MEDECINS D'AFRIQUE
ONG Internationale des Médecins et Acteurs de Santé pour la Promotion des Soins de Santé Primaires
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NUTRITION ALIMENTATION
30.04.2015
Le but de ce projet mené par Médecins d’Afrique RD Congo grâce à un financement de l’UNICEF est de contribuer à réduire la malnutrition chronique chez les enfants de 0 à 23 mois dans les zones de santé d’Inga, Seke banza, Vaku, Tshela et Kuimba dans le District sanitaire du Bas fleuve, dans la province du Bas Congo.

Dans les cinq zones de santé, 6 801 enfants de moins de 6 mois ont été suivis par les relais communautaires. Les enfants de 6-23 mois suivis sont au nombre de 15 321.

Nous avons pu observer une évolution positive des pratiques par rapport l’enquête CAP initiale qui avait été réalisée en Mai 2014. Pour les enfants sont nés entre Décembre 2014 et Février, 95,7% ont été mis au sein dans l’heure qui suit l’accouchement. Les enfants de moins de 6 mois reçus sont au nombre de 3 999, parmi eux 2 937 sont sous allaitement exclusif soit 73,4%. Ce pourcentage est supérieur à celui de l’enquête CAP initiale (48%). 732 enfants âgés de 6 mois ont été allaités exclusivement pendant 6 mois sur 1 071 reçus soit 68,3%. L’allaitement maternel continue jusqu’à 2 ans est à 50,7% de Décembre à Février 2015 soit 936 enfants de 24 mois allaités sur 1 844 suivis.

Les enfants de moins de 2 ans ont des besoins en nutriments très important pour soutenir leur croissance et leur développement. Cependant, dans le Bas fleuve, l’alimentation de complément des enfants de 6-23 mois n’est pas adéquate malgré la diversité alimentaire existante. Cela est du à une consommation des aliments de moindre valeur nutritive. En effet, les résultats de l’enquête CAP initiale montraient que seuls 3,9% d’enfants de 6-23 mois consomment un aliment à 4 étoiles comme recommandé. Les habitudes alimentaires sont telles que l’aliment de complément n’est composé la plupart du temps que du manioc. Pour remédier à cette situation, des démonstrations culinaires sont organisées afin de vulgariser les recettes locales d’aliment de complément des bonnes valeurs nutritives.

Nous avons donc pris les enfants de 6-23 mois qui ont consommé au moins un aliment protéique d’origine animale au moins 4 fois la semaine. Sur 4 523 enfants reçus, 3 117 soit 68,9% ont consommé un aliment d’origine protéique au moins 4 fois la semaine. 71 démonstrations culinaires ont été organisées dans les centres de santé lors de la CPS.

Afin d’ancrer les bonnes pratiques et de les pérenniser après le projet, de nombreuses activités à base communautaires sont menées :
- Visites à domicile aux femmes enceintes et groupe de soutien à l’ANJE (alimentation et nutrition du jeune enfant)
- Pesées communautaires et Démonstrations culinaires
- Cellules d’animation communautaire

Un suivi hebdomadaire des activités est réalisé par MDA. A celui-ci s’ajoutent les suivis mensuels de l’équipe de coordination du projet et les supervisions des ECZS vers les structures de mise en œuvre et la communauté. 60 missions de suivi des activités ont été réalisées par les points focaux MDA dans les structures et les communautés. 30 missions de supervisions ont été réalisées dont 15 par la coordination MDA et 15 par les ECZS. Ces missions concernent les activités de promotion de l’ANJE et autres PFE mises en œuvre dans les centres de santé comme dans la communauté.
photoIntervention

EAU / HYGIENE /ENVIRONNEMENT
15.04.2015
Date et Heure : 29 Avr 2015 19:00
Lieu : Institut Français Pointe-Noire, Pointe-Noire

Conférence « Accès à l’eau potable, hygiène, assainissement » L’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement ont un impact direct sur la santé publique. L’ONG Médecins d’Afrique, association humanitaire d’origine congolaise, vous présente ses actions à Pointe-Noire et dans sa région pour diminuer les maladies liées à un environnement difficile.

Entrée libre
photoIntervention

CENTRE D’ETUDE ET DE RECHERCHE MEDECINS D’AFRIQUE (CERMA)
15.04.2015
Forte des expériences très prometteuses de la mise en œuvre du Financement Basé sur la Performance (PBF) dans plusieurs zones de santé des provinces du Sud Kivu, de Bas Congo, du Kasaï occidental, du Kasaï oriental, de l’Equateur, du Bandundu, du Katanga, la République Démocratique du Congo, avec l’appui technique et financier de la Banque Mondiale a engagé le processus de mise à l’échelle et même de nationalisation de l’approche PBF.

Le Ministère de la Santé considère le PBF comme un élément clé de la réforme du secteur santé sur tout l’étendu du territoire national. Dans cette perspective, après un processus de sélection compétitif, (appel d’offre), Médecins d’Afrique a été retenu comme la firme chargée de mener sur le plan technique une enquête de base en escalier de grande envergure sous financement de la Banque Mondiale. Le protocole de recherche rédigé a été soumis au comité d’éthique pour validation et traduction en langue locale. L’équipe de chercheurs regroupe les experts de MDA et de la Banque mondiale Pour cette investigation, l’équipe coordination de Médecins d’Afrique est constituée de : Dr JeanThéophile BANZOUZI (Chef de Projet, Directeur de recherche au CERMA, Consultant International), Dr Jean-Claude AKONO EMANE (Coordonnateur terrain du projet, Médecin de santé Publique), Mr Siffrein KOUETOLO, Statisticien-informaticien. Ils seront appuyés par Dr Dany BISSOMBOLO (Coordonnateur des programmes à MDA RDC) et Dr Davy LOUVOUEZO (Représentant de MDA au Congo Brazzaville, Spécialiste en santé publique et suivi/évaluation). Pour la Banque mondiale, l’équipe est constituée de Dr Gil SHAPIRA (Consultant Banque Mondiale, Chef de projet), Pr Gunther FINK (Economie de la Santé, Université de Harvard, Co-investigateur), M. Gervais YAMA (Consultant Banque Mondiale), M. Théophile H. SAIDOU (Consultant Banque Mondiale).

Le but de cette enquête est de mettre en place une base initiale de données fiables et pertinentes permettant de mesurer efficacement l’impact qu’apportera le financement PBF dans les zones sanitaires ciblées avec pour priorité la santé de la mère et de l’enfant (SMI). La phase préparatoire a commencé depuis le mois de Février et l’enquête terrain se déroulera du 14 juin au 07 novembre 2015 et sera faite dans cent vingt (120) zones sanitaires dans les provinces du : Katanga, du Maniema, de l’Equateur et du Bandundu. L’enquête ciblera grâce à un échantillonnage aléatoire : 680 formations sanitaires, dont 80 hôpitaux de référence de zone et 600 centres de santé d’une part et d’autre part, 6000 ménages choisis dans les 600 secteurs d’énumération. Cette enquête mobilisera en dehors de l’équipe de coordination qui aura le rôle d’encadrement et de suivi, 22 superviseurs techniques (13 médecins et 9 autres techniciens, tous spécialistes en santé publique et en enquêtes d’impact). 600 mobilisateurs sociaux, 88 enquêteurs

Tous les outils de l’enquête sont programmés sur des tablettes grâce auxquelles se fera l’enquête. L’ensemble des données collectées ira via le net s’implémenter directement dans une base de données via un logiciel (ODK) conçu à cet effet. Le contrôle des données (complétude, promptitude et qualité) se fera en temps réel grâce à des protocoles de contrôle implémentés. Les performances individuelles et par équipe des superviseurs et des enquêteurs seront évaluées quotidiennement et facilitera le suivi/évaluation de l’enquête. La qualité des données est un défi majeur grâce auquel il sera possible d’évaluer avec plus de précisions et de spécificité, l’impact socio-sanitaire du financement basé sur les performances. MDA se présente alors comme un partenaire fiable non seulement pour des enquêtes de Base mais aussi pour suivre le suivi du processus de mise en place du PBF.

Dr AKONO EMANE Jean-Claude
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PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
15.04.2015
The International Day for the Street Children is an annual event organized by governments and non-governmental actors all over the world to highlight the plight of families whose livelihoods are in the streets. Street children are people who are homeless and are generally deprived of other basic needs of life such as food, clothing and education. Nairobi has about 60,000 of this population.

In Kenya, the day was marked on Saturday 11th April 2015 at Drive Inn primary school. MDA Kenya was one of the organizing committee and hosted the planning meeting on 26th March. We were given the responsibility for the medical camp section and to coordinate all the health service providers.

Over 600 children turned up of which 300 attended the medical checkup. They were checked for the common illnesses, baby wellness and also provided with sanitary materials. The event was successful with many activities including food, sports and entertainment for the children. The key speaker Prof Yash Pal Ghai, one of the eminent persons for the formulation of the current Kenyan constitution highlighted the constitutional rights of children.

The main challenges faced included lack of sufficient funds to facilitate all activities for the day. The school grounds were also very dusty due to the extreme sun and winds and many people went home with a common flu.

DOCTORS OF AFRICA – KENYA (MDA-KENYA)
Tel : +254 724 803 885/ 724 600 450– medecinsdafriquekenya@yahoo.com -
PO BOX: 21156-00100 Nairobi - Kenya
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SANTE/VIH
20.03.2015
Dans le cadre du projet de « Construction d’un centre de santé communautaire à Kombé » dans le 8ème Arrondissement de Brazzaville, avec l’appui financier du Gouvernement Japonais, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon au Congo (basé en RDC), M. Shigeru Ushio et le Représentant de Médecins d’Afrique Congo, Docteur Davy Irénée Louvouezo, ont signé un contrat de don du peuple Japonais le 09 Mars 2015 à Brazzaville.

Cette cérémonie a eu pour cadre le siège de Médecins d’Afrique au Congo situé à Bacongo. Le quartier Kombé est une zone semi-rurale, située dans la périphérie sud de Brazzaville plus précisément dans l’arrondissement 8 Madibou et dont la population est estimée à plus de 20.000 habitants. Durant l’année 2014, Médecins d’Afrique et l’Ambassade du Japon au Congo ont travaillé main dans la main pour l’aboutissement de ce projet. Initié par le bureau de Représentation de Médecins d’Afrique Congo en lien avec le Coordonnateur Europe de l’ONG, Dr Jean Théophile Banzouzi, ce projet a été élaboré à la suite d’un diagnostic rapide réalisé dans ce quartier. Ce diagnostic a permis d’identifier des problèmes prioritaires de la population parmi lesquels l’absence d’une structure de santé viable, obligeant la population à parcourir de longues distances pour accéder aux soins de santé de base.

L’objectif de ce projet est de contribuer à l’amélioration de la situation socio-sanitaire de la population de Kombé et des populations environnantes par la prise en charge adéquate des pathologies courantes y compris les maladies chroniques, l’apport des soins curatifs, préventifs et promotionnels de qualité à moindre coût dans un esprit de co-gestion avec la population. Une dynamique communautaire sera créée autour de ce centre de santé communautaire pour permettre une meilleure appropriation du projet par la population et de faciliter l ’ éducation aux bonnes pratiques sanitaires et nutritionnelles. Une mutuelle de santé sera également créée et affiliée au centre pour faciliter l’accès aux soins de santé de la population. Ce projet contribuera également, conformément aux objectifs poursuivis par Médecins d’Afrique, à la création d’emplois pour de nombreux professionnels de la santé au chômage.

Le centre de santé communautaire de Kombé contiendra quatre (4) unités fonctionnelles à savoir : une unité de soins de santé primaires, un mini-laboratoire d’analyses médicales, une Pharmacie communautaire et une maternité. A noter que le projet de construction du centre de santé communautaire de Kombé entre dans le cadre du Renforcement des Districts sanitaires, un des axes d’intervention de l’ONG Médecins d ’ Afrique.

Ce projet est financé par le Japon à hauteur de 116.261 dollars américains soit 55.223.975 FCFA avec un co-financement de Médecins d’Afrique chiffré à14.437 dollars américains soit 6.857.575 FCFA. Au cours de cette cérémonie, l’ambassadeur du Japon saisissant l’occasion, a invité Médecins d’Afrique à participer activement à la réussite du projet. Il a déclaré ce qui suit : « Je soutiens totalement vos activités et vos initiatives, à travers ce projet, parce que je pense que la santé est la chose la plus importante dans la vie, et beaucoup mieux que de posséder d’immenses fortunes. Si nous assurons une bonne santé, nous pouvons améliorer la qualité de vie de la population comme aller à l’école et au travail ». De plus, l’ambassadeur du Japon n’a pas exclu l’idée de revenir à Brazzaville pour participer à la cérémonie d’inauguration du centre de santé. Pour sa part, le Représentant de Médecins d’Afrique au Congo, après avoir fait la présentation de l’ONG qu’il dirige, a remercié vivement l’ambassadeur du Japon de ce financement. Ce financement, a-t-il déclaré, permettra de contribuer à la réduction du taux de morbidité et de mortalitédes maladies courantes dans la population de Kombé et de ses environs. Cette cérémonie a connu la participation des autorités sanitaires représentées par le Médecin-chef du District sanitaire de Madibou et de la Délégation spéciale du quartier de Kombé conduite par son président.
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URGENCES
11.02.2015
Médecins d’Afrique continue de densifier la mise en œuvre du projet de prise en charge des victimes de violences sexuelles et plus largement des personnes ayant souffert de nombreux traumatismes. A cause du déficit de psychologues à Bangui, la stratégie choisie est celle du déploiement des agents psychosociaux (APS).

Rigoureusement sélectionnés via un test administré par les experts en santé mentale, un premier groupe de 20 APS a été admis au test. Ces APS viennent de recevoir une formation de niveau 1 sur les fondamentaux et les bases pratiques d’animation des cellules d’écoute. Cette formation de 3 jours s’est déroulée du 28 au 30 Janvier 2015. Une formation dense théorique et pratique qui donnent aux apprenants les bases pour une réponse de qualité. Les nouveaux APS ont également été formés aux outils de collecte de données et de références contre référence. L’objectif sera la documentation de toutes les étapes de la prise en charge.

Tous ont eu leur attention de formation signée conjointement par Dr Dzalamou (expert en santé mentale) et Dr Banzouzi, chef de mission. L’union Africaine, en soutenant financièrement ce projet veut apporter une réponse concrète dans la prise en charge globale des victimes des violences sexuelles basées sur le genre. Tous ces APS maintenant membres de MDA seront déployés dans les sites des déplacées et dans les mairies d’arrondissement pour animer les cellules d’écoute. Cette expérience est très attendue par les responsables des sites des déplacés et les maires afin de contribuer à la métabolisation de la douleur et la réhabilitation psychologique des victimes.
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CENTRE D’ETUDE ET DE RECHERCHE MEDECINS D’AFRIQUE (CERMA)
08.02.2015
Vendredi 06 Février 2015 s’est tenu au collège de Djibanar un exposé sur le thème DIVERSITE, GESTION DES MATIERES NON BIODEGRADABLES. La séance a débuté à 17h30 en présence des élèves et enseignants de Djibanar par les mots de bienvenue du chef de l’établissement M. SADIO.

Les exposants, Omar GOUDIABY et Cheikh HANE, tous deux professeurs de SVT, après avoir exposé sur le thème, ont procédé par des questions et réponses. Suivant le plan de travail proposé par les exposants, on peut retenir successivement ces questions suivantes : 1°) Qu’est ce qu’une matière non biodégradable ? 2°) Pouvez-vous citez des matières non biodégradables ? 3°) Que faites-vous des ordures ménagères?

Ces questions ont servi d’interactions entre exposants et participants et ont aussi permis à l’assistance de comprendre l’expression « matière non biodégradable », de citer plusieurs autres matières et de proposer des solutions. Ainsi, après avoir défini la matière non biodégradable comme étant un produit que les micro-organismes ne peuvent pas décomposer, ces matières ont été citées. - Matières plastiques (sachets, bouteilles, les PVC).
- Matières en caoutchouc (seaux, pneus…)
- Elastiques (chambre-à-air…)
- Verres (bouteilles de boisson, d’huile, pare-brises…)
- Boites de conserve métallique (pots de sardine, pots de corne-bœuf, thon…)
- Les métaux (plomb, cuivre, l’aluminium…
- Les synthétiques (les habits, rideaux, draps, chaussures….)
- Matériels électroniques (téléphone portable, télévision, radio…)
- Matériels ménagères (frigo, micro-onde, cuisinières, four, machine à laver…)
- Les détergents

Parmi les principales solutions citées au cours de l’exposé on peut retenir le recyclage, la récupération de ces matières non biodégradables. Il faut préciser que les exposants M. GOUDIABY et M. HANE on été épaulés par tous les enseignants qui ont assisté à l’exposé.

Malang NDIAYE, Point Focal MDA Sénégal
malangndiaye@gmail.com
Tel: (221) 773817909
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NUTRITION ALIMENTATION
28.01.2015
Malgré sa classification de zones hors conflits sur le plan humanitaire, le territoire de Dilolo est resté marqué par des besoins spécifiques humanitaires liés à une augmentation des indicateurs de base alarmant sur la santé, la nutrition et la sécurité alimentaire. La situation socio-économique ne cesse de se dégrader car la plupart des produits des champs et de l’élevage sont destinés à la vente vers l’Angola pour faire face aux différents coûts que rencontrent les familles. La situation sanitaire souffre de nombreuses contraintes dues essentiellement au manque de médicaments et d’équipements et à l’absence de personnel de santé qualifié.

Au regard des enquêtes territoriales réalisées en février 2013, une situation nutritionnelle encore préoccupante est mise en évidence avec un taux de MAG à 14,5% dont 4,7% de MAS donc supérieur aux seuils humanitaires d’urgence de 11% définis par le PAH soit 14,5%. Les personnes affectées sont les enfants de 0 à 5 ans (les filles comme les garçons), les adolescents et les adultes en particulier les femmes allaitantes. Selon la stratégie provinciale de la 1ère allocation Pooled Fund 2013, on estime que plus de 15 100 filles et garçons de moins de cinq ans seront affectés dans les 12 prochains mois dont environ 4 900 cas sévères pour une population estimée à 413,235 habitants et une incidence de la malnutrition aiguë à 1.5.

Ainsi un premier projet financé par le Pooled Fund a été mis en oeuvre par MDA dans la ZS de Dilolo et Kasaji prenant en compte 20 aires de santé sur 42 et 2 hôpitaux généraux de référence (18 UNTA et 2 UNTI) soit une couverture de 51%. L’objectif général du projet est de contribuer à la réduction de la prévalence de la malnutrition aiguë globale à moins de 10% et la mortalité de l’enfant de moins de 5 ans à < 2/10 000/j à la fin du projet dans la Zone de santé de Dilolo et Kasaji. Spécifiquement, il s’agissait de : (i) Dépister et prendre en charge 2 700 cas de malnutrition aiguë sévère dans la zone de santé, soit 48% des enfants malnutris ; (ii) Promouvoir les actions de prévention de la malnutrition dans les aires ciblées ; (iii)Appuyer la supervision et la coordination des activités de nutrition dans 20 structures de la zone de santé.

La population bénéficiaire de ce projet regroupe 413 235 personnes, dont 2 700 enfants de moins de moins de 5 ans sévèrement malnutris et 11 000 ménages hébergeant des enfants malnutris. La population touchée par la prévention est de 33 011 personnes présente dans les zones de santé de Dilolo et Kasaji. Ce projet a été complété par un projet PAM durant la même période qui a couvert la prise en charge des enfants malnutris modérés.

Le présent projet a été mis en oeuvre grâce à la participation active de plusieurs partenaires qui, ensemble ont multiplié les efforts pour sa réussite notamment :
- Le Pooled Fund qui a mis à disposition les fonds nécessaires ayant permis la mise en oeuvre dudit projet.
- Le Ministère de la santé publique à travers les zones de santé par leur équipe cadre (ECZS) qui, malgré leurs multiples préoccupations n’ont pas hésité à apporter leur participation pour la réussite de ce projet. Les zones de santé ont mis à la disposition du partenaire d’exécution (MDA) un personnel compétant dont les infirmiers et nutritionnistes qui ont travaillé sans cesse pour la réussite de ce projet. Des supervisions conjointes ont été organisées et réalisées entre partenaires, le Bureau Central de la Zone Santé et Médecins d’Afrique.
- Le PRONANUT qui de par sa technicité a accompagné le projet depuis le début par la formation du personnel soignant et par les missions de supervisions. Par ailleurs l’enquête nutritionnelle a été réalisée avec le concours du PRONANUT NATIONAL et PROVINCIAL qui n’ont pas ménagé leur effort pour le succès de ce projet.
- L’apport des intrants par l’UNICEF nous a aidés à pallier certaines difficultés liées à l’approvisionnement et/ou à la rupture d’intrants au cours de la réalisation de notre projet.
- Médecins d’Afrique grâce à son expertise a assuré la coordination technique de ce projet mais aussi le suivi des activités à travers différentes supervisions.

Un total de 74 personnes dont 48 Hommes et 26 Femmes ont été formés sur le protocole en PCIMA (Prise en Charge de la Malnutrition) et l’ANJE (Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant). Ces 74 personnes étaient réparties comme suit : 64 prestataires de soins, 8 membres des ECZS et 2 agents. Le projet avait prévu de former 64 personnes mais nous avons tenu à impliquer l’ECZS, ce qui nous a amenés à dépasser légèrement notre cible. Nous avons aussi eu à former 260 relais en PCIMA et ANJE dont 172 Hommes et 88 Femmes parmi lesquels nous pouvons distinguer les leaders communautaires. Nous avions au total 13 relais par structure. Cette formation a porté sur le volet promotionnel. Pendant 4 jours (dont 2 jours de pratique) en s’appuyant sur la PCIMA et l’ANJE.

Au cours du projet, 41 421 enfants ont été dépistés dont 2 388 dépistages actifs. Le dépistage actif a été réalisé dans la communauté avec les relais communautaires qui après le dépistage précoce de cas les référencent vers les structures appropriées. Au total 24 630 cas dépistés ont été référés pour la contre vérification par les infirmiers des centres de santé et parmi eux 1539 cas ont été retenus et traités dans les structures de prise en charge.

La stratégie avancée par la clinique mobile nous a permis d’aller au devant des enfants qui sont à une grande distance des centres de prise en charge et nous a donc permis d’atteindre et dépasser notre cible (2 971 cas d’enfants pris en charge contre 2 700 prévus). En terme de dépistage passif nous avons eu au total 16 791 cas qui venus dans le service pour une autre pathologie ont subi un checking systématique de la malnutrition aiguë sévère (MAS). Sur ces 16 791 cas, 1 432 ont eu besoin d’une prise en charge. A la fin du projet 2 971 cas (1 712 filles et 1 259 garçons) admis dans les centres de santé ont été pris en charge.

La mise en place des activités de prévention de la malnutrition avec l’ANJE (Alimentation du nourrisson et du jeune enfant) dans la communauté pour le changement de comportement avec les groupes des soutiens et groupes d’actions provient d’une stratégie déjà expérimentée au cours de l’année 2013 par MDA. Un groupe de soutien, espace d’échange, est mis en place. Il permet aux ménages d’une même communauté de se rassembler périodiquement pour discuter de leurs problèmes à caractère social (Nutrition, Santé, Assainissement, Hygiène, Sécurité alimentaire, développement…) et trouver des solutions. C’est également une approche participative qui peut servir de plateforme pour la réalisation de l’ensemble des activités de communication visant une modification volontaire de pratiques; plus particulièrement, les groupes de soutiens sont utilisés actuellement pour la mise en oeuvre de l’Education Nutritionnelle intégrée à la prise en charge communautaire de la malnutrition aiguë, dans les zones bénéficiant d’un programme nutritionnel supporté par MDA. Les démonstrations culinaires sont des pratiques qui accompagnent la sensibilisation, car ces pratiques visent le changement des comportements culinaires avec les recettes enrichies vulgarisées pour enfin changer certaines habitudes alimentaires qui ne favorisent pas la bonne nutrition des enfants en particulier et de toute la communauté en général. Depuis le début de notre programme nous avons eu à suivre 2 995 enfants dans la communauté de 10 structures ciblées par Médecins d’Afrique dans la zone de santé de Kasaji, 2 575 sont encore dans le programme et 420 sont sortis du programme (enfants allaités exclusivement au lait maternel).

Ce projet a connu la grande implication et participation de la communauté ainsi que des autorités, ce qui est un point très positif car essentiel pour l’appropriation des activités et pérennisation des acquis. Il a permis d’organiser la communauté en groupement de soutien et d’introduire la notion de l’ANJE pour une meilleure alimentation de l’enfant.

Leçons tirées de l’expérience :
- Le plaidoyer et l’implication des autorités politico administratives au niveau le plus décentralisé accroît la mobilisation des communautés et l’acceptation des activités
- L’augmentation du taux de fréquentation des structures par la mobilisation et l’intégration communautaire de toutes les catégories des bénéficiaires
- L’accompagnement et le suivi des prestataires permettent l’amélioration de l’intégration et de la performance de la prise en charge de la malnutrition
photoIntervention

URGENCES
28.01.2015
Dans le cadre du projet d’appui de l’Union africaine relative à la prévention et la prise en charge des victimes de violences sexuelles en République centrafricaine, Médecins d’Afrique qui met en oeuvre le projet, a organisé un atelier de concertation avec les responsables des ONGs et plate-formes centrafricaines sur le renforcement des capacités des ONGs, ce jours, 28 janvier 2015, au siège de l’Union africaine. Cet atelier a permis de présenter le projet, d’échanger sur la dynamique partenariale, les défis et opportunités rencontrés par les ONGs. Cette rencontre a aussi permis aux ONGs d’exprimer leurs besoins en renforcement de capacité et d’élaborer une stratégie de mise en oeuvre d’un programme de renforcement des capacités de ces ONGs
photoIntervention

SANTE/VIH
28.01.2015
Mme Céline ALLAIN, volontaire française, est venue comme Assistante technique au programme de Redynamisation de la Santé Scolaire (RESASCO) de Médecins d’Afrique à Pointe-Noire (Congo Brazzaville), principalement dans la zone de patientèle du Centre de Santé Communautaire Km4. Elle a participé avec le Dr MAMPASSY et les autres membres de l’équipe RESASCO de Médecins d’Afrique au lancement des activités de santé scolaire dans une école maternelle à Pointe-Noire le 26/01/2015.
photoIntervention

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