MEDECINS D'AFRIQUE
ONG Internationale des Médecins et Acteurs de Santé pour la Promotion des Soins de Santé Primaires
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EAU / HYGIENE /ENVIRONNEMENT
05.09.2011
En Août 2010, Médecins d’Afrique, avec l’aide d’une équipe de scouts de France et du Congo et la participation des villageois de Voungouta, aménageait la source principale du village de Voungouta. Qu’en est-il un an après ?

Mlle Léonie Merleau, membre de Médecins d’Afrique et scoute de France, est allée en Août 2011 à Brazzaville pour réaliser un screening de l’hypertension dans les centres de santé de Médecins d’Afrique. Elle a profité de sa présence au Congo pour participer, avec des représentants de Médecins d’Afrique au Congo, des scouts congolais et des villageois de Voungouta, à un audit des ouvrages un an après. Tout fonctionne ! Le site est entretenu par Flavien, le fontainier ou mulundimasa (photo de droite, en haut à gauche), qui n’hésite pas à reprendre les villageois qui oseraient jeter un papier à proximité des ouvrages d’eau ou entrer dans le périmètre de protection des micro-sources qui alimentent le bassin de rétention. L’analyse de l’eau réalisée en Février a montré que tous les paramètres de potabilité sont respectés.

M. Mowa, chef du village de Voungouta, a reçu l’équipe auditrice chaleureusement et les a accompagnés sur le site. Il a rappelé l’impatience des villageois de voir débuter la tranche suivante des travaux, qui permettra d’aménager la deuxième source et d’amener l’eau à proximité du village. Médecins d’Afrique a commencé à réunir les financements dans ce but, avec un soutien financier déjà acquis de la Région Ile de France et une promesse de financement du Conseil Général de l’Essonne, qui avaient financé la première phase du projet.
photoIntervention

URGENCES
11.08.2011
Dans le cadre du plan provincial de riposte contre l’épidémie de choléra et de la commission Mobilisation Sociale, MEDECINS D’AFRIQUE RDC (MDA) a démarré ses activités à Masina I, dans la ville de Kinshasa. Un premier contact avait été pris au préalable avec le Médecin Chef de Zone (MCZ), le Dr Bosaga, qui a indiqué aux volontaires de MDA les aires de santé où la mobilisation sociale devait être menée. 20 Volontaires de MDA ont participé aux missions de sensibilisation dans les 6 aires de santé de la commune de Masina identifiées comme prioritaires par le MCZ: Abattoir 1, Abattoir 2, Mfumu Nsuka 1 et Mfumu Nsuka 2. Dans chaque aire de santé, l’action a couvert au moins dix parcelles par jour, en sachant qu’une parcelle comporte en moyenne 20 ménages.

Messages-clés diffusés: Boire et utiliser de l’eau propre, Se laver les mains avec du savon et de l’eau sûre après les selles et avant de préparer et servir les repas, Utiliser des latrines ou enterrer ses excréments et ne jamais déféquer dans un plan d’eau, Bien nettoyer et cuire les aliments, Bien nettoyer la cuisine et la salle de bain, Si une diarrhée survient, boire des ORS, se rendre rapidement au dispensaire et éviter de manipuler sans précaution le cadavre d’un décédé du choléra.

Résultats de la mission :
Nombre de personnes sensibilisées : Durant la période du 21 au 29 juillet, au total, 5345 personnes ont été touchées (2065 hommes et 3280 femmes). Toutes les couches sociales ont été atteintes (hommes, femmes, enfants, jeunes et personnes âgées). Nous avons pu constater des milieux insalubres, une promiscuité importante et des terrains marécageux tout le long de la rivière N’djili. Par ailleurs, les défécations se font fréquemment dans la rivière N’djili.
Préoccupations de la population : via les questions posées, nous avons pu mesurer le besoin d’information de la population et son désir de réponses. Par exemple : 1. le choléra peut il se transmettre par voie sexuelle ? par voie sanguine ? 2. Existe-t-il un médicament ? 3. Où peut-on se faire soigner pour le choléra ? 4. Y a-t-il un vaccin contre le choléra ? 5. Quelle est l’origine de cette maladie ? 6. Le choléra peut-il rendre impuissant ? Il y a une confusion entre Ebola et Choléra, et certaines personnes craignent que le choléra soit lié à la prise du vaccin contre la poliomyélite. Tout ceci a bien sûr amené les volontaires de MDA à insister sur la description de la maladie, sur les modes de transmission et la prise en charge. La population est d’ailleurs demandeuse d’un numéro d’urgence pour tout cas suspect

Conclusion et perspectives Nous avions relevé lors de cette campagne de sensibilisation contre le choléra dans la zone de santé MASINA 1 plusieurs difficultés pour mener à bien son rôle, principalement :
- L’engorgement du centre de santé de référence ;
- Le manque de structures de premières lignes dans certaines aires de santé ;
- Le manque d’eau améliorée dans certaines aires de santé ;
- Le manque de sanitaire qui oblige les populations à se rabattre sur les solutions de fortune ;
- L’absence de formation des agents de santé sur le choléra ;
- L’absence d’actions de sensibilisation mises en place dans la zone de santé sur le choléra.

La formation des agents de santé ayant eu lieu nous espérons que les relais communautaires (RECO) pourront être rapidement briefés pour participer aux côtés de MDA à la sensibilisation. Nous formulons donc les recommandations suivantes :
1. Former les Relais Communautaires sur la lutte contre le choléra,
2. Renforcer les actions de sensibilisation auprès de la population
3. Diversifier les approches de sensibilisation auprès de la population (causeries, communication interpersonnelle, théâtre, communications de masse…)
4. Mettre en place des Unités de Traitement du Choléra (UTC) avec la mise en place de Points de Réhydratation Orale (PRO) pour prendre rapidement en compte les cas de diarrhée diagnostiqués.
photoIntervention

URGENCES
18.07.2011
En 2011, plusieurs provinces de RDC ont notifié des cas de choléra (Sud-Kivu, Nord-Kivu, Katanga, Province Orientale, Equateur, Bandundu et Kinshasa). Au vu de l’urgence, un plan de contingence a été élaboré par le gouvernement avec au niveau provincial la mise en place d’une coordination et de 5 commissions techniques : Surveillance, Prise en charge des cas, Eau/hygiène/assainissement, Mobilisation sociale et enfin Logistique.

Médecins d’Afrique a proposé d’apporter son expertise dans la mobilisation sociale et la gestion des épidémies afin d’appuyer sur le terrain le travail du gouvernement et des partenaires sociaux. Ainsi, 3 membres de MDA RDC ont participé à deux missions exporatoires dans la ville-province de Kinshasa, l’une conjointement avec la Croix-Rouge dans la Zone de Santé de Maluku (village de Mambutu Nka, milieu rural) et l’autre uniquement MDA dans la Zone de Santé de Masina 1 (milieu urbain). Ces deux missions nous ont permis d’évaluer la situation socio-sanitaire et les capacité de réponse actuelles à l’épidémie de choléra, en lien avec les autorités, agents de santé et relais communautaires de santé locaux. Dans les deux cas, nous sommes arrivés à des conclusions malheureusement assez similaires, concernant le manque de sensibilisation de la population et l’absence de moyens de prise en charge au cas où des cas de choléra se déclareraient dans l’une de ces zones de santé, pour l’instant non touchées par l’épidémie.

Au regard de la situation du choléra dans le pays, nos propositions sont les suivantes :
- sensibilisation de la population en notion d’hygiène, assainissement (écoles, marchés, églises…)
- installation des sanitaires améliorés
- mobilisation de la communauté
- approvisionnement des centres de santé en lits adaptés aux cholériques
- mise en place de points de prévention du choléra équipés en SRO et en Aquatab
- mise en place de formations sur le choléra pour le personnel soignant, les relais communautaires,

Médecins d’Afrique va commencer dès le 21 juillet 2011 ses séances de sensibilisation en collaboration avec les Relais Communautaires de la Zone de santé de Masina 1. Une prise de contact et une définition des lieux de sensibilisation de masse sur (marchés, parkings, ruelles…) seront effectuées le mercredi 20 juillet. Des équipes de trois personnes par aire de santé constituées chacune de deux volontaires de Médecins d’Afrique et d’un Relais Communautaire seront opérationnelles sur le terrain en attendant le démarrage des formations. Les six aires de santé prioritaires qui ont été identifiées par le Médecin Chef de Zone lors de cette première phase sont : les 2 Abattoirs, les 2 Mfumu Nsuka, Nzuzi wa Mbombo et Boba.
photoIntervention

NUTRITION ALIMENTATION
18.07.2011
Les relais communautaires comprennent leur importance dans le système de santé; ils sont valorisés et écoutés par la population: c’est ce qui ressort de la mission de supervision des activités des relais communautaires, réalisée par Médecins d’Afrique (MDA) dans le Département du Pool.

Ces supervisions s’inscrivent dans le cadre du projet de « renforcement des capacités des équipes cadre dans la prise en charge communautaire de la malnutrition, la promotion des bonnes pratiques nutritionnelles et sanitaires et la mise en place d’un système de collecte des données dans la zone d’action de l’UNICEF » , projet mis en oeuvre par Médecins d’Afrique dans le Département du Pool, en partenariat avec l’UNICEF. Après avoir reçu une formation, les relais communautaires du Département du Pool ont réalisé des activités relatives aux bonnes pratiques nutritionnelles et sanitaires dans les Circonscriptions Socio Sanitaires (CSS) de Mindouli et de Goma tsé-tsé :

-Surveillance nutritionnelle- Sur les deux CSS, 3022 enfants de 0 à 59 mois ont été visités dans le cadre de la surveillance nutritionnelle, dont 2841 enfants sains (1409 garçons et 1432 filles), 137 enfants à risque de malnutrition (49 garçons et 88 filles), 41 cas de malnutrition modérée (21 garçons et 20 filles); 3 cas de malnutrition sévère (1 garçon et 2 filles) dont 1 cas de kwashiorkor et 2 cas de marasmes ont été identifiés. Les cas les moins graves ont été pris en charge, les autres ont été référés dans les centres de santé intégrés ou les hôpitaux de référence de Linzolo et Mindouli. Au cours de leurs passages, les relais communautaires ont également décelé des cas de malnutrition chez les adultes. Ainsi, 116 cas de malnutrition de type marasmique et 1 cas de kwashiorkor ont été identifiés. Parmi ces cas, il y a 7 femmes enceintes de plus de 6 mois et 12 femmes allaitantes.
-Communication pour le changement des comportements- 767 ménages ont été sensibilisés sur les gestes qui sauvent, 230 femmes enceintes sensibilisées sur l’importance de la consultation prénatale et la vaccination et 1809 ménages sensibilisés sur l’importance de la vaccination ainsi que sur le calendrier vaccinal.
photoIntervention

URGENCES
11.07.2011
Sous la coordination du Haut-Commissariat des Nations Unies Aux Réfugiés (UNHCR), Médecins d’Afrique (MDA) assiste depuis plusieurs années les réfugiés urbains à Brazzaville, via son Centre Médical des Ressources Professionnelles (CMRP) . Ces réfugiés sont issus essentiellement de la RD Congo, du Rwanda et de l’Angola. La philosophie de ce projet est de leur fournir une assistance médicale de qualité à moindre coût (200 FCFA par consultation, paiement non obligatoire), de favoriser une forte implication des bénéficiaires dans la gestion des problèmes liés à leur santé (approche participative), et de faire la promotion des médicaments génériques et essentiels selon l’initiative de BAMAKO. Voici un aperçu des activités pour l’année 2010 :

1- Prise en charge médicale : 3 690 patients ont été reçus en consultation, dont 33 avaient été évacués sur Brazzaville depuis le Nord du Congo (Loukoléla, Bétou et Ouesso). La majorité a pu être soignée sur place, les 232 cas nécessitant une hospitalisation ont été référencés vers le CHU de Brazzaville, l’Hôpital de Base de Talangaï ou celui de Makélékélé. Ces malades hospitalisés ont bénéficié d’une ration alimentaire fournie par le projet. Le profil épidémiologique est dominé par le paludisme et les infections respiratoires aiguës. Viennent ensuite les infections digestives et urinaires, les parasitoses intestinales, les dermatoses, les infections bucco-dentaire. 480 malades chroniques (218 femmes et 262 hommes) ont été suivis au cours de l’année, les principales maladies étant l’hypertension artérielle, les ulcères gastro-duodénaux et les troubles mentaux, suivis par l’insuffisance veineuse, le diabète, les douleurs rhumatismales et le cancer.
2- Consultations Pré-Natales et Accouchements : 146 femmes enceintes ont été suivies régulièrement au CMRP dont 11 grossesses à risque, parmi lesquelles 4 enfants de moins de 14 ans (dont 2 suite à des viols) et 2 jeunes filles de 18 ans VIH positives. On a noté 94 accouchements pour 94 naissances vivantes dont 13 par césarienne.
3- Suivi et éducation nutritionnelle : 478 enfants ont été reçus, parmi lesquels 11 à risque de malnutrition et 3 souffrant de malnutrition modérée, qui ont été pris en charge. En outre lors des séances d’éducation nutritionnelle et des consultations préscolaires organisées au CMRP, les femmes réfugiées ont bénéficié de conseils diététiques. Dans le cadre du programme élargi de vaccination, 530 enfants et 146 femmes ont été vaccinés.
4- Prévention et prise en charge du VIH : Le nombre de nouveaux cas d’infection à VIH est de 12 ; 6 décès en phase terminale ont été enregistrés. Le nombre de patients vivant avec le VIH (anciens et nouveaux) est de 40 dont 6 enfants. Ils ont été placés sous ARV et sont pris en charge au Centre de Traitement Ambulatoire (CTA) de la Croix Rouge française au CHU/B (6 cas), au Centre hospitalier de Talangai (25 cas), au centre de Mayangui de Moungali (7 cas) et au CSI de Bissita (1 cas). Deux séances de sensibilisation pour le CDV ont été réalisées et ont connu la participation de 200 femmes lors de la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA et au cours d’une séance de sensibilisation organisée au CMRP.
5- Prise en charge psychologique : 208 patients ont été reçus pour une prise en charge psychologique (Consultation, entretiens, écoute et médiation, counselling, débriefing, suivi psychologique/thérapeutique). Les diagnostics ont mis en évidence des traumatismes psychologiques, des dépressions, des troubles anxieux. Les victimes de viol et les 40 patients vivant avec le VIH ont été également suivis.
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CENTRE D’ETUDE ET DE RECHERCHE MEDECINS D’AFRIQUE (CERMA)
06.07.2011
Le «monkey pox» est une maladie zoonotique causée par un virus de type «pox virus», apparue au Congo Brazzaville en 2006, les premiers cas ayant été notifiés dans le département de la Likouala, frontalier de la RD Congo qui elle connaît assez régulièrement des cas de monkey pox. Malgré son nom, cette maladie est plus souvent transmise aux humains par des rongeurs que par des singes. Elle est bien connue des réfugiés de RD Congo suivis par Médecins d’Afrique dans la Likouala. Ils savent la distinguer de la varicelle, dont la symptomatologie est voisine, par la taille des éruptions : «kolokoto ya monene (grandes boursouflures)» pour le monkey pox, et «kolokoto ya moke (petites boursouflures)» pour la varicelle.

Entre 2007 et 2010, Médecins d’Afrique a eu à prendre en charge 57 cas de monkey poxet a contribué, avec les autorités sanitaires du Département de la Likouala, l’INCEF et le CDC d’Atlanta, à la mise en place d’un système de surveillance épidémiologique. Dans le cadre de ce système de surveillance, un réseau de de postes sentinelles a été mis en place et doté de matériel. Les agents de santé des localités du département ont reçu une formation et une sensibilisation des habitants de la Likouala a été entreprise (75 % environ de la population a été touchée).

Il est très important de réagir rapidement et efficacement face à la propagation du monkey pox, car non seulement cette maladie est douloureuse, mais les conséquences peuvent être graves, allant jusqu’à entraîner la mort, surtout chez les enfants. La vaccination contre la variole, dont le virus est voisin, aide à protéger du monkey pox, mais il n’a pas encore été prouvé que la protection soit totale. Sur les 57 cas notifiés, 14 sérologies ont été réalisées avec 8 positives. Ces cas concernent surtout des enfants, les tranches d’âge les plus touchées étant celle des 5 – 14 ans (35 cas) et des 0 – 4 ans (20 cas). Ces enfants ont subi pour certains des complications ophtalmologiques (7 cas) avec perte de la vue chez un sujet et des complications ORL de type amygdalites et stomatites sur 4 cas avec 2 décès attribuables à ce type de complication. Les cas adultes ont tous été diagnostiqués comme une varicelle par la sérologie. Cela est certainement aussi dû au fait l’existence de la vaccination contre la variole.

Maladie encore mal connue, avec une propagation exponentielle dans le département de la Likouala, car partant de l’extrême sud du département en 2006 à l’extrême nord actuellement avec des interférants biologiques certainement inhibant le diagnostic sérologique, l’émergence du monkey poxdans le département de la Likouala doit alerter tous les acteurs œuvrant dans ce département du fait de l’interdisciplinarité des actions liées à la prise en charge tout en prenant en compte les aspects sociologiques, épidémiologiques et alimentaires de la contrée.
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EAU / HYGIENE /ENVIRONNEMENT
03.07.2011
L’objectif visé par Médecins d’Afrique au cours de cette action menée avec l’appui financier du HCR était d’améliorer l’accessibilité à l’eau potable pour les populations défavorisées dans le Département de la Likouala tout en œuvrant à l’organisation des ONG et OBC de santé. Concernant l’accès à l’eau potable, des résultats significatifs ont été obtenus à savoir :

- L’évaluation de la qualité de l’eau de boisson qui s’est faite dans les cinq (5) districts visités. Cette analyse a concerné cinquante-trois (53) puits tant publics que privés les plus utilisés dans les localités visitées.
- Seize (16) puits qui ont été construits, dont 6 en 2010 et les 10 autre puits en 2011
- Seize (16) comités de gestion des puits mis en place.

Deux jeunes techniciens français en hydraulique, Benjamin Lerouge et Loïc Tillier, sont venus appuyer le projet. Le premier est venu renforcer l’équipe de Médecins d’Afrique d’Avril à Décembre 2010, pour participer aux premiers creusements de puits et le second est actuellement à pied d’œuvre pour finaliser la capacitation des CLGE, notamment leur donner les compétences techniques pour assurer la maintenance des installations et les appuyer dans la mise en place d’activités génératrices de revenus afin de pérenniser leur action.
photoIntervention

SANTE/VIH
14.06.2011
L’infirmerie de Lemba Imbu est en train de se transformer en Centre de Santé Communautaire, sous l’impulsion commune de Susila Dharma et de Médecins d’Afrique RD Congo.

Il s’agit d’un projet à assise communautaire, structuré autour de 8 étapes : 1) Animation sociale et organisation du Comite de santé ainsi que l’identification des relais communautaires et leur formation ; 2) Réhabilitation du local ; 3) Achat des Equipements médicaux et de laboratoire, panneaux solaires, médicaments génériques et essentiels et fournitures de bureau ; 4) Recrutement et formations spécifiques des prestataires ; 5) Formation sur la gestion d’un CSCOM pour les agents de santé et membres du COSA (Comité de Santé) ; 6) Mise en œuvre des activités curatives, préventives et promotionnelles ; 7) Création et gestion de la mutuelle de santé ; 8) Suivi et la Supervision des activités du Centre de santé. Bien entendu, les autorités sanitaires locales ont été impliquées depuis la conception du projet et le seront à toutes les étapes critiques de la mise en œuvre du projet

D’ores et déjà, l’animation sociale a permis de valider les statuts du COSA et le RI du Centre. 25 relais communautaires ont été formés pour sensibiliser la communauté sur le CSCOM, son fonctionnement et ses avantages. La réhabilitation du bâtiment est très avancée, et les agents de santé seront bientôt opérationnels. Pour cela, une présélection a été faite sur la base d’un appel à candidature afin d’identifier les plus compétents, 11 agents présélectionnés ont reçu une formation sur le diagnostic et traitements des maladies et traumatismes courants. Le test final a permis de recruter 6 personnels qui signeront leur contrat au démarrage du Centre. Ils sont actuellement en stage pratique dans un centre de santé offrant des soins ambulatoires de qualité.

Les prochaines étapes comprennent la formation sur la gestion d’un CSCOM pour les agents de santé et membres du COSA, l’ouverture du centre et la mise en œuvre des activités curatives, préventives et promotionnelles (début juillet 2011), la réorganisation et le renforcement de la mutuelle de santé existante, avec la promotion des adhésions et un appui à la gestion de la mutuelle, le suivi et la supervision des activités du Centre de santé par Médecins d’Afrique. En Mars 2012, une première évaluation du fonctionnement du CSCOM sera menée, qui permettra de tirer les leçons de l’expérience et de réajuster le cas échéant les pratiques.
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NUTRITION ALIMENTATION
14.06.2011
Pour remédier à la situation nutritionnelle déplorable dans les Zones de Santé de MUBUMBANO et de NYANGEZI (Kivu, RD Congo), Médecins d’Afrique (MDA) a implémenté un projet d’urgence de prise en charge de la malnutrition aiguë grâce à un financement Pooled fund, via UNICEF, pour une période couvrant Novembre 2010 à Avril 2011. En effet, les enquêtes conduites par le PRONANUT (Programme National de Nutrition) provincial, avaient montré un taux de malnutrition aiguë globale atteignant 11.6 % et un taux de malnutrition aiguë sévère de 2 % (chiffres de 2008). Le projet s’est déroulé sous la supervision conjointe du PRONANUT, de l’UNICEF, du BCZS et de MDA.

L’objectif général de contribuer à la réduction de la mortalité et de la morbidité liées à la malnutrition chez les enfants de 6 à 59 moins dans ces ZS, dans le souci d’améliorer l’état nutritionnel des communautés bénéficiaires de ce projet. Pour ce faire, 4 objectifs spécifiques ont été fixés :
1. Mettre en place un système de dépistage et de prise en charge de la malnutrition aiguë.
2. Renforcer la capacité des prestataires des soins et des relais communautaires.
3. Promouvoir les interventions de prévention de la malnutrition.
4. Renforcer la coordination et supervision des activités de nutrition dans la zone.

Ces objectifs ont été atteints, voire dépassés pour la plupart (le % de réalisation de chaque objectif est donné entre parenthèses). La capacité des prestataires a été renforcée (100%), avec 71 prestataires, 12 membres de l’équipe cadre et 200 relais communautaires formés sur la PCCMA et la prévention de la malnutrition. De gros efforts ont été fournis pour la communication pour le changement des comportements : 270 séances de sensibilisation de masse sur la nutrition et la santé ont été réalisées (180%) ; 354 focus groups ont été réalisés (184%), qui ont permis de toucher 9789 personnes (204%) ; 1631 séances de communication interpersonnelle ont été réalisées (362 %), qui ont permis de toucher 4411 parents (147 %). Parmi les activités de prévention de la malnutrition, un effort a été mis sur les activités génératrices de revenu et de nourriture (élevage de chèvres, de porcs et agriculture vivrière). 12 recettes locales d’aliments de complément enrichis pour les enfants de 6-11 mois ont été identifiées et vulgarisées (100%).

Le seul bémol de la mission est la prise en charge de la malnutrition modérée. Il y a eu tant de cas de malnutrition sévère à prendre en charge (1808 contre 1000 prévus) que, par manque d’intrants, les enfants souffrant de malnutrition modérée n’ont pas pu être pris en charge comme prévu. Nous déplorons cet état de fait, en espérant que des financements futurs permettront de repartir sur la zone pour s’occuper de ses enfants et de s’assurer que tout le travail d’ingénierie sociale mené par l’équipe MDA a porté ses fruits.
photoIntervention

PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
03.06.2011
L’une des composantes essentielle du programme RESASCO (Redynamisation de la Santé Scolaire) de Médecins d’Afrique est la sensibilisation des enfants aux bonnes pratiques sanitaires. Loïc Tillier, technicien en hydraulique et gestion de l’eau, a mis à profit son séjour à Brazzaville avant de rejoindre la Likouala comme Assistant Watsan, pour participer au programme RESASCO dans deux écoles privées, Madeleine (Makelekele) et Tonton Parys (Madibou). Il y a assuré des sessions de sensibilisation sur les bonnes pratiques en matière d’eau de consommation pour 300 enfants de ces écoles, environ autant de filles que de garçons. Les thèmes abordés dans les sessions de sensibilisation en vue du changement des comportements ont été l’hygiène corporelle, le VIH/SIDA et les IST, l’eau potable, les grossesses précoces et l’avortement provoqué. Cette compagne expérimentale de communication pour le changement de comportement dans les écoles partenaires de la santé scolaire (RESASCO) était destinée uniquement aux élèves des niveaux collège et lycée. Le thème sur les grossesses précoces et l’avortement provoqués n’a été destiné qu’aux élèves filles sexuellement actives (pubères). Les autres thèmes ont concernés tous les élèves. La constitution des différents groupes a tenu compte du brassage des niveaux (collèges et lycée.
photoIntervention

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