MEDECINS D'AFRIQUE
ONG Internationale des Médecins et Acteurs de Santé pour la Promotion des Soins de Santé Primaires
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PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
24.06.2012
La République du Congo offre depuis plusieurs années l’asile aux réfugiés dont le nombre ne cesse de croître au rythme des situations de crise et d’urgence apparaissant dans les pays limitrophes. En effet, le nombre de réfugiés et demandeurs d’asile vivant au Congo a atteint en 2011 le chiffre record de près de 150000. Les réfugiés et demandeurs d’asile installés dans les villes de Brazzaville, de Pointe Noire et la Sangha sont estimés à 11000 personnes. Les réfugiés urbains sont d’origine diverse : République Démocratique du Congo, Rwandaise, Burundaise, Angolaise, Soudanaise, Tchadienne, Ivoirienne, Equato-Guinéenne. On trouve parmi eux d’anciens fonctionnaires, des commerçants, des ouvriers de surface, des élèves et étudiants. Médecins d’Afrique partenaire opérationnel du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) assure la prise en charge médicale des réfugiés, leur apporte une assistance humanitaire et contribue à rechercher des solutions durables à leurs problèmes en collaboration avec le Gouvernement du Congo, l’UNHCR et la communauté internationale.

Favoriser l’accès aux soins de santé des réfugiés
Tous les réfugiés ont accès aux soins au Centre Médical des Ressources Professionnelles (CMRP) de MDA. Les consultations curatives, les consultations prénatales, les consultations post-natales, la vaccination, l’éducation à la santé et la prise en charge des maladies chroniques sont rendues disponibles au niveau du CMRP. Les pathologies nécessitant une prise en charge hospitalière sont orientées vers les hôpitaux de référence. Les demandeurs d’asile sont pris en charge au cas par cas.

Aider les victimes de violences sexuelles
Une prise en charge psychologique des survivants aux violences sexuelles est assurée par un psychologue basé au CMRP. Les malades nécessitant une prise en charge particulière sont orientés vers les centres hospitaliers de références.

Favoriser un accès optimal au traitement de VIH/SIDA
Une sensibilisation à l’intérêt du dépistage volontaire et à la promotion des services est faite auprès des réfugiés fréquentant le CMRP. En effet, Médecins d’Afrique à travers du centre de santé réalise des activités de dépistage volontaire gratuit, d’Elimination de la Transmission Mère-Enfant (ETME) et de prise en charge des personnes vivants avec le VIH. Les réfugiés bénéficient des services sus-cités au même titre que la population locale. Tous les réfugiés dans l’état nécessitant une thérapie antirétrovirale ont accès gratuitement aux ARV. Les enfants séropositifs sont pris en charge dans le cadre de ce programme aussi bien sur le plan médical que nutritionnel.
photoIntervention

SANTE/VIH
17.06.2012
La situation sécuritaire du Nord-Kivu a engendré un déplacement massif des populations et le territoire de Kalehe accueille en ce moment un nombre croissant de déplacés fuyant les conflits. Ainsi, la zone de Minova n’en est pas épargnée. Depuis Avril 2012 jusqu’à ce jour, elle a enregistré un total d’environ 7000 ménages déplacés (données OCHA). La vétusté des structures sanitaires, les conditions d’hygiène dans les sites, la présence des dits déplacés dans une zone épidémio-endémique constituent des facteurs de risque nécessitant une assistance auprès de ces populations. MSF/Espagne apporte un appui à 2 structures de santé pour une durée de 6 semaines. Ce qui sous-entend un gap important à couvrir après son intervention. Médecins d’Afrique (MDA) intervient également dans la Zone de Minova, dans la lutte contre le choléra avec les fonds CERF/OMS depuis Avril 2012. Afin d’anticiper la relève de l’intervention MSF/E en cours, étant donné que MDA est présent dans la zone, nantie d’une expérience dans la prise en charge médicale des déplacés ou réfugiés, il a été important de réaliser une évaluation rapide de la situation dont les résultats seront partagés avec le cluster santé Sud Kivu et le reste de la communauté humanitaire.

Objectifs de l’évaluation : évaluer rapidement la situation en termes de prise en charge médicale afin d’anticiper une éventuelle poursuite des activités à la fin de l’intervention médicale en cours dans la Zone de Santé de Minova. Pour cela, MDA a rencontré les autorités politico-administratives de Minova, les membres de l’équipe cadre de la Zone de Santé de Minova, les intervenants/Santé de la Zone de Santé de Minova. L’équipe MDA a également visité les structures de prise en charge médicale des déplacés, évalué les gaps de l’intervention actuelle et préparé une possible intervention prenant en compte les gaps constatés.

Méthodologie : la mission s’est déroulée du 28 Mai au 01 Juin 2012 dans 2 AS (Minova centre et Kalungu). Pour répondre aux objectifs de la mission, la méthodologie utilisée consistait en une Observation, un Questionnement, un Echange avec l’ONG conduisant l’intervention actuelle (MSF-Espagne) et la communauté, une Revue documentaire et des Discussions avec les autorités sanitaires et politico-administratives locales.

Bref aperçu de l’intervention de prise en charge médicale en cours :
- Estimation du nombre actuel des déplacés dans la Zone de Santé) : environ 7000 ménages dont 156 ménages dans l’unique site existant (Bâtiment BCZS en construction) et tout le reste éparpillé dans les familles d’accueil.
- Problème actuel : abris, vivres et non vivres
- Acteurs présent dans la zone : MDA, MSF-E, Save the Children, IRC, CARITAS/CAFOB, ACF, World Vision
- Structure de prise en charge actuellement appuyé : 2 CS avec Maternité
- Intervention : prise en charge médicale des déplacés et famille d’accueil (gratuité des soins) dans les 2 CS appuyées par MSF/E y compris la prise en charge alimentaire de tous les malades référés de ces structures durant leur hospitalisation. (CH et HGR).
- Durée de l’intervention /MSF-E : 6 semaines à partir du 18 Avril 2012
- Type d’appui : Médicaments, Fonctionnement CS et BCZ, Prime du personnel, petites Réhabilitations et Equipements
- Pathologies courantes : Paludisme, IST, maladies respiratoires aiguës, violence sexuelle et malnutrition

Gaps à couvrir : - Prise en charge médicale incertaine des déplacés de Minova après les 6 semaines de l’intervention MSF-E ;
- Afflux des malades aux consultations (Surutilisation de 2 structures appuyées avec gratuité des soins et sous-utilisation des autres structures de santé) ;
- Rupture de stock des certaines molécules/médicaments dans les structures appuyées ;
- Insuffisance d’appuis logistiques ;
- Non assistance médicale des déplacés de l’axe montagneux (Numbi et Lumbishi) par l’intervention en cours ;
- Déstabilisation du système de recouvrement des coûts dans la zone par la gratuité des soins que bénéficie la population hôte (familles d’accueil)

Recommandations : Au regard de la situation actuelle, afin de poursuivre et d’améliorer la prise en charge médicale des déplacés et de la population hôte de Minova quelques recommandations ci après sont formulées :
- Que le cluster santé mène un plaidoyer auprès des bailleurs pour garantir un financement de l’intervention après exit de MSF/E ;
- Renforcement du personnel soignant en termes d’effectif dans les structures surutilisées ;
- Renforcement de l’appui en médicament ;
- Réaliser quelques réhabilitations ainsi que la fourniture des équipements manquants ;
- Prendre en compte dans la nouvelle intervention les AS de Numbi et Lumbishi abritant aussi les déplacés ;
- Etudier la possibilité d’instaurer un système de ticket modérateur pour les populations hôtes.
photoIntervention

NUTRITION ALIMENTATION
11.06.2012
En réponse au taux de malnutrition aiguë de 5,8% révélé par le screening nutritionnel réalisé par Médecins d’Afrique (MDA) dans les sites des déplacés de la catastrophe de Mpila, l’ONG développe depuis le 1er avril 2012, avec l’appui financier du Fond des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), des activités de surveillance nutritionnelle, de dépistage et prise en charge de la malnutrition ainsi que de prise en charge des maladies courantes de l’enfant dans les sites des déplacés du Département de Brazzaville.

Activités mises en place au mois de Mai : surveillance et prise en charge des la malnutrition dans les sites, supervision des activités des sites, ventilation des synthèses journalières de la surveillance dans les sites ; appui aux activités de démonstration culinaires dans les sites des déplacés, déploiement des équipes dans les nouveaux sites.

Sur le plan nutritionnel, 1077 enfants ont été screenés pendant ce mois de Mai, parmi lesquels, 20 souffrant de malnutrition aiguë sévère (cas de marasme), 334 de malnutrition modérée, et 723 étant sains sur le plan nutritionnel. Par rapport au mois d’Avril, les cas de malnutrition aiguë sévère ont diminué, mais la malnutrition aiguë modérée est restée au même niveau, ce qui s’explique en grande partie par une rupture temporaire en intrants pour la prise en charge des enfants. 153 des enfants ont été déclarés guéris, 202 doivent poursuivre le traitement. Aucun enfant malnutri n’a pu être référé, à cause du refus catégorique des mères de se rendre dans les hôpitaux de référence, par crainte du déplacement d’un site à un autre, du risque de perdre la ration alimentaire pour les mères étant seules avec beaucoup d’enfants.

Prise en charge intégrée des maladies de l’enfance : 1598 enfants de 0-5 ans ont été vus à la consultation curative dans les sites des déplacés de la catastrophe de Mpila. Le syndrome dominant a été la fièvre (suspicion de paludisme), avec 395 cas, suivi des infections respiratoires pour 215 cas, puis des diarrhées avec 164 cas. Huit cas de suspicion de rougeole ont été notifiés pendant le mois de Mai. Aucun cas suspect de choléra n’a été notifié pour la tranche de 0-5 ans pendant la période.
photoIntervention

URGENCES
18.05.2012
81 000 des 123 000 civils venus dans la Likouala (Congo) en 2009 et 2010 pour fuir les troubles de la province de l’Equateur (RD Congo) vont pouvoir être rapatriés cette année et en 2013. Médecins d’Afrique (MDA), ONG d’appui socio-sanitaire, partenaire opérationnel du HCR, chargée de la prise en charge médicale des réfugiés dans le département de la Likouala a assuré l’appui médical aux opérations de rapatriement des réfugiés de RDC.

Dans chaque centre de départ, le HCR a mis à la disposition de MDA un espace (deux salles et un couloir) afin que l’équipe médicale assure son intervention. Ainsi, tous les candidats au rapatriement ont été enregistrés par le HCR puis examinés par les agents de MDA. La veille du convoi, l’état de santé de l’ensemble des candidats au rapatriement est évalué par l’équipe de MDA. D’un point de vue médical, la stratégie a consisté la réalisation du screening médical (signes vitaux, examen physique) et nutritionnel (prise des mesures anthropométriques) de tous les volontaires au rapatriement, la consultation des malades chroniques, la livraison de médicaments, la vaccination des enfants de 9 à 11 mois n’ayant pas un calendrier vaccinal respecté, le consultation des femmes enceintes. Une assistance psychologique des rapatriés volontaires a été assurée par un psychologue.

Le HCR a lancé l’opération le samedi 5 mai 2012 avec un petit convoi pilote comportant deux baleinières qui ont transporté 79 réfugiés depuis la ville de Bétou dans le Nord-Est du Congo vers Dongo sur l’autre rive du fleuve Oubangui en RDC. Le jour du rapatriement, un infirmier par baleinière était chargé d’accompagner les candidats au rapatriement pour une éventuelle assistance médicale. Une ambulance nautique avec à son bord un médecin et un infirmier a suivi le convoi pour toute intervention plus spécifique.

Un rapport plus complet du lancement du rapatriement a été placé dans la rubrique « Publications » du site.
photoIntervention

NUTRITION ALIMENTATION
14.05.2012
Justification
Dans le cadre de ses activités de la prévention et prise en charge du Cholera dans l’axe nord du Sud Kivu (ZS Kabare, Katana, Miti-Murhesa et Minova) sous financement OMS/CERF, Médecins d’Afrique (MDA) a fait le constat d’une situation nutritionnelle alarmante dans la Zone de Santé de MINOVA. La zone compte 18 aires de santé et sans appui dans la prise en charge des cas de la malnutrition aigüe depuis plus de 2 ans. La dernière enquête anthropométrique réalisée dans la zone par PRONANUT avec l’appui d’ACF-USA remonte à 2008 et a montré une prévalence de la malnutrition aiguë globale autour de 8 %. Au vu de cette situation, étant donné que MDA est présent dans la zone, et met déjà en oeuvre un projet de lutte contre le choléra, il a été important de réaliser cette évaluation rapide de la situation. Ailleurs, MDA est nantie d’une expérience dans la prise en charge de la malnutrition dans le Sud Kivu. Huit aires de santé ont bénéficiés d’un dépistage rapide par l’équipe MDA lors des visites de terrain, à savoir : Bulenga, Mutshibue, Buhumba, Bwisha, Minova, Kishinji, Nyamasasa et Ruhunde.

Méthodologie
Cette évaluation initiale rapide non représentative consistait en :
- Entretien avec les membres de l’équipe cadre de la Zone de Santé et la communauté
- Revue documentaire (rapport SNIS, données nutritionnelles de la Zone)
- Dépistage actif de la malnutrition par la prise de la mesure de Périmètre Brachial (PB) et l’évaluation des oedèmes
- Observation
- Recherche des facteurs aggravants
Le choix des aires de santé a été fait sur une base d’accessibilité géographique.

Résultats
Des 240 enfants visités soit 30 par aire de santé, 60 enfants avec malnutrition aiguë ont été identifiés : 50 enfants malnutris modérés MAM avec PB situé entre 115 et 125mm et 10 enfants avec oedèmes et ou PB inférieur à 115mm. D’autre part, dans les structures de santé, une augmentation des cas de consultation pour malnutrition y compris lors des pesées a été notifiée par le agents de santé. Signalons un appui insuffisant aux activités de prise en charge de la malnutrition dans la zone, aucune activité de distribution générale des vivres même dans les cas des sites des déplacés n’est mise en oeuvre.
Comme facteurs aggravants cette situation nutritionnelle :
- Plus de 60 % de ces aires de santé notifient les cas de choléra. Cette maladie y est devenue une endémo épidémie ;
- La présence des déplacés de guerre dans les hauts plateaux (Zirhalo), le centre de Minova etc ;
- Les maladies de plantes notamment le wilt bacteria ravageant les bananiers et la mosaïque de manioc qui sont, pourtant, les aliments de base de cette zone, etc.

Défis actuels
- Absence d’intervention auprès des populations déplacées de la zone
- Accès difficile à certaines aires de santé de l’axe montagneux

Conclusions / Recommandations
- Contacter le cluster lead (UNICEF) et le PRONANUT pour l’organisation d’une enquête nutritionnelle anthropométrique dans la Zone de Minova (MDA)
- Mener un plaidoyer pour appuyer le programme nutritionnel dans la zone en cas de confirmation de la situation (Pooled Fund, CERF, UNICEF, etc).
- En attendant, renforcer les activités nutritionnelles en cours à travers l’approvisionnement via PRONANUT en intrants de prise en charge des cas (MDA)
photoIntervention

PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
20.04.2012
MEDECINS D’AFRIQUE (MDA) a obtenu en 2010 un financement du Fonds Mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose, et le paludisme pour travailler avec le Ministère de la Santé congolais au projet de mise à l’échelle des moustiquaires imprégnées d’insecticides et d’accès aux combinaisons thérapeutiques à base d’arthémisine au Congo. La première phase de ce projet, financé à hauteur de 17,4 milliards de FCFA, va durer deux ans. Les deux principaux bénéficiaires sont le Ministère de la santé et de la population qui aura en charge l’achat des médicaments, la formation des agents de santé, l’appui aux activités de prise en charge du paludisme dans les formations sanitaires et la recherche , et MDA qui s’occupera de la partie communautaire notamment la communication pour le changement de comportement à travers les relais communautaires et les mass médias, la prise en charge du paludisme à domicile (PECADOM) et la distribution des moustiquaires imprégnées dans les douze départements du Congo, avec l’appui technique des agences du système des Nations Unies et des ONG oeuvrant dans le domaine du bien-être de la population.

Dans le cadre de ce projet, MDA, représentée par le Dr Davy Irénée Louvouezo, avait reçu, le 17 mars 2011, dans ses locaux de Côte Matève (Tié Tié, Pointe-Noire), 1 378 600 moustiquaires imprégnées. Après un long travail de préparation logistique (dénombrement des ménages, préparation des points de distribution et de tous les outils de suivi, recrutement des prestataires pour assurer le transport dans tout le Congo), la première distribution par Médecins d’Afrique des moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée (cinq ans d’efficacité) a eu lieu du 11 au 15 Avril 2012.

L’Assistant aux approvisionnements et à la gestion des stocks du Projet Paludisme, témoigne pour Makélékélé : « la CSS de Makélékélé dispose d’un total de 69 sites de distribution, réparties sur 10 aires de santé. Le total des ménages dénombrés est de 86 506, avec un total de 4170 ballots de 50 MILDES à distribuer. Ce travail a mobilisé 2 coordonnateurs, 1 superviseur logisticien, 1 superviseur pour la mobilisation sociale et 11 superviseurs terrain tous issues de la CSS. Ils ont reçu le renforcement d’un superviseur logistique, moi, et d’un superviseur suivi/évaluation issus de l’équipe projet de Médecins d’Afrique. Les attentes de la population était très fortes, avec pour certaines personnes la crainte d’avoir été oubliées dans les listes, ou de l’impatience à cause du délai avant d’obtenir leurs moustiquaires. Chaque ménage a reçu en fonction du nombre de personnes qu’il comprend les coupons nécessaires pour le retrait des moustiquaires, sachant que l’on distribuait une moustiquaire imprégnée pour 2 personnes. Ces moustiquaires, bien utilisées, doivent permettre de diminuer significativement la prévalence du paludisme dans la population.»

Slogans de la campagne :
Avec la moustiquaire imprégnée, moustique KO, sommeil OK !
Dormons tous sous une moustiquaire imprégnée pour éviter le paludisme !
photoIntervention

URGENCES
10.04.2012
Brazzaville, capitale de la République du Congo, a connu le 4 mars dernier, une série d’explosions d’obus suite à un incendie survenu dans le dépôt de munitions du camp des blindés du quartier de Mpila. Cette situation a occasionné la déflagration de plusieurs édifices et provoqué des dégâts tant matériels qu’humains conduisant à une catastrophe humanitaire. Suite à cette tragédie, on note plus de 200 morts, des centaines de blessés ainsi que plus de 14 000 personnes sans domicile et installées dans les sites ouverts à travers la ville de Brazzaville pour la circonstance. La Représentation Congo de Médecins d’Afrique gère deux postes de santé, l’un au marché Nkombo (7 000 personnes) et l’autre à la Cathédrale Sacré-Coeur (6 000 personnes) avec comme objectifs de 1) Diagnostiquer et traiter les pathologies médicales et psychologiques des déplacés, 2) Organiser la référence des pathologies nécessitant une prise en charge dans les services spécialisés, 3) Diagnostiquer et traiter la malnutrition des enfants de 0 à 5 ans résidant dans les sites.

Médecins d’Afrique a reçu pour soutenir son action des dons de médicaments du Ministère des Affaires Etrangères Français, de la Croix-Rouge et de la Fondation ENI, ainsi que d’une délégation de médecins d’Afrique du Sud. Le SEP/CNLS et Total ont apporté un appui logistique pour l’installation des postes de santé. Au niveau du personnel médical , Médecins d’Afrique a été contraint vu l’urgence et le manque de moyens financiers de faire appel à des bénévoles, parmi lesquels deux jeunes volontaires français et quatre infirmières issues de la congrégation religieuse des sœurs de Saint Martin. Le personnel médical du CHU et de la circonscription socio-sanitaire a également apporté son aide.

Résultats : au total, 1 350 patients ont été vus au poste de santé du site de la cathédrale et 2 281 patients se sont rendus au poste de santé de Médecins d’Afrique du marché de Nkombo. Un screening de l’état nutritionnel des enfants sur les principaux sites de sinistrés a été réalisé en parallèle avec une campagne de vaccination des enfants contre la rougeole. Elle a mis en évidence un taux de malnutrition préoccupant de 6,1% pour les enfants de moins de 3 ans, malnutrition qui touche surtout les plus jeunes. Le contexte est marqué par la surpopulation dans les sites, par de sérieux problèmes d’habitat et par une mauvaise hygiène. Des maladies infectieuses sont donc susceptibles d’apparaître et de se développer. Des actions de prise en charge médicale et psychologique vont continuer à être menées afin de répondre aux besoins des déplacés.

Difficultés rencontrées : la première a été l’approvisionnement des postes de santé en médicaments, équipements et matériels médicaux. Grâce aux prêts de nombreux partenaires, les postes de santé ont pu être rapidement dotés en équipement et matériel médical afin de recevoir dans de bonnes conditions les malades. Malgré l’élaboration d’états de besoins validés par le médecin chef de la CSS quotidiennement, chaque poste de santé déplore des ruptures de médicaments et notamment en molécules essentielles (antibiotiques, antalgiques, désinfectants…)
photoIntervention

SANTE/VIH
30.03.2012
Contexte  
Le Projet d’Appui au secteur de santé Gabonais est mis en œuvre depuis le début de l’année 2010 par le Ministère de la santé avec un appui de l’AFD (Agence Française de développement). Il vise à améliorer la planification et le système d’information du secteur, réduire la mortalité maternelle et néonatale et renforcer la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et le SIDA. Dans ce cadre, l’Unité de Gestion du Projet (UGP) a sélectionné Médecins d’Afrique (MDA), ONG internationale d’appui au développement socio-sanitaire en Afrique, pour appuyer le PLIST et la DGPS dans la sélection et le renforcement des capacités des ONG. Médecins d’Afrique, en lien avec le Ministère de la santé, a organisé un atelier de lancement du projet dans le but de commencer à opérer un rapprochement entre les ONG/OC/Réseaux gabonais de lutte contre le VIH et MDA pour une collaboration d’une année et de disposer, après concertation, d’une photographie des ONG de luttes contre le VIH/SIDA, leurs forces, leurs faiblesses et leurs besoins pour une capacitation appropriée. Plus spécifiquement, cet atelier était l’occasion de créer un cadre de dialogue avec les ONG, d’expliquer les différentes phases du projet, d’identifier les points forts et les points faibles des ONG, d’identifier les leaders associatifs de la place et leurs attentes, de discuter des critères d’éligibilité, de discuter du format du dossier de soumission et surtout de dégager un consensus sur l’accompagnement des ONG.  
 
  Organisation de l’atelier : 
  L’atelier a été organisé vendredi 23 mars 2012 à Libreville. Il a été honoré de la présence des représentants du Ministère de la Santé (Dr Obiang, DGPS, Mme Amissa Bongo Ondimba, Directrice adjointe, M. Biyogo Bi Ndong,  Coordonnateur national du Projet), du PLIST (Dr Edou), de l’AFD (MM. Clement et Ntoutoume), de l’Ambassade de France (M. Reilhac) et de la Croix-Rouge Française (Jérémie SIBEONI, chef de délégation de la Croix-Rouge Française). Sous la conduite du Dr Kibangou (Assistant Technique à l’UGP), la rencontre a commencé avec le mot de circonstance de Mr Biyogo Bi Ndong, puis de Monsieur Clément de l’AFD qui, au-delà du financement, encourage la société civile à se prendre en main et à se crédibiliser afin qu’émerge au Gabon des ONG de lutte contre le VIH/SIDA capable d’appuyer l’élan du Ministère de la santé. Enfin le Dr Obiang a déclaré ouverte la session de travail en nous gratifiant de quelques conseils afin que de cet atelier se dégage un élan nouveau pour les ONG travaillant dans la lutte contre le VIH/SIDA.   
Trois temps fort ont marqué la rencontre : la prise de parole des officiels, la présentation de Médecins d’Afrique et la présentation du projet et des différentes étapes du renforcement des ONG et Réseaux de lutte contre le VIH/SIDA pour le Dr Banzouzi (Coordonnateur Europe de Médecins d’Afrique et Chef de Mission) et enfin l’atelier proprement dit, organisé de la manière suivante : - Séance de travail sur la matrice de collecte de données (2h) ; - Espace de réflexion sur les points forts, points faibles, besoins des ONG/Réseaux et critères d’éligibilité et d’inéligibilité. Ce travail a été fait grâce a une fiche que tous les participants ont pu remplir (1h) ; - Discussion sur les points forts et les points faibles et les besoins des associations en partant d’une synthèse faite à partir des fiches collectées (30mn) ; - Explicitation de la matrice de présentation des projets, la matrice du budget avec les annexes (1h) ; - Questions/Réponses sur les étapes du projet, la hauteur des financements, les conditions de suivi évaluation et le calendrier synthétique (30h). - Rédaction d’une note de synthèse : 30 mn 
 
 Résultats : 
 - Sur 50 associations gabonaises de lutte contre le SIDA invitées, 44 ont honoré leur invitation, soit un taux de participation de 82%. Quant aux officiels, tous ont honoré de leur présence. 
- Présence des leaders communautaires de lutte contre le VIH/SIDA. Généralement chaque ONG/Réseaux était représenté par 1 ou deux représentants, ce qui est de bon augure pour la suite du projet. 
- 41 fiches déposées par les associations, données essentielles qui nous permettront de mieux apprécier le niveau d’organisation de ce ONG et de bien connaître leurs activités. 
- Actualisation des données de toutes les associations présentes 
 
Conclusions 
 - En tenant compte des objectifs fixés pour cet atelier, à savoir disposer d’une photographie des ONG de luttes contre le VIH/SIDA, leurs forces, leurs faiblesses et leurs besoins pour une capacitation appropriée, l’atelier a relevé tous les défis. Nous pouvons donc en toute quiétude dire que nous disposons là de la base de données la plus complète et la plus documentée sur les acteurs non étatiques de lutte contre le VIH/SIDA. - Tous les acteurs principaux ont été mobilisés. Les associations gabonaises impliquées dans la lutte contre le VIH/SIDA ont montré leur capacité à se mobiliser rapidement et à s’impliquer dans les rendez-vous de concertation. Nous connaissons maintenant leurs forces et leurs faiblesses, leurs besoins et surtout les difficultés auxquelles elles sont confrontées. 
  - En attendant l’analyse fine de données et informations recueillies lors de cet audit, commencent à se dégager les axes centraux de notre appuis. Nous remercions l’UGP, la DGPS, PLIST, l’AFD et enfin toutes les ONG qui travaillent souvent dans des conditions difficiles à faire reculer ce fléau qui ruine le développement de l’Afrique.
photoIntervention

NUTRITION ALIMENTATION
25.03.2012
En mars 2012, Médecins d’Afrique a procédé à un screening systématique de l’état nutritionnel des enfants de 6 à 59 mois déplacés suite à la catastrophe de Mpila, dans 6 des camps installés à Brazzaville : Eglise Kimbanguiste, Notre Dame du Rosaire, Stade Annexe Massamba-Débat, Armée du Salut, Marché Couvert de Kombo, Cathédrale. Ce screening est allé de paire avec une vaccination contre la rougeole. 948 enfants ont été concernés, dont 792 ont finalement été retenus pour l’étude, les 156 autres étant juste au-dessus de la barre des 59 mois. La technique de collecte de données appliquée a consisté en la mesure du périmètre brachial et la constatation des oedèmes auprès des enfants de 6 à 59 mois. Ces données anthropométriques ont été recueillies à l’aide de fiche de collecte. Les données collectées ont été traitées et analysées avec les logiciels ENA 2007 ; les tableaux ont été réalisés avec le tableur Excel 2007.

La malnutrition aiguë globale mesurée pour ces enfants est préoccupante, car elle atteint 6,1%, avec une malnutrition aiguë sévère de 1,5%. De plus, une progression du nombre d’enfants malnutris dans les sites est à craindre dans les prochains jours du fait d’une insécurité alimentaire et d’une surpopulation. Les filles sont plus touchées que les garçons (62.5% du total des enfants malnutris contre 37.5% pour les garçons). La répartition des enfants par âge et état nutritionnel, nous fait remarquer une incidence plus élevée de la malnutrition chez les enfants de 6 – 11 mois avec 23 cas, contre 17 cas dans la tranche de 12 – 23 mois et 8 dans la tranche de 24-59 mois. Les 156 enfants juste au-dessus de 60 mois ne présentaient eux pas de malnutrition aiguë, même si 4 étaient à risque.

La malnutrition n’est pas le seul risque que courent ces enfants, car le contexte est marqué par des problèmes dus à un niveau d’hygiène et d’assainissement précaire pouvant très rapidement favoriser l’émergence des maladies infectieuses. Cette évaluation nous a cependant permis de cerner la situation en vue de bien mener des actions qui seront orientées essentiellement vers la prise en charge de ces malnutris afin de pallier cette faiblesse au niveau des postes de santé montés dans les sites pour la circonstance, d’autant plus que les actions de prévention et de responsabilisation des communautés sont inexistantes.

Les recommandation de Médecins d’Afrique, suite à cette étude, sont les suivantes :
1. Réaliser une enquête nutritionnelle incluant la mesure de la taille et du poids pour mieux clarifier la situation nutritionnelle dans les sites des déplacés ;
2. Prendre en charge les enfants malnutris aigus sévères selon le protocole national ;
3. Ouvrir des centres de récupération nutritionnelle afin de prendre en charge la malnutrition aiguë modérée dans les sites des déplacés ;
4. Renforcer les capacités du personnel, doter en intrants et superviser les centres retenus pour la prise en charge de MAS et MAM.
5. Surveiller les indicateurs de sécurité alimentaire.
photoIntervention

SANTE/VIH
25.03.2012
On sait maintenant qu’on peut vivre avec le VIH. De ce fait, à part la prise en charge psychologique, alimentaire et médicale, il faut aussi penser à une prise en charge socio-économique pour aider les PVVIH à subvenir à leurs besoins d’alimentation, d’habitat et d’habillement sans dépendre de la charité des autres pour qu’ils recouvrent leur dignité. En effet, il est important d’intégrer les Activités Génératrices de Revenues (AGR) dans la prise en charge de PVVIH pour résoudre quelques problèmes économiques, pour cela il est nécessaire que les PVVIH aient une éducation complète à la micro entreprise. Au Nord Kivu en général et dans la ville de Goma en particulier, suite à la réalisation de l’étude situationnelle sur la gestion des AGR dans les associations de lutte contre le VIH/SIDA nous avons constaté que l’AGR réalisée individuellement n’a pas toujours donné des bons résultats : la rentabilité est souvent faible et une grande fragilité car l’activité dépend d’une seule personne qui n’est pas à mesure d’identifier quelqu’un pour le remplacer en cas de maladie grave. Raison pour laquelle Médecins d’Afrique Nord-Kivu a opté pour cette formation de renforcement des capacités des PVVIH dans la gestion des AGR réalisées en groupes solidaires.

Organisation :
Médecins d’Afrique Nord-Kivu a réalisé cette formation le 20 mars 2012 de 8h à 14h, en collaboration avec le PNLS représenté par Dr Pacifique chargé de prise en charge des PVVIH, FOSI (Forum Sida) représenté par M. Adolphe chargé de prise en charge communautaire des PVVIH, UCOP+ (Union Congolaise des Organisations Des Personnes Vivant avec le VIH) représenté par le Pasteur Tuyikupema, Conseiller à la Coordination provinciale, et les membres des autres associations de lutte contre le VIH/SIDA représentées par leurs responsables nous citons entre autre GRAM, FEMISA, TUMAINI... Cette activité s’est faite en action de masse à travers une démarche participative. Les PVVIH étaient au total 210 dont 178 femmes et 32 hommes.

Contenu de la formation :
Plusieurs interventions ont été réalisées, le Dr Léon Mashukano, coordonnateur médical MDA/NK a commencé par un mot d’ouverture ensuite Dr Pacifique a longuement expliqué l’importance de cette formation pour le PVVIH et monsieur Adolphe a démontré les avantages de travailler dans la communauté. La formation a été donnée par monsieur Delphin, financier MDA/NK et il s’agissait d’apprendre aux bénéficiaires ce qui suit:
- Le pourquoi de l’AGR en groupe solidaire : le formateur a mis l’accent sur les avantages et inconvénients des AGR en groupe, comment faire le choix de l’activité, connaître le fond de démarrage et les outils pour réaliser l’activité, l’intérêt lié à l’activité, bien faire l’analyse du marché (le milieu où l’activité sera réalisée, connaître les consommateurs),
- La gestion des AGR en groupe : il s’agissait ici de faire comprendre aux bénéficiaires l’organisation du groupe, la répartition des tâches selon les compétences dans le groupe, la gestion de bénéfice…
- Les exemples des activités qui peuvent être réalisées en groupe solidaire entre autre l’agriculture, l’élevage, activité de production (pâtisserie, fabrication de panier, coupe et couture…), l’activité de service (création d’un moulin, etc.).

La formation s’est bien déroulée, l’auditoire était attentif. Nous avons accordé une heure de réflexion aux bénéficiaires pour réfléchir sur une activité à mettre en œuvre d’après la formation reçue, après quoi il y a eu une mise en commun dans la salle. Nous avons été très contents de leurs exposés car eux même témoins de leurs échecs dans la gestion individuelle d’une AGR, ils ont été convaincus de réaliser les AGR en groupe solidaire.

Analyse, actions et recommandations
Connaissant que l’épidémie du VIH/SIDA pose un sérieux problème de santé publique et constitue une menace pour le redressement socioéconomique dans notre pays, il est important de pallier à toutes les conséquences de cette maladie en aidant les PVVIH par différentes formations telle la formation en micro-finance pour promouvoir les petites activités génératrices des revenus pour enfin les amener vers une auto prise en charge. Ainsi pour clore cette formation nous avons recommandé à nos bénéficiaires de ne pas se lancer dans une AGR au hasard, tout groupe solidaire doit se baser sur ses forces et ses intérêts, et non se contenter d’imiter ce que les autres font même si cela semble bien marcher. Nous leur avons fait comprendre qu’il était important de prendre un bon moment avant de décider sur quelle AGR entreprendre, sinon ils risqueront d’entamer une activité aujourd’hui pour l’abandonner demain et cela pourrait compromettre à leur crédibilité en tant que groupe solidaire. A eux désormais de mettre en pratique cette formation reçue en vue d’améliorer leur situation socioéconomique.
Nos moyens financiers limités ne nous ont pas permis d’inviter toutes les associations de la ville de Goma œuvrant dans la lutte contre le VIH/SIDA, il faudra donc à l’avenir continuer avec les formations et les ateliers pour bien comprendre les problèmes liés au VIH dans la province et faire le plaidoyer pour la prise en charge médicale de PVVIH surtout que l’accès aux ARV devient un problème majeur dans le Nord Kivu avec une file d’attente de 905 PVVIH jusqu’à la fin du mois de février 2012.
photoIntervention

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