MEDECINS D'AFRIQUE
ONG Internationale des Médecins et Acteurs de Santé pour la Promotion des Soins de Santé Primaires
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SANTE/VIH
20.12.2015
Depuis plus d’un mois les populations du Département de Goudomp dans la Région de Sédhiou souffrent des maux de ventre suivis de diarrhées et vomissements.

A cet effet, Médecins D’Afrique Sénégal en collaboration avec le poste de santé de Djibanar et le District Sanitaire de Goudomp ont sensibilisé les populations sur le thème suivant: Lutte contre les maladies diarrhéiques à l’Ecole élémentaire 1 de Djibanar le samedi 19 Décembre à partir de 15 heures.

Une assistance nombreuse est venue, composée de jeunes et d’adultes, qui ont pu entendre ou ré-entendre les conseils pour éviter les maladies diarrhéiques et le choléra, les principaux étant : se laver les mains à l’eau et au savon avant de manger, après être allé à la selle ou avoir changé un bébé, s’assurer de boire une eau propre, bien laver les aliments et utiliser uniquement une eau propre pour cela, veiller à l’hygiène des latrines et bien désinfecter le sol si quelqu’un vomit. Les animateurs ont profité de l’occasion pour refaire une démonstration de lavage des mains au savon et rappeler le principe de la chloration de l’eau.

Nous espérons que tous seront repartis mieux armés pour éviter les maladies diarrhéiques et que cette intervention aura pu contribuer efficacement à enrayer l’épidémie en cours.

Malang NDIAYE, Point Focal de Médecins D’Afrique au Sénégal
photoIntervention

PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
20.12.2015
Dans le cadre du projet d’urgence de la région des Grands Lacs concernant la prévention et la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG) ainsi que la santé des femmes, trente (30) formations sanitaires pilotes couvrant 2.6 millions d’habitants ont été retenues pour bénéficier de l’approche du financement basé sur la performance (PBF) dans les provinces du Nord et du Sud Kivu en République Démocratique du Congo.

Pour mieux apprécier l’impact du financement mise en place pour couvrir la population ciblée ; une enquête de base a été sollicitée par le gouvernement Congolais avec l’appui financier et technique de la Banque Mondiale. Les grands enjeux de cette enquête de base sont de fournir au système des données précises et de qualité permettant de mieux évaluer l’impact du financement qui sera mis en place pour améliorer l’offre de soins et de service de santé par l’approche PBF (financement basé sur la performance).

Pour atteindre efficacement cet objectif, la priorité opérationnelle repose sur la qualité des enquêteurs et la qualité et le type du matériel à utiliser. Ainsi, il s’est avéré nécessaire de faire un choix hautement sélectif des enquêteurs. Le challenge étant d’obtenir à l’issue de la formation des candidats capables de fournir à partir de cette enquête, une base de données de référence de haute portée scientifique et technique permettant une meilleure évaluation de l’impact du PBF dans les provinces du Nord et du Sud Kivu. A la fin de la formation théorique, parmi 69 candidats présélectionnés, 27 ont été retenus et 9 autres sont placés sur la liste des réservistes. Une enquête préliminaire sera ensuite organisée et permettra de sélectionner les candidats qui auront reçu un niveau de performance évalué à 85%. 22 candidats seront retenus par ordre de mérite. 20 seront directement qualifiés pour l’enquête et les 2 autres admis à la liste d’attente.
photoIntervention

EAU / HYGIENE /ENVIRONNEMENT
18.12.2015
Le projet d’assainissement mené à Nzerekore au Niger sur un financement de la Banque Mondiale, par l’intermédiaire du dispositif des filets sociaux productifs a débuté mardi 15 décembre 2015.

Tous les travailleurs et travailleuses du projet sont motivés pour le démarrage de l’activité du nettoyage leur ville Nzerekore, la capitale forestière située à 1000 km de la capitale politique Conakry, avec le volet Eau Hygiène Environnement de Médecins d’Afrique.

Pour rappel, l’assainissement est aussi une oeuvre de santé publique, car l’eau stagnante peu profonde est un véritable nid à bactéries et un gite idéal pour les larves de moustique qui transmettent le paludisme. Assainir la ville, c’est prévenir bon nombre de maladies.
photoIntervention

CENTRE D’ETUDE ET DE RECHERCHE MEDECINS D’AFRIQUE (CERMA)
18.12.2015
Le Projet de développement des compétences pour l’employabilité (PDCE) vise à promouvoir l’acquisition et le renforcement des compétences à l’emploi et à l’entrepreneuriat pour 15.000 jeunes vulnérables qui vivent en zones urbaines afin d’améliorer leur insertion sur le marché du travail et leurs revenus. La mise en oeuvre de la sous composante relative à Formation professionnelle, insertion professionnelle et l’appui à l’entrepreneuriat des jeunes vulnérables s’intéressera, pendant cinq ans, à 8000 jeunes (garçons et filles) de 17-30 ans vivant dans les zones urbaines ou périurbaines de Pointe-Noire et de Brazzaville.

Afin de mesurer l’impact de l’intervention, cette composante sera l’objet d’une évaluation d’impact conçue pour répondre aux questions suivantes : (i) Comment ces formations affectent-elles les revenus et perspectives d’emplois des jeunes hommes et jeunes femmes bénéficiaires ? (ii) Quelles sont les méthodes que les prestataires de formation peuvent utiliser pour encourager les jeunes hommes et jeunes femmes à s’orienter vers des secteurs porteurs ? (iii) Comment soutenir les jeunes femmes qui s’engagent dans des secteurs porteurs ‘non traditionnels’, afin de leur permettre d’achever la formation et de trouver un emploi dans ce secteur ?

Dans ce contexte, deux enquêtes de référence seront menées afin d’établir des indicateurs socio-professionnels de base auprès de 1600 jeunes par enquête, candidats au programme de formation et d’appui à l’insertion professionnelle. Médecins d’Afrique (MDA), ONG internationale de développement socio-sanitaire dotée d’un Centre d’Etude et de Recherche (CERMA) a été sélectionné pour conduire ces enquêtes.

Ainsi, pour bien mener sa mission, MDA a procédé au recrutement des enquêteurs dont la mission est de mener les interviews au près d’un échantillon des candidats au programme de formation dans le cadre de la collecte des données relative à la première enquête de référence. Afin de renforcer les capacités des enquêteurs dans la conduite de l’enquête, nécessaire à la réalisation de leur mission, une formation a été organisée à leur endroit.

La formation pratique s’est concentrée sur les exercices pratiques des applications «Field assistant » et « RTA survey », puis la pratique du questionnaire à l’aide des tablettes. La méthode participative a été utilisée, avec des exposés suivis des questions-réponses, de la revue du questionnaire, des travaux de groupes, des simulations et jeu de rôle. Une enquête pilote s’est déroulée en deux journées au niveau des prestataires de formation recrutés par le projet PDCE : la première journée, au niveau du centre de formation Don Bosco et a concerné 27 apprenants. Une mise au point de ces 27 interviews a été faite à la fin de la journée. La deuxième journée du pilote s’est déroulée au niveau du centre de formation soeur Regis et a concerné 23 apprenants. Une deuxième séance de restitution a été organisée à la fin de la journée.
photoIntervention

URGENCES
15.12.2015
Médecins d’Afrique RD Congo a mis en œuvre avec l’appui financier de l’OMS, via le CERF, un projet d’appui à l’amélioration et à l’augmentation de l’accès aux services de santé primaires et secondaires pour les nouveaux réfugiés et rapatriés congolais en provenance du Burundi, les personnes déplacées et la population d’accueil dans 13 centres de santé sélectionnés dans les Zones de Santé ciblées à savoir: NYANGEZI, LEMERA, RUZIZI, UVIRA et NUNDU dans la province du Sud-Kivu.

Voici un aperçu en images des réalisations du mois de Novembre 2015. La situation sécuritaire de la zone d’intervention est restée relativement calme et a été propice dans la réalisation de nos activités terrain.

L’objectif général est la réduction de la morbi-mortalité au sein des réfugiés burundais, des déplacés et des communautés hôtes dans les aires de santé de Kamanyola, Bwegera, Luvungi II, Luberizi, Nazareno, Ndunda, Rusabagi, Kilomoni, Kavimvira, Kenya, Kaboke II, Mboko et Nundu, dans les Zones de Santé ciblées. Les bénéficiaires directs sont au nombre de 38 890.

A la fin de ce projet, les effets attendus sont l’amélioration d’au moins 60% de l’accès aux soins de santé de base de qualité des populations vulnérables dans les structures sanitaires ciblées ; La prise en charge médicale dans les 13 structures sanitaires ciblées par le projet ; La détection précoce des cas des maladies dans la communauté et l’orientation vers l’un des 13 centres de santé appuyés par le projet et la gratuité des soins des cas de choléra déclarés, des réfugiés Burundais et des vulnérables est assurée dans les formations sanitaires ciblées.

En plus de l’OMS et de Médecins d’Afrique, les partenaires du projet sont la Division Provinciale de la Santé (DPS) du Sud Kivu et les 6 zones de santé du projet :
- Zone de Santé de NYANGEZI : CS de Kamanyola et l’Hôpital général de référence de Kamanyola ;
- Zone de Santé de LEMERA : CS de Luvungi II, CS de Bwegera et le Centre hospitalier de Luvungi ;
- Zone de Santé d’Uvira : CS Kilomoni, CS de Kavimvira et l’hôpital de Kasenga ;
- Zone de RUZIZI : CS de Luberizi, CS de Nazareno, CS de Ndunda, CS de Rusabagi et l’Hôpital générale de références de Sange ;
- Zone de Santé de NUNDU : CS de Kenya, CS Kaboke II, CS Mboko, CS Nundu et l’hôpital général de Nundu pour des éventuels cas de référence.

Au cours du mois de Novembre, 5 missions ont été réalisées : la mission de lancement du projet avec le Ministre provinciale de la santé, la division provinciale de la santé et l’OMS ; une mission d’évaluation conjointe avec l’OMS ; une mission de dotation des médicaments ; la mission de formation des RECO et enfin la mission de suivi des travaux de réhabilitation des CTC.
photoIntervention

SANTE/VIH
15.10.2015
Le projet de Redynamisation de la Santé Scolaire (ou RESASCO) est l’un des premiers projets que lance Médecins d’Afrique dans les pays où l’ONG s’installe. Il permet d’améliorer la santé des élèves (ce qui contribue à réduire les échecs scolaires) et de réaliser une éducation à la santé tant pour les jeunes que pour les parents, avec la participation des enseignants. Ce projet comporte, dans sa version de base, une visite médicale systématique, un examen psychologique, le traitement courant des enfants malades pendant les visites médicales, l’établissement de fiches de suivi médical, l’orientation vers les spécialistes des malades qui exigent une prise en charge spécialisée, le déparasitage systématique et une éducation sanitaire des élèves, enseignants et parents des élèves, sur les thèmes : Hygiène, Education sexuelle et prévention VIH/SIDA, Education nutritionnelle, Soins d’urgence à domicile, Comment éviter le paludisme, la tuberculose, les maladies diarrhéiques etc. Pour être efficace l’Education Sanitaire en milieu scolaire sera axée sur trois populations à savoir : les élèves, les enseignants et les parents d’élèves. Elle vise en priorité au changement des comportements et à l’acquisition des bonnes pratiques sanitaires dès le plus jeune âge.

Avec l’appui du secrétaire général adjoint, M. Moussa Sido, le vendredi 3 octobre 2015, s’est tenue au siège de l’INDRAP, une réunion de concertation avec des représentants du Bureau de la Santé Scolaire (BSS) et de la direction régionale (DREP) du Ministère de l’Enseignement primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education civique. Cette rencontre très productive a été l’occasion de définir le cadre de partenariat entre le ministère et MDA pour la mise en œuvre d’une enquête permettant la récolte de données significatives pour l’implémentation d’un projet de redynamisation de la santé scolaire à Niamey. Les Termes de Références du projet (TDR) et la fiche d’enquête ont ainsi été amendés et le chronogramme adopté. Des points focaux (MDA, BBS, DREP, inspection académique) ont été désignés pour faciliter la visite des sites. Ils ont commencé leur travail sur le terrain dès le mardi 6 octobre.

Safia Houmed, Point Focal MDA Niger
photoIntervention

URGENCES
29.09.2015
Au 09 Septembre 2015, les statistiques publiées par le HCR en RD Congo faisaient état de 14.995 réfugiés burundais sur le sol de RDC. Toutes les catégories sociales sont touchées par ce mouvement de population, hommes, femmes, mariés, célibataires, garçons, filles… Mais néanmoins, dans l’ensemble chez tous les réfugiés 62,4% sont enfants et 37,6% sont des adultes.

Dans le cadre du Project d’appui à l’amélioration et à l’augmentation de l’accès aux services de santé primaires et secondaires pour les nouveaux réfugiés et rapatriés congolais en provenance du Burundi, les personnes déplacées et la population d’accueil dans 13 centres de santé dans la province du Sud-Kivu sur financement CERF, Médecins d’Afrique a été associé par l’OMS Bukavu en tant que partenaire de mise en œuvre.

Une mission tripartite (Ministère provincial de la Santé, OMS et MDA) a été réalisée dans la période du 12 au 15 Septembre 2015, essentiellement dans les Zones de Santé d’Uvira où la première dotation en médicaments était réalisée, et de Nundu où elle avait visité les activités de santé dans le site de Lusenda. Nous avons pu rencontrer les autorités politico-administratives et sanitaires du Territoire d’Uvira, visiter et évaluer les structures de prise en charge médicale des réfugiés.
photoIntervention

URGENCES
29.09.2015
Au 09 Septembre 2015, les statistiques publiées par le HCR en RD Congo faisaient état de 14.995 réfugiés burundais sur le sol de RDC. Toutes les catégories sociales sont touchées par ce mouvement de population, hommes, femmes, mariés, célibataires, garçons, filles… Mais néanmoins, dans l’ensemble chez tous les réfugiés 62,4% sont enfants et 37,6% sont des adultes.

Dans le cadre du Project d’appui à l’amélioration et à l’augmentation de l’accès aux services de santé primaires et secondaires pour les nouveaux réfugiés et rapatriés congolais en provenance du Burundi, les personnes déplacées et la population d’accueil dans 13 centres de santé dans la province du Sud-Kivu sur financement CERF, Médecins d’Afrique a été associé par l’OMS Bukavu en tant que partenaire de mise en œuvre.

Une mission tripartite (Ministère provincial de la Santé, OMS et MDA) a été réalisée dans la période du 12 au 15 Septembre 2015, essentiellement dans les Zones de Santé d’Uvira où la première dotation en médicaments était réalisée, et de Nundu où elle avait visité les activités de santé dans le site de Lusenda.
photoIntervention

NUTRITION ALIMENTATION
15.09.2015
Ce projet, financé par l’UNICEF, visait à réduire la malnutrition aigüe et chronique chez les enfants de 0 à 59 mois et les femmes enceintes et allaitantes des populations (déplacés et autochtone) de l’axe Dékoa-Sibut. Les bénéficiaires attendus étaient : 1897 enfants malnutris, 5955 femmes enceintes ou allaitantes et 1000 accompagnants des bénéficiaires des UNT (Unités de Nutrition Thérapeutique)

Les stratégies suivantes ont été exploitées dans le cadre de la mise en oeuvre de ce projet :
- Constitution d’une plateforme survie au niveau communautaire par la sélection et le renforcement des capacités des acteurs clés.
- Approche « Cycle 3 A » (Appréciation de la situation nutritionnelle et survie de la population cible – Analyse des causes du problème – Action basée sur l’analyse & les ressources disponibles).
- Renforcement des capacités des principaux acteurs impliqués dans la mise en oeuvre projet : *Formation des prestataires de soins, relais communautaires et leader d’opinion ;* Equipement des relais communautaires en kit relais communautaires ;* Dotation et gestion rationalisés des médicaments dans les centres de santé ;* Supervision formative des centres de santé et des relais communautaires.
- Communication pour le changement de comportement par la stratégie des pairs éducateurs : *Communication sociale ;* Sensibilisation de masse ;* Focus groups au niveau communautaire.
- Approche partenariale (centres de santé, écoles, églises, leaders communautaires et organisations à base communautaire).
- Participation communautaire : renforcement de capacités et implication des acteurs clés dans la lutte contre la malnutrition.

Au cours de ces trois mois de projet, la mobilisation des acteurs à divers niveau a permis d’atteindre la majeure partie des objectifs fixés. Les points forts suivants sont à souligner : intégration des activités PCIMA dans le paquet des soins de santé primaire des 3 aires de santé ciblées de la préfecture sanitaire de la Kémo, initiation des activités de promotion de l’Alimentation du nourrisson et du Jeune Enfant (ANJE) tant les structures de soins que dans la communauté, formation des agents de santé et des relais communautaires sur les pratiques de l’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant (ANJE), disponibilité des ATPE durant toute la période du projet, récupération des enfants malnutris des villages lointains par la mise en oeuvre des cliniques mobiles de dépistage et de prise en charge de la malnutrition aiguë, accompagnement des prestataires de soins par l’équipe MDA, motivation des relais communautaires, appropriation des activités par les prestataires et relais communautaires, identification des habitudes alimentaires des populations de Guiffa, Dékoa et Mala par la mise en oeuvre de focus groups qui permettront d’élaborer les messages clés et un plan de communication sur l’ANJE, adhésion des acteurs locaux au projet, plaidoyer auprès des leaders
photoIntervention

SANTE/VIH
14.09.2015
Projet d’appui d’urgence à la lutte contre le choléra et à l’accès aux soins de santé de base en faveur des populations déplacées des territoires de Malemba Nkulu et Manono: zone de santé de Manono : Février/Août 2015

Depuis le mois d’Avril 2015, la situation sécuritaire dans le territoire de Manono s’est de plus en plus détériorée. Cette nouvelle crise a commencé en mi-février 2015 avec une série d’affrontements entre les pygmées et la communauté Luba. Les FARDC se sont engagées dans une campagne militaire pour stabiliser la partie sous tensions interethniques. On rapporte également de nombreuses exactions contre les civils dans plusieurs villages sous contrôle de Luba, notamment des viols de femmes et des abus contre cette ethnie. Cette situation a rendu difficile la circulation et diminué l’accessibité dans certaines zones du Nord-Est. Ces affrontements ont déclenché une crise humanitaire avec de nouvelles vagues de déplacements dans la zone, avec des villages vidés de leurs habitants. Ce projet actuel s’est inscrit dans l’objectif stratégique du Plan d’Action Humanitaire 2014 qui vise à réduire la morbidité et la mortalité au sein des populations affectées par les crises ainsi qu’à améliorer les conditions de vie, réduire la vulnérabilité et préserver la dignité des personnes et communautés affectées par les crises.

Rappel des objectifs du projet :
- Renforcement de la prévention et de la prise en charge du choléra en faveur de 16330 déplacés (7982 hommes, 8648 femmes) dans la zone de santé de Manono pendant la période du projet
- Amélioration de l’accès (physique et financier) aux soins de santé primaires et de la prise en charge des maladies à potentiel épidémique dans le territoire de Manono (zone de santé de Manono) en faveur des populations déplacées pendant la période du projet
- Amélioration de la santé du couple mère-enfants par l’offre des soins obstétricaux et néonatals d’urgence à 1350 femmes et 1350 enfants (702 filles et 648 garçons) des zones de santé de Malemba, Mukanga, Manono et Kiyambi pendant la période du projet

Afin d’atteindre ces objectifs, les activités suivantes ont été mises en place :

1. Renforcement des capacités des prestataires de soins
40 prestataires des soins ont bénéficié d’un renforcement des capacités sur la Prévention et prise en charge du choléra, la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME), les soins obstétricaux et néo-natales en urgences (SONU) ainsi que la Sécurité transfusionnelle qui a vu la participation de 18 pairs-recruteurs et 22 prestataires. 50 relais communautaires ont été formés à la notification à base communautaire de cas de choléra, de maladies hydriques et des pathologies courantes.

2. Pré positionnement des intrants de prise en charge
Différents kits de médicaments ont été dotés aux BCZS de Manono et le transport vers les structures de prise en charge a été assuré par MDA. Au total, trois (03) séances de dotation ont été organisées. La première dotation avait été faite directement au niveau de du BCZS ; mais vu certaines difficultés rencontrées en rapport avec la gestion des intrants au niveau du BCZS, les autres (2ème et 3ème) dotations ont été faites directement vers les structures.

3. Prise en charge médicale des pathologies courantes
- Choléra : 3 cas ont été notifiés à l’HGR de Manono et pris en charge
- Maladies à potentiel épidémique : 6461 patients souffrant de différentes pathologies ont bénéficié d’une prise en charge médicale gratuite dans les structures sanitaires appuyées par le projet. Le paludisme simple vient en première position avec 38.2% de tous les cas notifiés suivis des IRA avec 18.4%, du paludisme grave avec 12.3%, de l’anémie avec 11.3%. La situation de la rougeole est préoccupante et un accent continuel doit être mis sur la surveillance épidémiologique et sur la prévention à travers la sensibilisation.

4. La sécurité transfusionnelle
Ces activités ont eu lieu à l’Hôpital Général de Référence de Manono. Un total de 551 patients (234 filles, 254 garçons, 25 hommes et 38 femmes) a bénéficié d’une transfusion sanguine sécurisée grâce à l’appui financier du projet. La cause incriminée est pour la majorité de ces cas est l’anémie sur paludisme soit 90,6%. Ceci est justifié par le retard dans la prise en charge causée par les parents qui amènent les enfants tardivement dans les structures sanitaires.

5. Référence et contre référence des malades
Un système de référence et contre référence a été mis en place. Il a été très fonctionnel pendant le projet. Ce système a épargné des plusieurs bénéficiaires des situations catastrophiques. Au total, 209 patients ont été reçus en référence par MDA en collaboration avec l’Hôpital Général de référence de Manono.

6. Les Soins obstétricaux et néonatals d’urgence (SONU)
Pour améliorer la santé du couple mère et enfant, MDA a marqué une attention particulière sur l’offre des soins obstétricaux et néonataux d’urgence : sensibilisation des femmes enceintes lors des séances de consultations pré-natales, accouchements assistés, vaccination des enfants et femmes enceintes

7. Sensibilisation par les pairs recruteurs, les relais communautaires
Cette sensibilisation a porté sur la notification des cas à base communautaire (rougeole, paludisme, choléra et autres maladies diarrhéique) et sur l’importance du don bénévole du sang, dans le but de renforcer la banque de sang de l’hôpital général de Manono.

Lors de la mise en oeuvre de ce projet, l’OMS qui a apporté un appui technique, en a assuré le suivi et l’évaluation du partenaire. Le partenaire Médecins D’Afrique était responsable du suivi et de l’évaluation de l’état d’avancement des indicateurs du projet. Par le biais de la Zone de santé, MDA a fait le suivi au niveau opérationnel à travers les agents sur le terrain (relais communautaires, pairs recruteurs, les infirmiers titulaires). Le suivi de la mise en oeuvre a été également fait par l’équipe de coordination du projet composé du chef de projet, du data base en charge de la collecte des données et le contrôle qualité, l’infirmier superviseur du projet. Les visites régulières sur terrain effectuées par les équipes de terrain, de coordination terrain et national ont permis de s’assurer de la bonne marche du projet.
photoIntervention

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