laissent à désirer. Les communautés surpeuplées qui vivent dans des mauvaises conditions d’assainissement et qui n’ont pas un approvisionnement en eau de boisson saine sont celles qui sont les plus fréquemment touchées. En RDC, selon les données de l’Institut National de Statistique publiées par l’OMS, 37 millions de congolais n’ont pas accès à l’eau potable, 40 millions ne se lavent pas les mains aux moments critiques, 47 millions n’utilisent pas des latrines améliorées et 10 millions défèquent à l’air libre. Cette situation fait que le choléra évolue d’une manière endémique dans le pays et contraint tous les acteurs de santé à réagir et Médecins d’Afrique RD Congo se doit d’apporter sa contribution.

KINSHASA

Bénéficiaires directs : 11 131 personnes
Partenaires : UNICEF, OMS
Médecins d’Afrique a travaillé de Mars 2011 à Janvier 2012, seul puis en partenariat avec l’UNICEF et l’OMS pour lutter contre l’épidémie de choléra sur Kinshasa, par la prise en charge des malades dans ses Unités de Traitement du Choléra (UTC) et des actions de sensibilisation dans les ménages, dans les marchés et dans les écoles, intervient désormais également dans 4 autres provinces du pays, pour une sensibilisation de la population en général et une prise en charge des malades du choléra.
Messages-clé de sensibilisation :
- Laver les mains avec le savon à défaut à la cendre après avoir été aux toilettes,
- Laver les mains avec le savon avant de prendre un repas
- Laver les mains avec le savon après avoir effectué des travaux salissants.
- Couper les ongles
- Bien nettoyer et désinfecter les latrines
- Toujours laver les mains avec le savon après avoir touché un malade du choléra.


NORD KIVU

Bénéficiaires directs : 2 000 personnes
Partenaires : ONG locales
L’équipe de Médecins d’Afrique Nord-Kivu contribue bénévolement à la prévention du choléra depuis 2011 par des missions de terrain.
Les membres de MDA Nord-Kivu sont ainsi intervenus dans les zones de santé de Kirotshe et Masisi lors de l’éruption du volcan Nyamulagira pour rappeler les bonnes pratiques d’hygiène liées à l’eau et ils ont visité en Février les écoles de écoles de Kirotshe et Kihindo.
Les objectifs de MDA Nord Kivu étaient de promouvoir les règles d’hygiène dans les écoles, de réduire le taux de prévalence du choléra chez les enfants, de détruire les sources de contamination dans les écoles et de créer des clubs hygiène et assainissement dans les écoles.

BAS-CONGO

Bénéficiaires directs : 591 683 personnes
Partenaire : UNICEF
Le but global du projet est de réduire le taux de mortalité et de morbidité liée au choléra et aux maladies hydriques des populations de quatre Zones de Santé (Muanda, Kitona, Boma, Matadi) du District de Boma, de Matadi et du Bas Fleuve, Province du Bas Congo.
Objectifs du projet :
- Contrôler l’épidémie de choléra par la mise en place d’une réponse en eau, hygiène et assainissement : Mise en place de 50 sites stratégiques de chloration dans les zones d’intervention, 13 points d’eau réhabilités / aménagés et gérés pour empêcher les contaminations extérieures, 3800 ménages dotés de kits d’hygiène et formés à leur utilisation, 15 latrines améliorées construites et gérées dans les ports et marchés identifiés, 100% des ménages affectés bénéficient d’une désinfection par pulvérisation au niveau des Aires de santé de Muanda A, Muanda B, Muanda C, Kitona village, Beach, Yema, Nteva et Kibamba, Province du Bas Congo, Organisation d’activités de promotion de l’hygiène dans les zones d’interventions,
- Formation des relais communautaires actifs aux pratiques clés de l’hygiène et sensibilisation de la communauté : 200 RECO (33 RECO/ZS) et 50 personnes parmi les leaders communautaires (25 hommes et 25 femmes) impliqués dans la lutte contre le choléra et diffusant des messages de promotion de l’hygiène.

KATANGA

bénéficiaires directs : 63 832 personnes
Partenaires : PNUD, UNICEF
Le territoire de Kalémie abrite des personnes déplacées de l’intérieur fuyant l’insécurité causée par les incursions de groupes armés déployés en grand nombre dans la zone. L’insécurité qui prévaut dans la région et les mouvements de population perturbent le système sanitaire de la population qui se caractérise par une insuffisance d’offrir à la population les soins de santé primaire de qualité. Cette situation a conduit à l’éclatement de certaines épidémies et autres affections morbides.
Ainsi plusieurs zones de santé et plus particulièrement celle de Nyemba, qui abrite une grande population de déplacés, se trouvent parmi les zones endémo-épidémique. Ceci concerne surtout le choléra, récurrent dans cette zone, les autres épidémies telles que la rougeole et endémies comme le Paludisme dans le District Médical du Tanganyika. Il apparaît donc d’un point de vue sanitaire, des besoins tant pour la population de déplacés que pour la population locale ayant attrait entre autre à l’accès aux soins de santé de base et à une prise en charge adéquate des différentes pathologies.
Objectifs du projet :
- Renforcement des capacités des prestataires et acteurs locaux dans l’organisation et l’offre de soins de qualité en situation d’urgence
- Renforcement des mécanismes de prévention par la mobilisation des communautés par leur participation active aux activités de lutte contre le choléra, autres épidémies et catastrophes naturelles - Renforcement des mécanismes de prise en charge du choléra, autres maladies épidémiques et autres situations d’urgence
- Renforcement du système de surveillance épidémiologique dans la zone de santé de Nyemba

SUD KIVU
Bénéficiaires directs : 17 500 personnes
Partenaires : OMS

Dans le Nord du Sud-Kivu (RDC), la situation des épidémies de choléra à Minova, Kabare, Miti Murhesa et Katana en 2011 n’a cessé d’inquiéter les populations au vu de son ampleur. Les derniers trimestres de l’année 2011 et en début de cette année 2012, une recrudescence des cas de choléra venait d’être signalée. Les interventions menées dans ces zones par le gouvernement avec l’appui de quelques partenaires en intrants et en Wash ont apaisé la situation.
Mais la durée de ces interventions étant trop courte, les communautés locales sont laissées dans une situation aggravante d’autant plus que certaines zones de santé continuent à notifier des cas choléra. D’où le partenariat OMS/Médecins d’Afrique, qui avec les fonds CERF, apportent un appui à ces zones de santé (Kabare, Miti Murhesa, Katana et Minova) et contribuent ainsi à trouver des solutions plus durables.
- Renforcement des activités du système de surveillance épidémiologique et de gestion de l’information sur le choléra au niveau des aires de santé ciblées et à risque
- Amélioration de l’accès aux soins curatifs et préventifs dans les structures sanitaires - Mise en place d’actions de sensibilisation de masse/CCC sur la prévention du choléra
photoIntervention

URGENCES
23.02.2012
La zone de santé de Kalémie, dans le Katanga (Est de la RD Congo), abrite des IDPs (personnes déplacées) fuyant l’insécurité causée de nombreuses incursions des différents groupes armés en grand nombre dans la zone, ces IDPs sont arrivés dans les sites de Kalémie et Nyemba vers la fin du mois de juin 2011. Ce mouvement s’est accru au courant du mois de juillet en raison de la détérioration de la situation sécuritaire dans l’axe Wimbi-Kabanga. D’un point de vue sanitaire, la population déplacée ainsi que la population locale ont un besoin d’appui concernant notamment l’accès aux soins de santé de base et à la prise en charge adéquate des différentes pathologies.
Le choléra demeurant récurrent dans cette zone avec des facteurs de prédisposition élevés, Médecins d’Afrique RD Congo, en partenariat avec l’OMS va démarrer un projet d’appui contre le choléra dans les zones de santé de Kalémie et Nyemba. Au vu des besoins, une prise en charge plus globale des populations s’impose également. Ainsi, le renforcement encore et toujours des capacités des prestataires, la mise en place de structure de prise en charge du choléra, l’appui aux structures de santé en médicaments essentiels, l’amélioration de l’offre de soin aux populations ainsi que des campagnes de sensibilisation contribueront à la réduction de la morbimortalité des IDPs et de la population locale, dans la zone de santé de Nyemba. Le projet est déjà en route avec une équipe de Médecins d’Afrique en place dès Janvier et une première session de formation des volontaires le 11 Février.
photoIntervention

SANTE/VIH
15.01.2012
Dans le cadre de la Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA 2011, l’équipe Médecins d’Afrique Nord-Kivu (MDA/NK) a décidé de s’adresser à des publics sensibles ou marginalisés : filles mères, femmes violées, sourds-muets. Trois structures y ont été associées : le Centre de formation APPROFIME (Action Pour la Promotion de la Fille Mère), l’école privée EPHPHATA et l’association ALFA UJUVI, qui fédère des femmes victimes de viol. L’équipe de sensibilisation était formée de 8 personnes. Lors de chaque action de sensibilisation, 2 personnes assuraient les interventions et les autres assistaient et répondaient aux questions posées par l’auditoire. Ces actions de sensibilisation ont été réparties sur 3 jours (2/12, le 8/12 et 10/12 2011).

L’action a touché en direct 234 personnes : 96 jeunes sourds-muets, 73 élèves de APPROFIME et 65 femmes de Alpha Ujuvi et les publics sensibilisés ont demandé une poursuite des activités de sensibilisation. Les observations faites pendant la mission et les discussions informelles font remonter les énormes problèmes liés au VIH dans la province du Nord Kivu. De nombreux enfants meurent actuellement parce que contaminés par leurs mères séropositives. Les jeunes perdent leur espérance de vie suite aux relations sexuelles non protégées. Il est donc vital que les ONG, en tant qu’organisations issues de la société civile, et toutes les personnes de bonne volonté travaillent à réduire autant que possible les risques de contamination par une éducation effective. Les freins à l’action sont l’insuffisance de fonds pour financer les activités de sensibilisation (d’où la difficulté d’organiser des séminaires et des conférences-débat pouvant permettre de récolter certaines données) et la difficulté de pérenniser les relais communautaires.

L’équipe MDA/NK veut s’engager fortement dans l’éducation pour le changement des comportements et préconise de créer, dans la mesure du possible, un centre de dépistage volontaire à Goma. Ce centre sera le point focal autour duquel seront organisées les séances d’information et d’éducation sexuelle chez les jeunes et de concevoir un projet de la prise en charge médicale de PVV connus n’ayant pas accès aux soins médicaux. Grâce à la sensibilisation et à l’éducation pour le changement des comportements, de nombreuses vies pourront ainsi être épargnées.
photoIntervention

PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
19.12.2011
La RESASCO ou Redynamisation de la Santé Scolaire est l’un des premiers projets développés par Médecins d’Afrique (MDA) dans le cadre du programme santé. Lancé en 1995 au Congo Brazzaville, il a permis de visiter déjà plus 150 000 enfants dans ce pays. Il a débuté en 2010 au Congo Kinshasa et va être lancé en 2012 au Mali. En 2011, ce sont 17 groupes scolaires de Brazzaville et 5 écoles de Kinshasa qui y ont participé.
Fort de la conviction que l’éducation ne peut réussir sans l’accès aux services de santé, la santé des élèves est donc un facteur essentiel dans l’acquisition du savoir à l’école. Il faut pour ce faire organiser, autour de celle-ci, une mobilisation totale afin aider les jeunes à préserver leur santé et à lutter efficacement contre les problèmes qu’ils sont susceptibles de rencontrer pendant leur cursus. L’école représente un lieu de contamination de certaines maladies par le contact. Certaines difficultés d’apprentissage sont liées à des conflits familiaux dont l’enfant est victime, et à des pathologies contractées lors de la grossesse, de l’accouchement, de la première enfance ou au court du cursus scolaire.

Matériel et méthodes
Dans le programme RESASCO, Médecins d’Afrique explore les causes de ces difficultés (médicales, pédagogiques, déficits sensoriels, troubles du langage oral ou écrit, déficits intellectuels, problèmes affectifs). Notre but est de contribuer à l’amélioration de l’état de santé des enfants en milieu scolaire par une prise en charge médicale et un soutien psychologique précoce et adapté.
Organiser la détection précoce des difficultés d’apprentissage lors de la visite médicale obligatoire ;
- Réaliser un bilan de santé à tous les élèves, de la maternelle au lycée : Prise des mesures anthropométriques des élèves, screening médical et psychologique, déparasitage systématique, orientation des malades vers les centres de santé, documentation des fiches de suivi médical et psychologique des élèves
- Mettre en place des actions permettant d’améliorer le rendement scolaire et faire la promotion de l’hygiène en milieu scolaire ;
- Assurer le diagnostic des troubles ou affections présentées par les élèves.

Résultats
Au Congo, pendant l’année scolaire 2010-2011, 5011 élèves ont été visités dans 16 écoles et collèges et 1 lycée. Des 5011 élèves présenté à la visite médicale, il y avait 2682 filles pour 2328 garçons avec un sexe ratio de 1,15. Parmi ces 5011 élèves, 2351 présentaient au moins une pathologie, soit 50.51% d’élèves malades. Les affections principales rencontrées concernent, par ordre décroissant : stomatologie (1142 cas), O.R.L. (1030 cas), sphère uro-génitale (195 cas), ophtalmologie (186 cas), dermatologie (108 cas), système digestif (88 cas), système respiratoire (82 cas), psychologie (65 cas), appareil cardio-vasculaire (65 cas), appareil locomoteur (5 cas). Sur les 5 dernières années, ce sont au total 18 178 enfants qui ont bénéficié du projet RESASCO.

Perspectives
Etant donné que l’objectif premier de la RESASCO est de réduire le taux d’échec et de déperdition scolaire due aux causes de santé, MDA se propose à court terme d’élargir au plus grand nombre d’élèves des établissements publics et privés, des soins de santé primaire de qualité à moindre coût, d’assurer un accompagnement / assistance aux élèves nécessitant des soins du second niveau, d’organiser les écoles en mutuelle de santé, organiser dans les établissements scolaires des séances de CCC en matière de VHI/ IST, de grossesses non désirées, de nutrition, etc. Ce programme est désormais rôdé dans les écoles privées de Brazzaville et Kinshasa, il est prêt pour un passage à l’échelle.
photoIntervention

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