MEDECINS D'AFRIQUE
ONG Internationale des Médecins et Acteurs de Santé pour la Promotion des Soins de Santé Primaires
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NUTRITION ALIMENTATION
28.01.2015
Malgré sa classification de zones hors conflits sur le plan humanitaire, le territoire de Dilolo est resté marqué par des besoins spécifiques humanitaires liés à une augmentation des indicateurs de base alarmant sur la santé, la nutrition et la sécurité alimentaire. La situation socio-économique ne cesse de se dégrader car la plupart des produits des champs et de l’élevage sont destinés à la vente vers l’Angola pour faire face aux différents coûts que rencontrent les familles. La situation sanitaire souffre de nombreuses contraintes dues essentiellement au manque de médicaments et d’équipements et à l’absence de personnel de santé qualifié.

Au regard des enquêtes territoriales réalisées en février 2013, une situation nutritionnelle encore préoccupante est mise en évidence avec un taux de MAG à 14,5% dont 4,7% de MAS donc supérieur aux seuils humanitaires d’urgence de 11% définis par le PAH soit 14,5%. Les personnes affectées sont les enfants de 0 à 5 ans (les filles comme les garçons), les adolescents et les adultes en particulier les femmes allaitantes. Selon la stratégie provinciale de la 1ère allocation Pooled Fund 2013, on estime que plus de 15 100 filles et garçons de moins de cinq ans seront affectés dans les 12 prochains mois dont environ 4 900 cas sévères pour une population estimée à 413,235 habitants et une incidence de la malnutrition aiguë à 1.5.

Ainsi un premier projet financé par le Pooled Fund a été mis en oeuvre par MDA dans la ZS de Dilolo et Kasaji prenant en compte 20 aires de santé sur 42 et 2 hôpitaux généraux de référence (18 UNTA et 2 UNTI) soit une couverture de 51%. L’objectif général du projet est de contribuer à la réduction de la prévalence de la malnutrition aiguë globale à moins de 10% et la mortalité de l’enfant de moins de 5 ans à < 2/10 000/j à la fin du projet dans la Zone de santé de Dilolo et Kasaji. Spécifiquement, il s’agissait de : (i) Dépister et prendre en charge 2 700 cas de malnutrition aiguë sévère dans la zone de santé, soit 48% des enfants malnutris ; (ii) Promouvoir les actions de prévention de la malnutrition dans les aires ciblées ; (iii)Appuyer la supervision et la coordination des activités de nutrition dans 20 structures de la zone de santé.

La population bénéficiaire de ce projet regroupe 413 235 personnes, dont 2 700 enfants de moins de moins de 5 ans sévèrement malnutris et 11 000 ménages hébergeant des enfants malnutris. La population touchée par la prévention est de 33 011 personnes présente dans les zones de santé de Dilolo et Kasaji. Ce projet a été complété par un projet PAM durant la même période qui a couvert la prise en charge des enfants malnutris modérés.

Le présent projet a été mis en oeuvre grâce à la participation active de plusieurs partenaires qui, ensemble ont multiplié les efforts pour sa réussite notamment :
- Le Pooled Fund qui a mis à disposition les fonds nécessaires ayant permis la mise en oeuvre dudit projet.
- Le Ministère de la santé publique à travers les zones de santé par leur équipe cadre (ECZS) qui, malgré leurs multiples préoccupations n’ont pas hésité à apporter leur participation pour la réussite de ce projet. Les zones de santé ont mis à la disposition du partenaire d’exécution (MDA) un personnel compétant dont les infirmiers et nutritionnistes qui ont travaillé sans cesse pour la réussite de ce projet. Des supervisions conjointes ont été organisées et réalisées entre partenaires, le Bureau Central de la Zone Santé et Médecins d’Afrique.
- Le PRONANUT qui de par sa technicité a accompagné le projet depuis le début par la formation du personnel soignant et par les missions de supervisions. Par ailleurs l’enquête nutritionnelle a été réalisée avec le concours du PRONANUT NATIONAL et PROVINCIAL qui n’ont pas ménagé leur effort pour le succès de ce projet.
- L’apport des intrants par l’UNICEF nous a aidés à pallier certaines difficultés liées à l’approvisionnement et/ou à la rupture d’intrants au cours de la réalisation de notre projet.
- Médecins d’Afrique grâce à son expertise a assuré la coordination technique de ce projet mais aussi le suivi des activités à travers différentes supervisions.

Un total de 74 personnes dont 48 Hommes et 26 Femmes ont été formés sur le protocole en PCIMA (Prise en Charge de la Malnutrition) et l’ANJE (Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant). Ces 74 personnes étaient réparties comme suit : 64 prestataires de soins, 8 membres des ECZS et 2 agents. Le projet avait prévu de former 64 personnes mais nous avons tenu à impliquer l’ECZS, ce qui nous a amenés à dépasser légèrement notre cible. Nous avons aussi eu à former 260 relais en PCIMA et ANJE dont 172 Hommes et 88 Femmes parmi lesquels nous pouvons distinguer les leaders communautaires. Nous avions au total 13 relais par structure. Cette formation a porté sur le volet promotionnel. Pendant 4 jours (dont 2 jours de pratique) en s’appuyant sur la PCIMA et l’ANJE.

Au cours du projet, 41 421 enfants ont été dépistés dont 2 388 dépistages actifs. Le dépistage actif a été réalisé dans la communauté avec les relais communautaires qui après le dépistage précoce de cas les référencent vers les structures appropriées. Au total 24 630 cas dépistés ont été référés pour la contre vérification par les infirmiers des centres de santé et parmi eux 1539 cas ont été retenus et traités dans les structures de prise en charge.

La stratégie avancée par la clinique mobile nous a permis d’aller au devant des enfants qui sont à une grande distance des centres de prise en charge et nous a donc permis d’atteindre et dépasser notre cible (2 971 cas d’enfants pris en charge contre 2 700 prévus). En terme de dépistage passif nous avons eu au total 16 791 cas qui venus dans le service pour une autre pathologie ont subi un checking systématique de la malnutrition aiguë sévère (MAS). Sur ces 16 791 cas, 1 432 ont eu besoin d’une prise en charge. A la fin du projet 2 971 cas (1 712 filles et 1 259 garçons) admis dans les centres de santé ont été pris en charge.

La mise en place des activités de prévention de la malnutrition avec l’ANJE (Alimentation du nourrisson et du jeune enfant) dans la communauté pour le changement de comportement avec les groupes des soutiens et groupes d’actions provient d’une stratégie déjà expérimentée au cours de l’année 2013 par MDA. Un groupe de soutien, espace d’échange, est mis en place. Il permet aux ménages d’une même communauté de se rassembler périodiquement pour discuter de leurs problèmes à caractère social (Nutrition, Santé, Assainissement, Hygiène, Sécurité alimentaire, développement…) et trouver des solutions. C’est également une approche participative qui peut servir de plateforme pour la réalisation de l’ensemble des activités de communication visant une modification volontaire de pratiques; plus particulièrement, les groupes de soutiens sont utilisés actuellement pour la mise en oeuvre de l’Education Nutritionnelle intégrée à la prise en charge communautaire de la malnutrition aiguë, dans les zones bénéficiant d’un programme nutritionnel supporté par MDA. Les démonstrations culinaires sont des pratiques qui accompagnent la sensibilisation, car ces pratiques visent le changement des comportements culinaires avec les recettes enrichies vulgarisées pour enfin changer certaines habitudes alimentaires qui ne favorisent pas la bonne nutrition des enfants en particulier et de toute la communauté en général. Depuis le début de notre programme nous avons eu à suivre 2 995 enfants dans la communauté de 10 structures ciblées par Médecins d’Afrique dans la zone de santé de Kasaji, 2 575 sont encore dans le programme et 420 sont sortis du programme (enfants allaités exclusivement au lait maternel).

Ce projet a connu la grande implication et participation de la communauté ainsi que des autorités, ce qui est un point très positif car essentiel pour l’appropriation des activités et pérennisation des acquis. Il a permis d’organiser la communauté en groupement de soutien et d’introduire la notion de l’ANJE pour une meilleure alimentation de l’enfant.

Leçons tirées de l’expérience :
- Le plaidoyer et l’implication des autorités politico administratives au niveau le plus décentralisé accroît la mobilisation des communautés et l’acceptation des activités
- L’augmentation du taux de fréquentation des structures par la mobilisation et l’intégration communautaire de toutes les catégories des bénéficiaires
- L’accompagnement et le suivi des prestataires permettent l’amélioration de l’intégration et de la performance de la prise en charge de la malnutrition
photoIntervention

PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
17.01.2015
Deux ateliers de finalisation de la proposition du Cameroun pour le soutien en espèce de GAVI RSS au renforcement du système de santé au Cameroun se sont tenus à Douala au Cameroun à l’hôtel la Falaise du 16 au 19 décembre 2014 et du 6 au 9 janvier 2015.

Médecins d’Afrique a été invité pour représenter la société civile à ce forum de haut niveau puis retenu pour accompagner le Ministère de la santé au renforcement du système de santé année 2016-2020 grâce au financement GAVI RSS où le Cameroun est éligible.

Nous attendons la suite !

Dr AKONO EMANE Jean-Claude
Chargé de Mission Cameroun Médecins d’Afrique
BP 12 Ebolowa - Email : jcakono41@hotmail.com
photoIntervention

SANTE/VIH
21.12.2014
Médecins d’Afrique RD Congo mène avec l’appui financier du Pooled Fund un projet d’Appui à l’accès aux soins de santé de primaires, à la lutte contre le choléra et les autres maladies diarrhéiques dans la Zone de Santé de Malemba Nkulu, District du Haut-Lomami, dans la Province du Katanga.

Ce projet vise à améliorer :
- l’accès aux soins de santé primaires dans 7 aires de santé de la ZS de Malemba Nkulu
- la prise en charge du choléra dans la zone de santé de Malemba-Nkulu pendant la période du projet
- l’accès aux services d’approvisionnement en eau potable, hygiène et assainissement dans la zone de santé de Malemba Nkulu

Ainsi, au cours du mois de Novembre,
- 2 formations des prestataires de soins ont été organisées, sur les SSP et sur le protocole de prise en charge de prise en charge des maladies diarrhéiques, du paludisme, de la rougeole et des IRA. Après les formations, l’équipe MDA accompagnée des membres de l’ECZS ont effectué des supervisions formatives.
- 7 kits de médicaments essentiels ont été prépositionnés au niveau de la pharmacie du BCZS. La distribution au niveau des aires santé cibles (Nyoka, Kaballa, Songwe, Mukomutombo, Lubondoyi, Nkole et Kabwe-Mulongo) a également été réalisée. Les intrants de prise en charge du choléra (Ringer lactate, SRO, …) ont également été prépostionnés au niveau de la zone de santé dans le cadre de prise en charge des cas de choléra.
- les sites de localisation des IDPs dans les aires de santé du projet ont été visités, afin de faire une analyse de la couverture de leurs besoins de santé, qui s’avère très insuffisante

Situation concernant le choléra :
- Le nombre de cas est en diminution depuis la 41ème semaine, période correspondant au de début de la riposte.
- 97 personnes touchées par le choléra ont été prises en charge, la majorité des cas est clairement liée à la consommation d’une eau contaminée, ce qui nécessite d’augmenter le nombre de points de chloration
- 105 acteurs locaux, issus des associations locales, groupes de relais communautaires et les leaders d’opinion ont été renforcés en capacités sur les mesures de lutte contre le choléra. Ils ont été aussitôt déployés au niveau des aires de santé à forte incidence.
- 24 082 ménages ont été sensibilisé sur les mesures de lutte contre le choléra dans les aires de santé de Mukomutombo, Kametemete, Nyoka, Kyamakanza, Kaballa, Kyamakanza, Nkole et Songwe
- Des Centres de Traitement du Choléra (CTC) sont en cours de construction à Nyoka et Lobondoyi

Afin d’améliorer l’accès à l’eau potable :
- 28 acteurs locaux ont été formés aux techniques de traitement de l’eau par la chloration ce qui a permis par la suite de mettre en place 22 sites de chloration au niveau des aires de santé de Kaballa, Mukomutombo, Kametemete et Kyamakanza
- 1 005 977 litres d’eau ont été traités pour 25 214 ménages, soit une moyenne de 40 litres par ménages ou encore 6 litres par personne. Ces faibles chiffres se justifient par la faible capacité de stockage d’eau de la plupart des ménages.
- 400 ménages et 30 embarcations (vélo, moto, pirogues) ont été désinfectés au cours de ce cette période de mise en œuvre
- 7 points d’eau (essentiellement des forages) sont en cours de réhabilitation

Une enquête CAP WASH initiale a été réalisée ayant pour objectif de mesurer l’impact des actions apportées par le présent projet dans le domaine de la promotion de l’hygiène mais aussi pour identifier les pratiques et les croyances en vue d’élaborer des messages clés, appropriés aux communautés bénéficiaires. Elle a concerné 869 ménages, soient 10% des ménages des aires de santé de Mukomutombo, Nyoka et Kaballa. Elle s’est déroulée pendant 3 jours avec 24 enquêteurs identifiés et formés à cet effet.
photoIntervention

CENTRE D’ETUDE ET DE RECHERCHE MEDECINS D’AFRIQUE (CERMA)
17.12.2014
Quelques membres de la Coordination Europe de Médecins d’Afrique se sont réunis Samedi 6 Décembre au siège de l’ONG, à l’invitation du Dr Banzouzi, qui nous a fait le plaisir de sa présence entre deux missions en République Centrafricaine.

Médecins d’Afrique fêtera bientôt sa vingtième année d’existence. Les premières décennies ont permis de bien valider le projet associatif et les outils de travail. Nous avons la chance de travailler dans plusieurs pays, sur plusieurs continents, avec de nombreux partenaires qui nous ont fait confiance et nous ont appuyés techniquement et financièrement pour mettre en oeuvre des projets de développement socio-sanitaire.

Cependant, que faire lorsqu’un projet ne trouve pas écho auprès d’un partenaire financier alors qu’on est certain que ce projet sera utile ? Comment réagir efficacement en situation d’urgence, si l’on n’a pas de fonds propres ?

L’équipe MDA d’Ile de France s’est réunie pour réfléchir sur le sujet et proposer des pistes d’actions pour améliorer l’autonomie financière de l’ONG. La même démarche devra être entreprise dans tous les pays où nous intervenons et la synthèse des propositions sera remontée au Conseil d’Administration pour son plan d’action 2015.

L’atelier de travail s’est achevé par un pot de l’amitié autour de jus de fruits et de chocolats
photoIntervention

URGENCES
13.12.2014
Le processus de recrutement continue en RCA pour le projet de l’Union Africaine en faveur des victimes des violences sexuelles. La liste des agents retenus après entretien individuel et tests a été affichée. Tous ont été invités à une première journée de formation le samedi 13 Décembre 2014 dans les locaux de MDA. Au programme : esprit et philosophie de MDA (Dr Banzouzi, Chef de Mission), l’importance du respect des procédures (Armel Samba, Point Focal), synthèse du projet et stratégie de mise en œuvre (Dr Guillian Makhana) et procédure administrative pour la finalisation du recrutement. Deux heures de formation et d’échanges avec les candidats, afin de mieux expliquer les enjeux du projet. L’Union Africaine en finançant ce projet veut contribuer au relèvement du système de santé.

La qualité de la réponse est l’essentiel dans l’implémentation du projet pour l’intérêt des bénéficiaires. Ce sont en tout 15 personnes qui ont été formés (5 femmes et 7 hommes). Un vrai challenge pour Médecins d’Afrique dans le renforcement des compétences de tous les collaborateurs. Les intervenants subiront des formations intensives tout du long du projet car l’objectif aussi étant de faire émerger des acteurs centrafricains dans l’action humanitaire au cœur de Médecins d’Afrique. Tous ont signé la charte éthique de Médecins d’Afrique comme signe de leur engagement dans le projet et dans Médecins d’Afrique

MDA souhaite à tous la bienvenue !
photoIntervention

URGENCES
16.11.2014
Au-delà des questions sécuritaires en République Centrafricaine (RCA), l’Union Africaine (UA) est très engagée au côté des victimes et notamment des femmes. Elle est en train d’implémenter un projet de prise en charge globale des victimes de violences sexuelles. Médecins d’Afrique (MDA), en tant qu’ONG africaine de médecins et acteurs de santé oeuvrant pour le développement socio-sanitaire en Afrique, a été chargé de mettre en œuvre ce projet. Dans sa stratégie de mise en œuvre et surtout sa volonté d’une appropriation des méthodes de prise en charge, MDA veut une implication de la communauté de RCA. L’équipe projet comprendra donc plusieurs internationaux de MDA, mais la plus grande partie sera composée de volontaires de RCA.

Mardi 11 Novembre, MDA a organisé une réunion avec les membres et sympathisants de RCA, les ONG locales, et les candidats identifiés lors de l’annonce de recrutement. Plus de 70 personnes ont été réunies pour l’occasion à Bangui.

Plusieurs temps forts ont ponctué cet événement important de l’installation de MDA en RCA, sous l’égide de l’UA :
- Présentation par Dr Banzouzi de MDA et de ses méthodes, missions et actions
- Présentation du projet de l’UA de prévention et de réponse aux violences sexuelles en République Centrafricaine
- Présentation par Alassane Binta DIOP de l’UA et de ses missions en RCA
- Présentation par Dr Ametonou du processus de recrutement et d’adhésion à MDA

Enormément de questions ont émaillé ces interventions, montrant l’intérêt des Centrafricains pour le projet de l’UA et pour MDA. Une grande convivialité qui conforte MDA pour apporter une réponse basée sur les réalités du terrain grâce à l’implication massive des jeunes RCA et du Ministère de la Santé et du Ministère de la Famille et des Affaires sociales.

Cette rencontre est la première d’une longue série qui mobilisera les membres de MDA en RCA et plus largement les relais communautaires et les acteurs clés impliqués dans la prise en charge des victimes de VSBG et le développement socio-sanitaire de la RCA.

Dr Jean Théophile Banzouzi
Coordonnateur Europe de Médecins d’Afrique
photoIntervention

URGENCES
08.11.2014
L’Est de la RDC a connu ces dernières décennies des crises diverses qui en ont fait, une priorité humanitaire. Le territoire d’Uvira dans le Sud Kivu connaît des mouvements internes des populations conséquence des affrontements armés entre les FARDC et les différentes factions rebelles. Depuis le 07 Juin 2014, la Zone de Santé de Ruzizi dans le territoire d’Uvira a enregistré un nombre important de déplacés (5448 personnes) suite aux attaques de mouvement rebelle Rwando-Burundais au niveau de la plaine de Ruzizi spécifiquement au village Mutarule. D’autres villages ont également été touchés comme Luberizi et Rwenena Kibirizi. En plus de ces personnes déplacées, la zone de santé de RUZIZI compte un total de 157.440 populations locales.

Afin d’avoir de plus amples informations sur cette population en déplacement, une recommandation était faite à MDA à travers le Cluster Santé, de réaliser faire une évaluation rapide de la situation du 17 au 19 Octobre 2014.

Plusieurs acteurs humanitaires sont déjà présents dans la région : MDA, MSF-H accompagnent la Zone de Santé dans la surveillance épidémiologique, PROSANI, PASS Sud Kivu, ADRA et OXFAM. Cela facilitera les choses pour les interventions à mener. En effet, les besoins observés sont conséquents :
- Besoin de prise en charge médicale des déplacés de Mutarule
- Manque d’approvisionnement en médicaments de prise en charge des déplacés;
- Déstabilisation du système de recouvrement des coûts dans la structure de prise en charge;
- Stigmatisation de la population hôte du fait que ils logent les déplacés mais ils paient la totalité des soins.
- Gaps dans d’autres secteurs (eau, hygiène et assainissements, éducation)

Les résultats précis de cette évaluation ont été partagés avec le cluster santé Sud Kivu et le reste de la communauté humanitaire, afin de définir les priorités d’action et d’engager les moyens d’intervention.
photoIntervention

PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
20.10.2014
DOCTORS OF AFRICA / MEDECINS D’AFRIQUE is an international health NGO born in Congo Brazzaville in 1993, more focusing on the promotion of primary health with a special attention to maternal and child health. We have been much operating mostly in French speaking countries such as Congo-Brazzaville, Congo-Kinshasa, Gabon, Chad, Ivory Coast, Guinea, France and in Japan. Kenya is the first English speaking country where we are planning also to bring our contribution in health related issues as well as in the social development of Africa and in particular to the Kenya population.

On October 11th, MDA Kenya visited Bignet Primary School in Nairobi for a medical check-up. The object of the program was to improve the health of students to help improve school performance by preventing diseases that may have an impact on education of students, taking care of common diseases and trauma in schools, and to also improve the nutritional status of students. Dewormers were given to each child.

MEDICAL CHECK-UP
The medical check up sought to undertake the following areas:
Routine medical test : (Measurement: weight, height, weight/height ratio, Pubertal maturation, Examination of the mouth and teeth, Ostoscopy and hearing, General review/ examination)
Psychological test, focus on the study of Thought and Language, The nature of sleep, Functional autonomy, Cognitive and intellectual sphere, Temperament and character

ADA AWARENESS
As the parents got through with the medical check up, they were ushered into a room where MDA staff was given basic information about alcohol and drugs abuse, and how they can prevent abuse among their puberty developing children.

NUTRITION ASSESSMENT
The idea was to prevent common illnesses because diseases in children are rarely detected early due to lack of family doctors. They are usually diagnosed when they have worsened and need a medical attention.
This can be attributed mostly due to ignorance by care givers about the health of their children in term of monitoring and continuous evaluation by a medical doctor.
MDA aims to change the situation in Kenya by carrying out school medical events where awareness is given for regular health surveillance to schools.
A total of 24 children were examined:
- 15 were found to be underweight
- 3 cases were overweight
- 1 case was obese
- Only 5 had a good nutritional state

CHALLENGES
MDA Kenya made use of qualified personnel including doctors, nurses, nutritionists and psychologists. Due to the costs factor of purchasing medicines and other logistics, a cost sharing approach was used, where parent contribution was at Kshs 300 per child. This supported in facilitating the event through re-imbursements and refreshments. The head teacher of Bignet made some comments: the organisation should plan to reduce or scrape the charges since this is a low income region and such events are usually free. Should there be any charges, do it per household and not per child. Examine the children freely but charge for drugs. Do not only examine children but adults too since they are also vulnerable to common illnesses. The MDA team was well appreciated by the school board.
photoIntervention

EAU / HYGIENE /ENVIRONNEMENT
20.10.2014
Chaque année, le 15 octobre marque la Journée mondiale du lavage des mains qui a pour but de sensibiliser les populations à l’importance du lavage des mains au savon comme moyen de prévention efficace et abordable des maladies.

Depuis son lancement en 2008 – déclarée Année internationale de l’assainissement par l’Assemblée générale des Nations Unies – la Journée mondiale du lavage des mains prolonge et renforce la campagne en faveur de l’amélioration des pratiques d’hygiène partout dans le monde, afin d’encourager des millions de personnes à se savonner les mains pour faire reculer des maladies comme le choléra, la fièvre typhoïde et autres maladies des mains salles.

La zone de santé de Bukama, District de Haut Lomami est parmi les zones de santé sanctuaire les plus touchées par l’épidémie de choléra. En effet, en 2013 la zone de santé de BUKAMA a été parmi les zones de santé les plus touchées avec 276 cas et 13 décès et cette année (2014), jusqu’à la 16ème semaine épidémiologique, 394 cas et 7 décès ont déjà été dénombrés, soit une augmentation de 42,7%.

Les enfants sont les premières victimes avec plus de 3,5 millions de décès d’enfants de moins de 5 ans chaque année dus à des maladies liées à la diarrhée. C’est donc sur eux que doivent être dirigées les plus grande campagnes de changement de comportement afin d’en faire demain une société d’hommes et de femmes respectant les règles d’hygiène minimum pour lutter contre les maladies de mains sales.

A l’occasion de cette journée qui a comme thème « Mains propre, Zéro microbes », Médecins d’Afrique a organisé à Bukama, en partenariat avec la Sous Division Provinciale de l’Education, une cérémonie de sensibilisation sur le lavage correcte des mains avec la participation de 15 écoles de la place. Des scénettes portant sur différents aspects du lavage des mains ont été exécutées par les élèves de quelques-unes des écoles participantes. Les sous- thèmes suivants ont été abordés : · L’importance du lavage des mains
· Les cinq moments du lavage des mains
· Le danger de la non -observance des règles d’hygiène élémentaires

Une démonstration de l’opération de lavage des mains a été exécutée par Médecins d’Afrique, suivie d’un lavage des mains symbolique de l’autorité territoriale et quelques invités présents à la cérémonie. Enfin, une distribution symbolique d’une barre de savon et d’un dépliant contenant des messages de sensibilisation sur le choléra a clôturé cette cérémonie. Au total 100 barres de savons, 555 dépliants et 5 seaux avec robinet ont été remis à la sous division provinciale de l’éducation par Médecins d’Afrique pour encourager les écoles à adopter et pérenniser ce geste qui sauve des vies.
photoIntervention

CENTRE D’ETUDE ET DE RECHERCHE MEDECINS D’AFRIQUE (CERMA)
01.10.2014
Médecins d’Afrique est engagé pour le compte du Ministère de la Santé du Congo Brazzaville et de la Banque Mondiale, sur une enquête d’envergure nationale. L’enjeu est de taille pour le système de santé congolais. Il s’agit en effet d’évaluer la qualité des infrastructures, l’approvisionnement en médicaments, l’état des équipements, la gestion et le reporting sur la santé maternelle et infantile, les recettes et les dépenses des établissements de santé, évaluer la charge de travail, la rémunération et la motivation des acteurs de santé ainsi que leurs connaissances de base. Pour les ménages, l’équipe de recherche veut évaluer l’utilisation des services de santé par la population, identifier les obstacles dans l’utilisation des services materno-infantile, évaluer les dépenses de santé, apprécier la perception de la qualité des services de santé et évaluer l’état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans.

L’objectif est de donner au Ministère la possibilité de disposer des données de base pour un engagement dans la démarche de financement basé sur la performance comme le propose la Banque Mondiale. Dans l’enquête qui se déroule depuis 3 mois, l’équipe a fait face à de gros défis logistiques et informatiques. Les enquêteurs utilisent des tablettes 3G pour envoyer les données dont la qualité et la complétude doivent être vérifiées en temps réel, ce qui implique une bonne coordination et une connectivité internet fiable. Ce n’est pas chose facile comme en conviendront ceux qui connaissent les environnements ruraux d’Afrique Centrale.

Après les départements des Plateaux, du Pool, du Niari, les villes de Pointe-Noire et Brazzaville, l’équipe vient de finaliser les interviews dans le Kouilou, la Lékoumou et la Bouenza. Ils se dirigent maintenant vers les départements du Nord (Cuvette Est et Ouest, Sangha et Likouala). D’autres défis se présenteront qui vont compliquer la tâche des enquêteurs. En effet, il faudra atteindre des populations qui sont très enclavées et accessibles uniquement par voie fluviale. Les logisticiens devront être attentifs !

Souhaitons à toute l’équipe des enquêteurs et aux superviseurs beaucoup de courage pour mener à bien leur mission.
photoIntervention

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