MEDECINS D'AFRIQUE
ONG Internationale des Médecins et Acteurs de Santé pour la Promotion des Soins de Santé Primaires
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EAU / HYGIENE /ENVIRONNEMENT
18.12.2016
Médecins d’Afrique Congo participe au volet communautaire du projet Maza ma Bouala (Eau pour tous), piloté par le Conseil Départemental du Kouilou et financé par l’Union Européenne.

Ce projet vise à doter en ouvrages d’eau de nombreuses villes et villages du Congo, par l’aménagement de source, la réhabilitation ou la construction de forages ou de puits. Le volet communautaire, qui nous concerne tout particulièrement, a pour but la sensibilisation des communautés sur l’eau, l’hygiène et l’assainissement et la mise en place des Comités Locaux de Gestion de l’Eau (1 par ouvrage d’eau). Ces Comités ont pour tâche de poursuivre la sensibilisation et d’assurer la maintenance des ouvrages.
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PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
18.12.2016
Médecins D’Afrique Côte d’Ivoire a organisé la formation d’animateurs pour la prévention de la transmission du VIH/SIDA de la mère à l’enfant (PTME) les 27 et 28 Août 2016 au CEDV de MOSSIKRO, l’une des communes d’Abidjan.

Les préparatifs de la formation ont débuté au cours des plaidoyers, les rencontres des responsables d’institution et centre de santé. Ils prirent fin avec le recrutement des animateurs. Dr Fiacre ABAH, Représentant MDA Côte d’Ivoire et Dr Laurence TOURE, membre de MDA Côte d’Ivoire, ont assuré la formation, qui comprenait les modules suivants : 1. Epidémiologie et Normes Nationales des services de Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant, 2. Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant (P.T.M.E), 3. Planning familial, 4. Santé de la reproduction : I.S.T / M.S.T chez les jeunes adultes, 5. Information Education et Communication (I.E.C) : conduite de focus groups et de causeries éducatives.

Les formations se sont déroulées de 9h à 18h le premier jour et de 08h30 à 17h10 le deuxième jour. Le Président du quartier M. GBAKUI DEPRI et le Président des jeunes de Mossikro, nous ont fait l’honneur de participer à la cérémonie d’ouverture. L’on a dénombré 20 participants qui se répartissent comme suit : 15 animateurs, 3 membres MDA -CI, 2 invités. La première journée a débuté avec le mot d’ouverture fait par la Présidente du quartier et Dr Fiacre ABAH. La formation a débuté avec Dr Laurence TOURE qui a animé le premier module puis Dr Fiacre ABAH les modules 2 et 3. La seconde journée, la formation des animateurs a commencé avec Dr Fiacre ABAH pour le module 4 puis Dr Laurence TOURE avec le module 5. La journée s’est achevée par les échanges. Les 15 animateurs communautaires sont désormais prêts à rejoindre le projet de PTME de proximité lancé par Médecins d’Afrique Côte d’Ivoire, avec l’appui de la Délégation Aquitaine de Médecins d’Afrique en France.
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URGENCES
18.12.2016
Le 11 août, les autorités ont déclaré la première épidémie de choléra en République Centrafricaine (RCA) depuis 2011 après que des échantillons ont été testés positifs pour la maladie.

Fin Août, au moins 109 cas avaient été identifiés et 15 personnes étaient mortes. La maladie a été détectée pour la première fois le 27 juillet dans le village de Mourou-Fleuve, dans la sous-province de Djoukou dans la région centrale. Afin de soutenir activement les efforts du gouvernement, les acteurs humanitaires dans les secteurs de la santé, l’eau, l’assainissement et l’hygiène ont mis en place un groupe de travail pour assurer une réponse efficace à la crise.

Avec l’appui de l’OMS, Médecins d’Afrique Centrafrique, qui a déjà mené plusieurs projets de santé à Ndjoukou, a décidé d’étendre ses activités au suivi et à la prise en charge des cas de choléra auprès des retournés et populations hôtes. Commencé le 22 Août 2016, ce projet se situe dans la continuité du projet de soins de santé primaires que Médecins d’Afrique Centrafrique a déjà mis en œuvre avec l’appui du Fond Commun Humanitaire (CHF) pendant 09 mois. Cette fois-ci, un complément d’activités dans le cadre de la riposte contre le choléra a été intégré, pour faire face à l’épidémie en cours.

Après échanges avec les autorités politico-administratives et sanitaires de la Kémo pour informations sur le projet, un accord de collaboration a été signé entre MDA et les 7 formations sanitaires (FOSA) de la sous-préfecture de Ndjoukou pour la poursuite des activités de soins de santé primaires (SSP) et l’intégration des activités de riposte contre le Choléra. Une communication a été également menée auprès de la communauté pour susciter leur participation au projet. L’équipe projet mène des activités de surveillance épidémiologique, qui débute au sein de la communauté grâce aux relais communautaires (RECO). Elle se poursuit dans les FOSA et dans les communautés. La prise en charge (PEC) médicale des malades du choléra se fait jusque-là uniquement au Centre de Santé de Ndjoukou, en attendant la mise en place d’une Unité de Traitement du Choléra (UTC) et de 8 Points de Réhydratation Orale (PRO) respectant les normes de prise en charge de l’épidémie du choléra. D’une manière journalière, en lien avec l’OMS et le COUSP, une notification des cas continue à se faire.
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SANTE/VIH
18.12.2016
L’inauguration du Centre de Santé de Kombé a eu lieu le 06 juillet à Brazzaville, au quartier Kombé, dans le 8ème arrondissement, en présence Shuji Noguchi, chargé d’Affaires près l’ambassade du Japon en République du Congo et de plusieurs autorités Congolaises. Le centre communautaire couplé à une maternité moderne a été effectué dans le cadre de l’aide non remboursable des petits projets locaux (APL), de l’ambassade du Japon. La collaboration entre Médecins d’Afrique et la Coopération Japonaise avait été initiée en 2015.

par le Dr Jean Théophile Banzouzi, Coordonnateur Europe de l’ONG et poursuivie ensuite par le Dr Davy Louvouezo, Représentant Congo. Le projet a pour vocation de promouvoir la médecine communautaire et familiale des habitants de Brazzaville en général, et de Madibou, en particulier. Désormais, les soins pour les femmes enceintes et les mères allaitantes, les examens biologiques, les soins médicaux, ainsi que des formations organisées par l’organisation non gouvernementale médecins d’Afrique pour la prévention des maladies transmissibles et sur la nutrition sont rendus possibles. Cette infrastructure sanitaire a été équipée du matériel nécessaire pour contribuer à la sécurité humaine. Le chargé d’Affaires a rappelé, pour la circonstance, que la santé constituait un élément indispensable à la formation des ressources humaines qui assurent un développement durable dans un pays, à l’épanouissement de la vie humaine et au développement de tous les pays. Le diplomate Shuji Noguchi a également souligné qu’un meilleur accès aux services de santé de base servirait au bien-être des populations défavorisées, tout en contribuant au développement humain et à la réduction de la pauvreté. Le diplomate Japonais s’est félicité de la coopération et de l’amitié entre le Japon et la République du Congo, et a émis le souhait de voir les bénéficiaires prendre soin de ce centre ainsi que des équipements fournis.

Rappelons que l’arrondissement 8 Madibou, est l’un des derniers nés de Brazzaville avec Djiri. Il s’étend sur une superficie de 80,45 km2. Il est limité au nord par le district de Goma Tsé-tsé, au sud par l’arrondissement 1 Makélékélé, à l’ouest par le fleuve Djoué et à l’est par le fleuve Congo. Et la population de Madibou est de 100.000 habitants, selon une source du ministère de la santé.
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CENTRE D’ETUDE ET DE RECHERCHE MEDECINS D’AFRIQUE (CERMA)
18.12.2016
Félicitations à Axel Plessier, qui a effectué son stage du 21/03 au 18/09/2016 dans le Kongo Central avec Médecins d’Afrique, et qui a soutenu avec succès son mémoire de fin de stage à AgroParis Tech. Le Dr Banzouzi, qui a été son référent de stage pour Médecins d’Afrique, était présent et a apprécié la présentation. Il s’agissait de réaliser un diagnostic de la sécurité alimentaire de la zone de santé d’Inga - Kongo Central (RDC).

Située dans le Kongo Central en RD Congo, la zone de santé d’Inga (ZSI) est majoritairement tournée vers une agriculture familiale de subsistance peu performante qui représente le principal moyen d’existence des populations. Actuellement, l’agriculture itinérante sur brûlis souffre aujourd’hui d’une forte pression foncière, d’un manque d’encadrement et d’appui favorable à la diversification des spéculations ainsi que d’un enclavement et de goulots d’étranglement de commercialisation hypothéquant la valorisation des productions locales les plus rémunératrices.

Depuis ces quarante dernières années, l’espace agraire s’est principalement resserré autour de quatre cultures vivrières facilement conservables mais à faible valeur ajoutée (manioc, maïs, haricot et arachide).

Dans le but de renforcer le cadre d’interventions de Médecins d’Afrique (MDA), le diagnostic agraire réalisé dans la ZSI, aboutissant à une modélisation des systèmes de production (SP), révèle néanmoins une certaine diversité des catégories d’agriculture (d’infra-subsistance / de subsistance en manioc / vivrière / maraîchère / patronale) affectant significativement la nutrition des unités agricoles familiales (UAF).

Des analyses statistiques ont en effet permis de mettre en évidence des relations linéaires entre des variables agro-économiques des exploitations agricoles familiales (EAF) et le score de consommation alimentaire (SCA) des ménages, utilisé comme indicateur proxy de leur insécurité alimentaire. Les systèmes de production parvenant à se diversifier en sortant du système de culture dominant du “manioc associé” par la mise en place de cultures pérennes, semi-pérennes ou maraîchères, davantage rémunératrices que les cultures vivrières de base, dégagent de plus hauts revenus agricoles permettant de renforcer leur panier et leur sécurité alimentaires.
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NUTRITION ALIMENTATION
18.12.2016
Le Projet pilote inter sectoriel Nutrition / WASH dans la Province du Sud Kivu, mené dans la zone de santé de Bunyakiri par Médecins d’Afrique grâce à un financement de l’UNICEF, a été lancé officiellement le 3 Juin 2016. Son objectif est de contribuer à l’amélioration de l’état nutritionnel de 9 500 enfants de moins de 2 ans et de 10 000 femmes enceintes et allaitantes dans la zone de santé de Bunyakiri, territoire de Kaléhe (Sud-Kivu) d’ici à Août 2017. Il touchera plus de 26 000 ménages de Bunyakiri, répartis dans 13 aires de santé (Bitale, Bitobolo, Bunyakiri, Chinganda, Fumya, Hombo Sud, Irangi, Lwana, Maibano, Makuta, Mingazi, Mushunguti et Tshigoma)

Au démarrage, les activités principales du volet nutrition ont été l’installation des conditions pour le bon déroulement de la suite du projet :
- Organisation de la communauté : plaidoyer auprès des chefs de villages et groupement, identification et élection des relais communautaires, mise en place ou redynamisation des Cellules d’Animation Communautaires (CAC) par village ainsi que des comités de santé (CODESA) des Aires de Santé, cartographie des organisations à assise communautaire (OAC)
- Formation des agents de santé sur la nutrition à assise communautaire (NAC), l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE), la CPS redynamisée et la prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë (PCIMA). Chaque session a une durée de 5 jours. La première qui a débuté le 04 Juillet a pris fin le vendredi 08 Juillet. Elle a réuni 13 IT, 6 membres de l’équipe cadre de zone de santé, 6 agents de santé de l’hôpital Général de Référence et cinq présidents de CODESA.
- Déploiement des intrants dans les aires de santé : les intrants de prise en charge de la malnutrition fournis par l’Unicef ont été déployés dans les différentes aires de santé d’intervention par MDA qui s’est assuré que les conditions minimales de stockage étaient réunies dans les 13 aires de santé du projet.

Le volet Eau et Assainissement (WASH) doit se dérouler au niveau des villages et plus spécialement des écoles. Pour la période de Juin, il s’est agi de :
- Finaliser et harmoniser la base des données initiale avec le Bureau du Chef de Zone de Santé (BCZS) et la Direction de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP)
- Lancer des activités de sensibilisation dans les nouvelles écoles à intégrer le programme « Ecole Assainie »
- Lancer des activités de sensibilisation pour les nouveaux villages intégrés dans le programme « Village Assaini »
- Planifier la suite des activités et préparer le plan de communication, qui intégrera deux radios communautaires (RCBU et RCA) pour promouvoir le programme écoles et villages assainis et la NAC.

Ces activités vont se poursuivre durant le mois de Juillet, avec en plus le démarrage des activités de nutrition dans les centres de santé impliqués dans le projet.
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NUTRITION ALIMENTATION
15.07.2016
Le Projet pilote inter sectoriel Nutrition / WASH dans la Province du Sud Kivu, mené dans la zone de santé de Bunyakiri par Médecins d’Afrique grâce à un financement de l’UNICEF, a été lancé officiellement le 3 Juin 2016.

Son objectif est de contribuer à l’amélioration de l’état nutritionnel de 9 500 enfants de moins de 2 ans et de 10 000 femmes enceintes et allaitantes dans la zone de santé de Bunyakiri, territoire de Kaléhe (Sud-Kivu) d’ici à Août 2017. Il touchera plus de 26 000 ménages de Bunyakiri, répartis dans 13 aires de santé (Bitale, Bitobolo, Bunyakiri, Chinganda, Fumya, Hombo Sud, Irangi, Lwana, Maibano, Makuta, Mingazi, Mushunguti et Tshigoma)

Au mois de Juin, les activités principales du volet nutrition ont été l’installation des conditions pour le bon déroulement de la suite du projet :
- Organisation de la communauté : plaidoyer auprès des chefs de villages et groupement, identification et élection des relais communautaires, mise en place ou redynamisation des Cellules d’Animation Communautaires (CAC) par village ainsi que des comités de santé (CODESA) des Aires de Santé, cartographie des organisations à assise communautaire (OAC)
- Formation des agents de santé sur la nutrition à assise communautaire (NAC), l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE), la CPS redynamisée et la prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë (PCIMA). Chaque session a une durée de 5 jours. La première qui a débuté le 04 Juillet a pris fin le vendredi 08 Juillet. Elle a réuni 13 IT, 6 membres de l’équipe cadre de zone de santé, 6 agents de santé de l’hôpital Général de Référence et cinq présidents de CODESA.
- Déploiement des intrants dans les aires de santé : les intrants de prise en charge de la malnutrition fournis par l’Unicef ont été déployés dans les différentes aires de santé d’intervention par MDA qui s’est assuré que les conditions minimales de stockage étaient réunies dans les 13 aires de santé du projet.

Le volet Eau et Assainissement (WASH) doit se dérouler au niveau des villages et plus spécialement des écoles. Pour la période de Juin, il s’est agi de :
- Finaliser et harmoniser la base des données initiale avec le Bureau du Chef de Zone de Santé (BCZS) et la Direction de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP)
- Lancer des activités de sensibilisation dans les nouvelles écoles à intégrer le programme « Ecole Assainie »
- Lancer des activités de sensibilisation pour les nouveaux villages intégrés dans le programme « Village Assaini »
- Planifier la suite des activités et préparer le plan de communication, qui intégrera deux radios communautaires (RCBU et RCA) pour promouvoir le programme écoles et villages assainis et la NAC.

Ces activités vont se poursuivre durant le mois de Juillet, avec en plus le démarrage des activités de nutrition dans les centres de santé impliqués dans le projet.
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PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
09.06.2016
En 2015, MDA Congo a poursuivi son action de prévention et de lutte contre la malnutrition dans ses 4 CSCOM, à Brazzaville (Centre Médical de Ressources Professionnelles ou CMRP, Centre de Santé Mutualiste de Talangaï ou CSMT, Centre de Santé de Mikalou-Madzouna ou CSMM) et à Pointe Noire (Centre de Santé de Km4).

En effet, la situation nutritionnelle de la population au Congo demeure encore préoccupante : 24.4% d’enfants de moins de 5 ans présentent un été de malnutrition chronique ou un retard de croissance contre le seuil de moins de 20% fixé par l’OMS ; 6% d’enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë ou d’émaciation contre le seuil de moins de 5% fixé par l’OMS ; 11.6% chez les enfants de moins de 5 ans ont une insuffisance pondérale contre le seuil de moins de 10% fixé par l’OMS ; 3% chez les enfants de moins de 5 ans et 9% chez les femmes en âge de procréer sont obèse, 17% des femmes en âge de procréer ont une surcharge pondérale et 14% chez les femmes en âge de procréer ont une maigreur ou déficience énergétique chronique (données 2011)

Il s’agissait de contribuer à l’amélioration de l’état nutritionnel des enfants ainsi que des femmes enceintes et allaitantes dans 4 aires de santé (3 à Brazzaville et 1 à Pointe Noire) en assurant le dépistage et la prise en charge des cas de malnutrition, la supplémentation en fer des femmes enceintes et en post partum, la supplémentation en vitamine A des enfants de moins de 5 ans et des femmes allaitantes et la promotion des bonnes pratiques alimentaires et nutritionnelles au sein de la population.

La vigilance nutritionnelle et la prise en charge nutritionnelle dans les CSCOM commence par la prise des mesures anthropométriques (poids, taille, périmètre brachial) permettant de déterminer le Z-Score ou le rapport P/T, avant de procéder à la classification selon le tableau clinique en face. Ces éléments permettent la mise en évidence du type et de la forme de la malnutrition. Des séances de communication pour le développement (C4D) sont organisées chaque semaine dans les CSCOM. Ces séances ciblent particulièrement les femmes en âge de procréer, les femmes enceintes et allaitantes. La supplémentation en fer/acide folique est faite lors des consultations pré-natales (CPN) chez la femme enceinte. Pendant les consultations post-natales (CPS) se font chez la femme allaitante, la supplémentation en fer/acide folique et en vitamine A, cependant les enfants de moins de 5 ans sont supplémentés en vitamine A uniquement.

Pour 2015, ce sont 6 808 enfants qui ont ainsi bénéficié d’une surveillance nutritionnelle. La malnutrition aiguë globale a été moins souvent observée que le surpoids (2,2% des cas contre 13,2%) et 1,2% des enfants avaient atteint le stade de l’obésité. Parmi les 147 malnutris dépistés, 50 % ont ou être pris en charge, les autres ayant été perdus de vue. La principale raison d’abandon évoquée a été le manque de moyens financiers des parents. Les 2/3 des enfants pris en charge ont suivi le traitement jusqu’au bout et ont été déclarés guéris. Les autres ont arrêté en cours de route.

La recherche des causes de la malnutrition a amené les facteurs ci-après en lumière : l’ignorance des parents sur l’origine de la maladie, souvent assimilée aux croyances mystiques (mauvais sort) ; le manque de connaissances sur la manière d’alimenter les enfants surtout lors du sevrage ; les grossesses rapprochées ; la négligence des mères quant à l’équilibre alimentaire pour les enfants. Afin de faire reculer cette méconnaissance, 485 séances de C4D ont été organisées dans les CSCOM, sur les thématiques suivantes : Allaitement maternel exclusif ; Alimentation de complément chez les enfants de 6 à 59 mois ; Causes et conséquences de la malnutrition chez la femme enceinte et chez l’enfant ; Prévention des carences en micronutriments ; Lavage des mains, etc.

Pour 2016, MDA Congo entend poursuivre les activités nutritionnelles dans les CSCOM, organiser des campagnes de sensibilisation des populations sur l’ANJE, l’alimentation des femmes enceintes et allaitantes, développer des activités de NAC et systématiser l’utilisation du logiciel de gestion des données nutritionnelles dans tous les CSCOM. La problématique de la malnutrition demeure encore d’actualité en République du Congo comme en témoignent les statistiques nationales ainsi que les résultats obtenus lors des activités nutritionnelles réalisées dans les CSCOM de Médecins d’Afrique. Des efforts doivent être consentis au niveau de la communauté pour lutter contre la survenue de la malnutrition à travers une alimentation équilibrée. Ceci passera par une intensification des activités de sensibilisation dans les ménages ou dans la communauté par le biais des relais communautaires. Par ailleurs, une systématisation de la surveillance nutritionnelle par la prise des mesures anthropométriques dans les formations sanitaires permet de dépister à temps les enfants à risque de malnutrition ou malnutris afin qu’une prise en charge soit faite pour éviter des décès des enfants dus aux complications de la malnutrition. Bien que les résultats présentés aient plus évoqué la malnutrition aiguë, un accent particulier doit être mis sur la malnutrition chronique quand on sait que ses conséquences désastreuses pour les enfants dans les 1000 jours suivant la naissance. MDA Congo va donc continuer le plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers et autres bailleurs des fonds agissant dans le domaine de la nutrition pour mener un projet de nutrition à assise communautaire afin de pour compléter le travail déjà réalisé dans les formations sanitaires.
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SANTE/VIH
09.06.2016
Médecins d’Afrique Sénégal est intervenu le 4 Juin 2016 à l’école élémentaire de Bafata pour une séance de sensibilisation sur les grossesses précoces. Nous remercions Malang Ndiaye, Point Focal MDA Sénégal, pour le partage des informations

L’assistance comprenait les élèves de l’école, les enseignants, quelques autorités locales et des invités venus des villages frontaliers tels que Kétouba, Ngorézinho et Taréra. Le Directeur de l’école M. NDIAMÉ a loué l’initiative de MDA dans ce village enclavé, car selon lui les grossesses précoces constituent un fléau qui plombe la scolarité des filles, particulièrement dans les villages situés le long de la frontière. Il ajoutera que les grossesses précoces constituent un grand souci pour les parents et les enseignants. Beaucoup de jeunes filles ont arrêté leur scolarité à cause de ce phénomène. Les travaux ont été menés sous forme de questions-réponses suivies d’un apport de complément d’informations par M. Biaye Agent de santé communautaire.

Après avoir fait définir les concepts « une grossesse » et « une grossesse précoce » par les élèves, plusieurs intervenants ont présenté les causes de grossesses précoces, qui sont entre autre le manque d’éducation de base, la pauvreté, le délaissement de sa propre culture au profit d’une autre mentalité… Le chef de village et certaines femmes ont demandé à l’assistance d’éviter de parler de la contraception dans les écoles élémentaires et de plutôt se focaliser sur l’abstinence. Plusieurs mères de familles participantes ont déploré le comportement des jeunes garçons qui rendent enceintes les jeunes filles alors qu’ils n’ont pas les moyens de satisfaire aux besoins de leur futur enfant, ni même aux leurs et à ceux de leurs compagnes. Cependant, ce n’est pas qu’un problème économique. Certains villages loin des centres de santé voient leurs filles souffrir, subir la césarienne ou même mourir pendant l’accouchement à cause de grossesses précoces. Il faut enrayer ce fléau en augmentant la communication pour le changement des comportements.

Parler des grossesses précoces (et des maladies sexuellement transmissibles) amène tôt au tard à se poser la question de les éviter. Si l’abstinence allait de soi, le problème des grossesses précoces ne se poserait même pas : chacun attendrait le mariage et les jeunes filles ne subiraient pas de retard de scolarité et de risques pour leur santé. Or, le problème est réel et actuel. Tout en rappelant aux jeunes que l’idéal est d’attendre pour avoir des enfants d’être en mesure, socialement et économiquement, de les assumer, il parait utile de leur dire qu’il existe des moyens sans risque pour la santé d’éviter de mettre au monde des enfants lorsqu’on n’y est pas prêt. Cela impose d’évoquer la contraception, notamment le préservatif qui permet d’éviter à la fois les grossesses non désirées et les infections sexuellement transmissibles.
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NUTRITION ALIMENTATION
09.06.2016
Ce projet, qui sera mené dans la zone de santé de Bunyakiri par Médecins d’Afrique grâce à un financement de l’UNICEF, doit contribuer à l’amélioration de l’état nutritionnel de 9 500 enfants de moins de 2 ans et de 10 000 femmes enceintes et allaitantes dans la zone de santé de Bunyakiri, territoire de Kaléhe (Sud-Kivu) d’ici à Aout 2017. Il touchera plus de 26 000 ménages de Bunyakiri, répartis dans 13 aires de santé (Bitale, Bitobolo, Bunyakiri, Chinganda, Fumya, Hombo Sud, Irangi, Lwana, Maibano, Makuta, Mingazi, Mushunguti et Tshigoma)

La réussite d’un projet à base communautaire dépend d’une dynamique communautaire solide et notamment l’implication active des leaders communautaires et autorités politico-administratives. Afin de mobiliser tous ses acteurs clés autour du projet pilote inter sectoriel de Nutrition - Eau-Hygiène et Assainissement à Bunyakiri, Médecins d’Afrique a initié plusieurs rencontres de plaidoyer avec eux. Avec l’équipe cadre de la zone de santé, une présentation exhaustive du projet a été faite et les différents échanges ont permis de poser les bases d’un partenariat entre MDA et la zone de santé de Bunyakiri.

C’est en collaboration avec le Bureau Central de la Zone de santé de Bunyakiri que MDA a procédé Vendredi 03 Juin 2016 au lancement officiel des activités du projet, dans la grande salle du poste d’encadrement administratif de Bunyakiri. Etaient invités à cette cérémonie de lancement, les autorités politico-administratives de la place, différents Leaders communautaires locaux, les ONG intervenant à Bunyakiri et plusieurs associations. L’objectif était de faire le plaidoyer auprès de tous les acteurs clés et partenaires pour une dynamique communautaire forte autour du projet.

Le projet est désormais lancé, nous reviendrons vers vous lorsque les premiers résultats seront connus et que l’impact des activités aura pu être évalué !
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