MEDECINS D'AFRIQUE
ONG Internationale des Médecins et Acteurs de Santé pour la Promotion des Soins de Santé Primaires
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NUTRITION ALIMENTATION
09.06.2016
Ce projet, qui sera mené dans la zone de santé de Bunyakiri par Médecins d’Afrique grâce à un financement de l’UNICEF, doit contribuer à l’amélioration de l’état nutritionnel de 9 500 enfants de moins de 2 ans et de 10 000 femmes enceintes et allaitantes dans la zone de santé de Bunyakiri, territoire de Kaléhe (Sud-Kivu) d’ici à Aout 2017. Il touchera plus de 26 000 ménages de Bunyakiri, répartis dans 13 aires de santé (Bitale, Bitobolo, Bunyakiri, Chinganda, Fumya, Hombo Sud, Irangi, Lwana, Maibano, Makuta, Mingazi, Mushunguti et Tshigoma)

La réussite d’un projet à base communautaire dépend d’une dynamique communautaire solide et notamment l’implication active des leaders communautaires et autorités politico-administratives. Afin de mobiliser tous ses acteurs clés autour du projet pilote inter sectoriel de Nutrition - Eau-Hygiène et Assainissement à Bunyakiri, Médecins d’Afrique a initié plusieurs rencontres de plaidoyer avec eux. Avec l’équipe cadre de la zone de santé, une présentation exhaustive du projet a été faite et les différents échanges ont permis de poser les bases d’un partenariat entre MDA et la zone de santé de Bunyakiri.

C’est en collaboration avec le Bureau Central de la Zone de santé de Bunyakiri que MDA a procédé Vendredi 03 Juin 2016 au lancement officiel des activités du projet, dans la grande salle du poste d’encadrement administratif de Bunyakiri. Etaient invités à cette cérémonie de lancement, les autorités politico-administratives de la place, différents Leaders communautaires locaux, les ONG intervenant à Bunyakiri et plusieurs associations. L’objectif était de faire le plaidoyer auprès de tous les acteurs clés et partenaires pour une dynamique communautaire forte autour du projet.

Le projet est désormais lancé, nous reviendrons vers vous lorsque les premiers résultats seront connus et que l’impact des activités aura pu être évalué !
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SANTE/VIH
09.06.2016
Médecins d’Afrique Sénégal est intervenu le 4 Juin 2016 à l’école élémentaire de Bafata pour une séance de sensibilisation sur les grossesses précoces. Nous remercions Malang Ndiaye, Point Focal MDA Sénégal, pour le partage des informations

L’assistance comprenait les élèves de l’école, les enseignants, quelques autorités locales et des invités venus des villages frontaliers tels que Kétouba, Ngorézinho et Taréra. Le Directeur de l’école M. NDIAMÉ a loué l’initiative de MDA dans ce village enclavé, car selon lui les grossesses précoces constituent un fléau qui plombe la scolarité des filles, particulièrement dans les villages situés le long de la frontière. Il ajoutera que les grossesses précoces constituent un grand souci pour les parents et les enseignants. Beaucoup de jeunes filles ont arrêté leur scolarité à cause de ce phénomène. Les travaux ont été menés sous forme de questions-réponses suivies d’un apport de complément d’informations par M. Biaye Agent de santé communautaire.

Après avoir fait définir les concepts « une grossesse » et « une grossesse précoce » par les élèves, plusieurs intervenants ont présenté les causes de grossesses précoces, qui sont entre autre le manque d’éducation de base, la pauvreté, le délaissement de sa propre culture au profit d’une autre mentalité… Le chef de village et certaines femmes ont demandé à l’assistance d’éviter de parler de la contraception dans les écoles élémentaires et de plutôt se focaliser sur l’abstinence. Plusieurs mères de familles participantes ont déploré le comportement des jeunes garçons qui rendent enceintes les jeunes filles alors qu’ils n’ont pas les moyens de satisfaire aux besoins de leur futur enfant, ni même aux leurs et à ceux de leurs compagnes. Cependant, ce n’est pas qu’un problème économique. Certains villages loin des centres de santé voient leurs filles souffrir, subir la césarienne ou même mourir pendant l’accouchement à cause de grossesses précoces. Il faut enrayer ce fléau en augmentant la communication pour le changement des comportements.

Parler des grossesses précoces (et des maladies sexuellement transmissibles) amène tôt au tard à se poser la question de les éviter. Si l’abstinence allait de soi, le problème des grossesses précoces ne se poserait même pas : chacun attendrait le mariage et les jeunes filles ne subiraient pas de retard de scolarité et de risques pour leur santé. Or, le problème est réel et actuel. Tout en rappelant aux jeunes que l’idéal est d’attendre pour avoir des enfants d’être en mesure, socialement et économiquement, de les assumer, il parait utile de leur dire qu’il existe des moyens sans risque pour la santé d’éviter de mettre au monde des enfants lorsqu’on n’y est pas prêt. Cela impose d’évoquer la contraception, notamment le préservatif qui permet d’éviter à la fois les grossesses non désirées et les infections sexuellement transmissibles.
photoIntervention

PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
09.06.2016
En 2015, MDA Congo a poursuivi son action de prévention et de lutte contre la malnutrition dans ses 4 CSCOM, à Brazzaville (Centre Médical de Ressources Professionnelles ou CMRP, Centre de Santé Mutualiste de Talangaï ou CSMT, Centre de Santé de Mikalou-Madzouna ou CSMM) et à Pointe Noire (Centre de Santé de Km4).

En effet, la situation nutritionnelle de la population au Congo demeure encore préoccupante : 24.4% d’enfants de moins de 5 ans présentent un été de malnutrition chronique ou un retard de croissance contre le seuil de moins de 20% fixé par l’OMS ; 6% d’enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë ou d’émaciation contre le seuil de moins de 5% fixé par l’OMS ; 11.6% chez les enfants de moins de 5 ans ont une insuffisance pondérale contre le seuil de moins de 10% fixé par l’OMS ; 3% chez les enfants de moins de 5 ans et 9% chez les femmes en âge de procréer sont obèse, 17% des femmes en âge de procréer ont une surcharge pondérale et 14% chez les femmes en âge de procréer ont une maigreur ou déficience énergétique chronique (données 2011)

Il s’agissait de contribuer à l’amélioration de l’état nutritionnel des enfants ainsi que des femmes enceintes et allaitantes dans 4 aires de santé (3 à Brazzaville et 1 à Pointe Noire) en assurant le dépistage et la prise en charge des cas de malnutrition, la supplémentation en fer des femmes enceintes et en post partum, la supplémentation en vitamine A des enfants de moins de 5 ans et des femmes allaitantes et la promotion des bonnes pratiques alimentaires et nutritionnelles au sein de la population.

La vigilance nutritionnelle et la prise en charge nutritionnelle dans les CSCOM commence par la prise des mesures anthropométriques (poids, taille, périmètre brachial) permettant de déterminer le Z-Score ou le rapport P/T, avant de procéder à la classification selon le tableau clinique en face. Ces éléments permettent la mise en évidence du type et de la forme de la malnutrition. Des séances de communication pour le développement (C4D) sont organisées chaque semaine dans les CSCOM. Ces séances ciblent particulièrement les femmes en âge de procréer, les femmes enceintes et allaitantes. La supplémentation en fer/acide folique est faite lors des consultations pré-natales (CPN) chez la femme enceinte. Pendant les consultations post-natales (CPS) se font chez la femme allaitante, la supplémentation en fer/acide folique et en vitamine A, cependant les enfants de moins de 5 ans sont supplémentés en vitamine A uniquement.

Pour 2015, ce sont 6 808 enfants qui ont ainsi bénéficié d’une surveillance nutritionnelle. La malnutrition aiguë globale a été moins souvent observée que le surpoids (2,2% des cas contre 13,2%) et 1,2% des enfants avaient atteint le stade de l’obésité. Parmi les 147 malnutris dépistés, 50 % ont ou être pris en charge, les autres ayant été perdus de vue. La principale raison d’abandon évoquée a été le manque de moyens financiers des parents. Les 2/3 des enfants pris en charge ont suivi le traitement jusqu’au bout et ont été déclarés guéris. Les autres ont arrêté en cours de route.

La recherche des causes de la malnutrition a amené les facteurs ci-après en lumière : l’ignorance des parents sur l’origine de la maladie, souvent assimilée aux croyances mystiques (mauvais sort) ; le manque de connaissances sur la manière d’alimenter les enfants surtout lors du sevrage ; les grossesses rapprochées ; la négligence des mères quant à l’équilibre alimentaire pour les enfants. Afin de faire reculer cette méconnaissance, 485 séances de C4D ont été organisées dans les CSCOM, sur les thématiques suivantes : Allaitement maternel exclusif ; Alimentation de complément chez les enfants de 6 à 59 mois ; Causes et conséquences de la malnutrition chez la femme enceinte et chez l’enfant ; Prévention des carences en micronutriments ; Lavage des mains, etc.

Pour 2016, MDA Congo entend poursuivre les activités nutritionnelles dans les CSCOM, organiser des campagnes de sensibilisation des populations sur l’ANJE, l’alimentation des femmes enceintes et allaitantes, développer des activités de NAC et systématiser l’utilisation du logiciel de gestion des données nutritionnelles dans tous les CSCOM. La problématique de la malnutrition demeure encore d’actualité en République du Congo comme en témoignent les statistiques nationales ainsi que les résultats obtenus lors des activités nutritionnelles réalisées dans les CSCOM de Médecins d’Afrique. Des efforts doivent être consentis au niveau de la communauté pour lutter contre la survenue de la malnutrition à travers une alimentation équilibrée. Ceci passera par une intensification des activités de sensibilisation dans les ménages ou dans la communauté par le biais des relais communautaires. Par ailleurs, une systématisation de la surveillance nutritionnelle par la prise des mesures anthropométriques dans les formations sanitaires permet de dépister à temps les enfants à risque de malnutrition ou malnutris afin qu’une prise en charge soit faite pour éviter des décès des enfants dus aux complications de la malnutrition. Bien que les résultats présentés aient plus évoqué la malnutrition aiguë, un accent particulier doit être mis sur la malnutrition chronique quand on sait que ses conséquences désastreuses pour les enfants dans les 1000 jours suivant la naissance. MDA Congo va donc continuer le plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers et autres bailleurs des fonds agissant dans le domaine de la nutrition pour mener un projet de nutrition à assise communautaire afin de pour compléter le travail déjà réalisé dans les formations sanitaires.
photoIntervention

SANTE/VIH
20.04.2016
Samedi 06 Février 2016 l’équipe MDA s’est mobilisée autour du thème «les grossesses précoces dans les écoles». Bien que ce thème ait déjà été débattu plusieurs fois dans les villages de la commune de Djibanar, il doit être repris périodiquement si l’on veut aboutir à un changement dans les pratiques.

Selon les statistiques (2015) le taux de grossesses précoces dans les écoles est beaucoup plus élevé dans la région de Sédhiou. Ainsi MDA avec l’appui des chefs d’établissement ont réussi à mobiliser 413 personnes; âges et sexes confondus pour ensemble avec les parents d’élèves réfléchir sur cette question.

Au moment des échanges, beaucoup de questions ont été soulevées. Certains parents ont reconnu une part de responsabilité dans les grossesses précoces car toute éducation commence à la maison et que les questions relatives à la sexualité sont presque interdites au sein des familles, pour des raisons de tradition et de religion. Les mères de famille ont marqué une grande préoccupation pour les grossesses des jeunes filles.

Prenant la parole, certaines parmi elles ont indiqué qu’elles fournissaient beaucoup d’efforts pour l’éducation de leurs filles, mais que cette éducation ne devait pas s’arrêter seulement à leur niveau. Ces femmes demandent aux enseignants et à leurs maris de s’impliquer d’avantage sur l’éducation des enfants - « les enfants qui appartiennent à nous tous », selon leur expression - et surtout pour les jeunes filles. Il est déplorable que des jeunes filles en classes du CM2 ou en 6ème du collège se retrouvent enceintes sans le vouloir. Quel avenir pour ses enfants et leurs enfants ? Il faut noter que cette fois ci l’imam de la grande mosquée et le chef de village se sont déplacés pour donner leurs paroles et réaffirmer l’importance de l’enseignement donné à l’école et la nécessité de le mettre en pratique dans la vie quotidienne.

Malang Ndiaye, Point Focal MDA Sénégal (malangndiaye@gmail.com)
photoIntervention

EAU / HYGIENE /ENVIRONNEMENT
20.04.2016
Le projet d’assainissement mené à N’zérékoré s’est achevé samedi 23 Janvier 2016 dans une ambiance festive avec la population de N’zérékoré. Laissons la parole à M. Jean Tolno, de MDA Guinée, qui a coordonné le projet : « Aujourd’hui c’est la réception du projet des filets sociaux, la joie est dans les coeurs et sur les lèvres de la population de N’zérékoré et de l’équipe de Médecins d’Afrique. Cette joie a été transmise par le Maire de la dite Préfecture, qui a pris le micro pour remercier Médecins d’Afrique de son travail. Cette journée a été marquée par un repas en commun et des danses de toues sortes dans le quartier Nyen1, le tout organisé par la population pour dire merci à Médecins d’Afrique.

Après le partage de ce plat de remerciement, nous sommes allés au stade du Lycée Félix Roland Momie de N’zérékoré pour un match entre deux équipes des femmes travailleuses de ce projet. Chaque équipe était repérée par un mouchoir de tête différent. L’équipe A (avec les foulard américains) a gagné avec un score de 1 but à 0 en leur faveur, but marqué à la 30ème minute de la première période par Marie Loua. Médecins d’Afrique c’est aussi l’union car c’est la Guinée qui mène et c’est l’Afrique qui gagne. Je vous invite tous à partager ces mêmes idées humanitaires avec MDA Guinée. »

Merci M. Tolno, félicitations à toute l’équipe, nous vous souhaitons bonne continuation !
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NUTRITION ALIMENTATION
17.04.2016
Ce projet, qui vise à réduire la malnutrition aiguë et chronique chez les enfants de 0 à 59 mois et les femmes enceintes et allaitantes des populations (déplacés et autochtone) des sous-préfectures sanitaires de Dekoa, Mala et Ndjoukou préfecture sanitaire de la Kemo, est mis en œuvre par Médecins d’Afrique RCA, avec l’appui financier du CHF. Prévu pour 6 mois, il en est à son 4ème mois de mise en œuvre. Les objectifs du projet sont : 1. Mettre en place un système de dépistage et de prise en charge de la malnutrition aigüe, 2. Renforcer les mécanismes de prévention de la malnutrition des sous-préfectures sanitaires de Dekoa, Mala et Ndjoukou préfecture sanitaire de la Kemo ; 3. Rendre effective la supervision et la coordination des activités nutritionnelles dans les structures appuyées

Voici un aperçu des activités menées au cours du mois écoulé pour atteindre ces objectifs.

1- Activité de dépistage de la malnutrition : 7 776 personnes ont été dépistées à tous les niveaux confondus (lors des cliniques mobiles, dans les structures et dans la communauté par les relais communautaire). Parmi eux se trouvaient 422 enfants qui ont été référés à l’UNTA pour MAS et 562 enfants pour MAM. Rien que pour le quatrième mois, la couverture a été de 60% de la couverture total attendue pour toute la durée du projet. Additionnés aux 5160 des trois derniers mois, ce qui fait un total de 12 936 pour les quatre mois et une couverture de 100,4%. Ceci a été possible grâce aux moyens mis à la disposition des relais communautaires et aux cliniques mobiles qui ont été rajoutées afin directement dans les communautés, à leur propre demande.
2- Prise en Charge de cas de malnutrition : la prise en charge des cas de malnutrition préalablement dépistés se fait à deux niveaux : dans les UNTA fixes (structures sanitaires) et dans les UNTA mobiles (cliniques mobiles). Tous les enfants sont suivis de manière hebdomadaire. Au cours de ce mois, 15 UNTA ont fonctionné de manière hebdomadaire. Sur tous les cas de MAS pris en charge, 96,6% des personnes ont été guéries, le taux d’abandon étant de 3,4% d’abandon. Quant aux cas de MAM, pour cette période, le taux de guérison s’élève à 95,5% avec un taux d’abandon de 5%. Les relais communautaires (RECO) seront mis à contribution le mois prochain pour réduire le taux d’abandon. 3- Activité de sensibilisation : Plusieurs facteurs favorisants la malnutrition ont été détectés : l’ignorance des parents sur l’origine de la maladie souvent assimilée aux croyances (un mauvais sort) ; le manque de connaissances sur la manière d’alimenter les enfants surtout lors du sevrage ; les grossesses rapprochées mais perçues généralement comme une situation normale ; la négligence des mamans quant à l’alimentation de leurs enfants. Elles accordent plus du temps à leurs activités qu’à la nutrition des enfants.
L’équipe MDA a mené différents types de sensibilisations pour essayer d’y remédier.
- La promotion de l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant et nutrition des femmes enceintes et allaitantes (FEFA) : la prise en charge intégrée de la malnutrition (PCIMA) implique aussi, les aspects de prévention à travers la communication pour le changement social de comportement. C’est dans ce cadre que l’ANJE a été mis en place dans les communautés dès le début du projet, tant au niveau communautaire que dans les centres de santé. Elle comprend deux principaux volets : les conseils individualisés à travers la communication interpersonnelle et les sensibilisations de masse.
- Pour une meilleure appréhension des messages donnés en fonction de l’alimentation des enfants, des démonstrations culinaires sont réalisées dans tous les points d’UNTA retenus par le projet (cliniques mobiles et FOSA). Ces démonstrations culinaires sont un excellent moyen d’apprentissage pour les mamans, leurs permettant ainsi de savoir comment enrichir la bouillie de leur enfant à partir des aliments locaux.
Au total, 13911 personnes ont été sensibilisées dans les communautés et 4081 dans les structures de santé, soit au total 17 992

4- Cellules d’animation communautaire : Des cellules d’animation communautaires (CAC) ont été mises en place dans les onze (11) aires de santé couvertes par le projet. Ces CAC ont été initiés dans le cadre de la mise en place de la NAC (nutrition à assise communautaire) que MDA vise à mettre en place afin de rendre plus efficace la prévention par les communautés elle-même. Elles ont pour but de contribuer à l’amélioration des problèmes de santé dans la communauté et d’identifier les éventuels problèmes qui freineraient le changement de comportement dans les dites communauté. Chaque CAC compte en moyenne 4 à 5 membres (1 président ; 1 secrétaire ; 1 chargé de la communication ; 2 membres). Ainsi, les relais communautaires sont appuyés depuis les activités de dénombrement jusqu’au suivi des enfants dans la communauté. Les CAC se réunissent au moins une fois le mois et chaque réunion fait l’objet d’un compte rendu dont une copie est remise au comité de gestion (COGES) de la formation sanitaire dont dépend la communauté.

5- Focus groups : Dans la stratégie de mise en oeuvre du projet et à la recherche des causes profondes de la malnutrition dans les zones d’action, des activités visant un diagnostic communautaire des causes directes et indirectes de la malnutrition à travers les focus group ont été réalisées. Pour le mois de Mars, 10 focus groups ont été organisés, ce qui fait un total de 28 focus groups réalisés jusque-là. Ces focus group ont concerné les pères des enfants entre 6 et 24 mois, les grand-mères de petits 0 à 6 mois, les FEFA, les leaders communautaires et les agents de santé. Afin de recueillir l’avis de tous les groupes suscités, dans chaque communauté sélectionnée pour les focus groups, 5 focus groups de différentes cibles sont en train d’être organisés.

La fluidité dans l’animation des activités de l’intégration de la PCIMA dans les FOSA de la zone est assurée par les superviseurs, ainsi Les agents de santé bénéficient régulièrement des supervisions formatives et évaluatives chaque semaine, 12 supervisions sont prévues par l’équipe soit 2 chaque mois. Pour ce mois, 4 supervisions ont été réalisées à raison d’une par semaine par les superviseurs terrain. Et la coordination du projet a eu à en réaliser 3 ce qui fait un total de 7 supervisions au cours de cette période qui part du 15 février au 16 Mars.
photoIntervention

CENTRE D’ETUDE ET DE RECHERCHE MEDECINS D’AFRIQUE (CERMA)
07.04.2016
Plus de 80% des décès par diabète se produisent dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires et l’OMS prévoit qu’en 2030, le diabète sera la septième cause de décès dans le monde. Or, des traitements existent, et le diabète de type 2 peut être prévenu par une bonne hygiène de vie.

MDA Niger voulait donc à son modeste niveau contribuer à la lutte contre ce fléau grandissant en participant en ce jeudi 7 avril 2015, à la célébration de la journée mondiale de lutte contre le diabète à travers la mise en place d’une enquête rapide auprès du quartier de la francophonie où se situe son siège.

Un groupe d’une dizaine de jeunes membres, étudiants en médecine pour la majorité, armés de leur bonne volonté et de leur savoir ont ainsi approché plus de 200 personnes en une matinée pour une sensibilisation sur le diabète. Elle a débuté par un quizz tiré des outils de communication de l’OMS et élaboré pour cette occasion, qui a servi d’accroche avec le public.

C’était une occasion non seulement de mesurer leur degré de connaissance de la maladie aussi bien en termes de facteurs favorisant que de risques encourus mais également de procéder à des séances de sensibilisation de proximité pour les encourager à adopter de bonnes pratiques alimentaires et d’hygiène de vie pour limiter leur exposition à la maladie.

Les résultats, après saisie et analyse des résultats du quizz, seront partagés avec les partenaires dès la semaine prochaine!

Un grand merci à l’équipe de volontaires qui a sillonné les ruelles du quartier sous la chaleur étouffante de la journée !!!

Safia Houmed Houssein, Point Focal MDA Niger
photoIntervention

NUTRITION ALIMENTATION
18.01.2016
La préfecture de la Kemo est une des plus importantes de la RCA, de par sa localisation géographique. Ses 4 sous-préfectures (Sibut, Dekoa, Mala et Ndjoukou) ont subi les conséquences de l’instabilité politique. Au vu des différents rapports épidémiologiques centralisés par la Préfecture Sanitaire, les maladies saisonnières et courantes continuent à sévir dans la zone (Paludisme, IRA, infection digestive, etc.) et par manque d’acteurs humanitaires en appui, l’accentuation du risque de détérioration de la situation nutritionnelle est permanente. Selon la dernière évaluation RRM de ACF du 09 au 11 juillet 2015 à Ndegu dans Njoukou, le statut nutritionnel des 51 enfants de 06 à 59 mois appartenant aux 79 ménages enquêtés a été évalué à travers la prise du Périmètre Brachial (PB) et du diagnostic des œdèmes. 4 enfants ont été dépistés MAS et 5 enfants MAM. Selon donc ce screening une proportion de 18% (10% MAS 8% MAM) de malnutrition aiguë globale (MAG) et donc un problème de malnutrition est présent à Ndjoukou.

Le projet de réhabilitation nutritionnelle et de prévention de la détérioration de l’état nutritionnel au sein des populations des sous-préfectures sanitaires de Dekoa, Mala et Ndjoukou, que Médecins d’Afrique est en cours de mise en œuvre grâce à un financement du CHF, vise à réduire la malnutrition aiguë et chronique chez les enfants de 0 à 59 mois (environ 4 200) et les femmes enceintes et allaitantes (environ 2100) des populations déplacée et autochtone dans la préfecture sanitaire de la Kemo.

Les objectifs spécifiques sont :
1- Mise en place d’un système de dépistage et de prise en charge de la malnutrition aiguë
2- Renforcement des mécanismes de prévention de la malnutrition sur l’axe Dekoa-Sibut, Ndjoukou et Mala
3- Amélioration de la supervision et de la coordination des activités nutritionnelles dans les structures appuyées

Pour démarrer le projet sur de bonnes bases, l’équipe de Médecins d’Afrique a commencé par un plaidoyer auprès des autorités politico-administratives (Préfet, Sous-préfet, Maire et chefs de villages) pour s’assurer de leur soutien dans la mise en oeuvre du projet et des réunions de concertation avec la communauté, afin de présenter le projet et de lancer le recrutement des relais communautaires qui viendront appuyer l’équipe projet.

Médecins d’Afrique a procédé, dès le début du projet, au renforcement des capacités des acteurs principaux : agents des centres de santé, les équipes cadres de préfecture, les relais communautaires. Pour les 13 agents de santé issus des centres et postes de santé des sous-préfectures concernées, 4 membres de l’équipe cadre de la préfecture sanitaire et 8 agents de MDA, il s’agissait d’une remise à niveau en vue de mener à bien les activités prévues dans le projet. Cette formation a servi également à la vulgarisation du protocole national de prise en charge de la malnutrition aiguë (PCIMA) validé en fin 2014 en RCA et de l’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant (ANJE).

89 relais et leaders communautaires ont été formés sur la mise en oeuvre de la PCIMA et sur la promotion de l’ANJE. Ces relais issus des aires de santé de Guiffa, Dékoa Ndjoukou et Mala ont, deux jours durant, appris comment organiser la prise en charge de la malnutrition au niveau communautaire (sensibilisation de la communauté sur la PCIMA, dépistage et orientation des cas de malnutrition aiguë au centre de santé, le suivi des cas à domicile, les séances d’éducation pour la santé et le rapportage au centre de santé), la prise des mesures anthropométriques. Un accent particulier a été mis sur la promotion de l’ANJE, l’alimentation de la femme enceinte et de la femme allaitante et les techniques de communication pour un changement social et des comportements (CCSC).
photoIntervention

NUTRITION ALIMENTATION
21.12.2015
Selon les résultats préliminaires des dernières enquêtes SMART 2014 en République Centrafricaine, la prévalence de la malnutrition aiguë sévère demeure élevée dans plusieurs préfectures (1,7% en Kemo, 1,3% en Ouham- Pende) avec un taux de mortalité alarmant chez les enfants moins de cinq ans : 3,34 décès / 10 000 / jour dans la Nana Gribizi ; 3,41 décès / 10 000 / jour dans l’Ouham et 2,29 décès / 10 000 / jour en Kemo. La malnutrition aiguë sévère a été plus mortelle dans la saison des pluies (Mai/Octobre), avec des circonstances aggravantes telles que la diarrhée, les infections respiratoires aiguës et le paludisme qui étaient à leur apogée. Le récent regain de violence qui a touché Bangui en particulier n’a pas laissé l’intérieur du pays indemne. Plusieurs pertes en vies humaines et la réinstallation d’un climat d’insécurité dans plusieurs préfectures où des mouvements des populations ont été rapportés comme dans la Kemo et l’Ouaka voisine. Cette situation a eu un impact négatif sur la santé des populations victimes privé de moyen de vie.

La préfecture dans la Kemo et ses 4 sous-préfectures (Sibut, Dekoa, Mala et Ndjoukou) ont subi les conséquences de l’instabilité politique. Au vue des différents rapports épidémiologiques centralisés par la Préfecture Sanitaire, les maladies saisonnières et courantes continuent à sévir dans la zone (Paludisme, infections respiratoires aigües, infections digestives, etc.) et par manque d’acteurs humanitaires en appui, l’accentuation du risque de détérioration de la situation nutritionnelle est permanente. Selon la dernière évaluation RRM de ACF du 09 au 11 juillet 2015 à Ndegu dans Njoukou, le statut nutritionnel des 51 enfants de 06 à 59 mois appartenant aux 79 ménages enquêtés a été évalué à travers la prise du Périmètre Brachial (PB) et du diagnostic des œdèmes. 4 enfants ont été dépistés MAS et 5 enfants MAM. Selon donc ce screening une proportion de 18% (10% MAS 8% MAM) de malnutrition aigüe globale (MAG) et donc un problème de malnutrition est présent à Ndjoukou.

Après finalisation du projet sous financement CERF, MDA a obtenu un financement CHF dans les même zone afin de poursuivre les actions déjà entreprises dans cette zone, tenant compte des écarts entre la période de recherche de financement et le lancement réel des activités, il a été de notre ressort de pouvoir réévaluer la situation pour contextualiser le projet et pour partir sur les bonnes bases. C’est ainsi que notre équipe a réalisé du 19 au 23 Novembre une mission préliminaire avant le lancement des activités du projet. L’objectif de cette mission était d’évaluer rapidement la situation de PEC de la malnutrition aigüe sévère dans les 4 Aires de Santé de la sous-préfecture de la Kemo et dans les 11 FOSA prévues d’être appuyées par le projet pendant les 6 mois de mise en œuvre. Pour cela, l’équipe MDA avait pour objectifs spécifiques de :
- Rencontrer les autorités politico-administratives de la préfecture de la Kemo et leur présenter le projet.
- Rencontrer l’ECPS de la préfecture de la Kemo et présentation du projet et la stratégie de mise en œuvre de MDA
- Rencontrer des ONG partenaires actives dans la zone et définition des stratégies de coordination des activités à mener
- Valider et signer la requête pour les intrants
- Rencontrer la communauté pour compréhension et une meilleure adhésion au projet.
- Réaliser un état de lieu par une évaluation rapide et l’état nutritionnel des enfants et l’état de PEC.
- Récolter les données et rapport de PEC.
- Evaluer la situation sécuritaire des zones d’implémentation du projet

La mission a permis de vérifier les besoins non couverts sur la zone du projet et de formuler des recommandations. Elle confirme la pertinence de l’intervention prévue dans toutes ces zones dans la mesure où les facteurs de risques sont perceptiblement permanents, les activités planifiées restent d’actualité (renforcement des capacités des prestataires, la promotion de l’ANJE, poursuivre la PEC médicale des cas et la mise à disposition des intrants de PEC). Il convient de signaler que la situation sécuritaire dans la plupart des zones ciblées par le projet reste volatile notamment pendant les déplacements pour accéder aux sites. Le délabrement avancé de l’état des routes, le manque de réseau de communication téléphonique pour certains endroits (Ndjoukou et Mala) et la présence des groupes armés, nous obligent à définir un plan de gestion de sécurité locale strict pouvant nous permettre de minimiser les risques de sécurité pour notre staff, nos biens, nos bénéficiaires et du programme.
photoIntervention

SANTE/VIH
20.12.2015
Depuis plus d’un mois les populations du Département de Goudomp dans la Région de Sédhiou souffrent des maux de ventre suivis de diarrhées et vomissements.

A cet effet, Médecins D’Afrique Sénégal en collaboration avec le poste de santé de Djibanar et le District Sanitaire de Goudomp ont sensibilisé les populations sur le thème suivant: Lutte contre les maladies diarrhéiques à l’Ecole élémentaire 1 de Djibanar le samedi 19 Décembre à partir de 15 heures.

Une assistance nombreuse est venue, composée de jeunes et d’adultes, qui ont pu entendre ou ré-entendre les conseils pour éviter les maladies diarrhéiques et le choléra, les principaux étant : se laver les mains à l’eau et au savon avant de manger, après être allé à la selle ou avoir changé un bébé, s’assurer de boire une eau propre, bien laver les aliments et utiliser uniquement une eau propre pour cela, veiller à l’hygiène des latrines et bien désinfecter le sol si quelqu’un vomit. Les animateurs ont profité de l’occasion pour refaire une démonstration de lavage des mains au savon et rappeler le principe de la chloration de l’eau.

Nous espérons que tous seront repartis mieux armés pour éviter les maladies diarrhéiques et que cette intervention aura pu contribuer efficacement à enrayer l’épidémie en cours.

Malang NDIAYE, Point Focal de Médecins D’Afrique au Sénégal
photoIntervention

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