MEDECINS D'AFRIQUE
ONG Internationale des Médecins et Acteurs de Santé pour la Promotion des Soins de Santé Primaires
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URGENCES
05.03.2013
La récente mission interagences menée du 14 au 21 février 2013 dans le Nord-Ubangui en Equateur a recensé plus de 15 000 réfugiés centrafricains, dont environ 7000 à Mobayi Mbongo. Ils fuient des conflits qui ont éclaté dans la seconde moitié du mois de décembre 2012 en République Centrafricaine (RCA). Dès la fin du mois de décembre 2012, plusieurs sources ont rapporté la présence de réfugiés centrafricains dans certaines localités des districts du Nord et du Sud Ubangi en République Démocratique du Congo (RDC). Leur nombre continue d’augmenter, et ils ont un besoin urgent d’assistance humanitaire.

Ce lundi 4 Mars, Médecins d’Afrique RDC, en lien avec le HCR, a commencé sur ses fonds propres à déployer sur le terrain une équipe constituée de spécialistes des urgences humanitaires, issus du Congo Brazzaville et du Congo Kinshasa. Il s’agit de mettre en place des activités pour la santé, la nutrition et l’accès à l’eau potable et à l’assainissement des réfugiés. Des réunions de concertation sont en cours avec les grandes agences de l’ONU (HCR, PAM, UNFPA) pour appuyer Médecins d’Afrique dans la mise en oeuvre de ces projets.
photoIntervention

PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
20.01.2013
La santé scolaire est une composante importante dans l’éducation des enfants. Des enfants en bonne santé préservent leur capital d’avenir et sont mieux disponibles dans l’acquisition des savoirs. En effet, une mauvaise santé, des carences nutritionnelles, un environnement psychologique dégradé, sont autant de handicaps pour les enfants. Il s’agit d’un Projet transversal répondant à trois des quatre axes du PNDS (Plan National de Développement Sanitaire), à savoir : Renforcement du système de santé ; Survie de la mère et de l’enfant ; Protection de la santé et promotion des comportements sains. Quatre acteurs co-participent à ce programme : dirigeants des écoles, parents d’élèves, élèves et Médecins d’Afrique.

OBJECTIF

Objectif général : Contribuer à la réduction de la morbi-mortalité des élèves dans les écoles qui participent à la RESASCO
Objectifs spécifiques : Contribuer à l’amélioration des performances des élèves par une prise en charge médicale, nutritionnelle et un soutien psychologique précoces et adaptés ; Améliorer les connaissances sur les bonnes pratiques sanitaires dans les écoles.

STRATEGIES MAJEURES

Un examen médical systématique de tous les enfants est effectué par une équipe médicale formée préalablement. Les enfants présentant des signes de pathologies sont référés vers les centres de santé pour une confirmation et une prise en charge éventuelle.

ACTIVITES REALISEES

- Sensibilisation des directions de 26 écoles signataires de la convention de partenariat et des membres des associations de parents d’élèves
- Briefing des volontaires : 12 cette année
- Organisation du screening médical, nutritionnel et psychologique : au total 8225 élèves des écoles partenaires ont bénéficié des activités de screening dans 26 écoles privées et conventionnées.
- Collecte des données
- Références et suivi des cas vers les centres de santé
- Organisation des séances d’IEC à l’endroit des élèves

CONCLUSION ET PERSPECTIVES

Ce projet permet d’améliorer la prise en charge de la santé des enfants, les résultats scolaires, la vulgarisation des bonnes pratiques sanitaires, une cartographie des problèmes de santé en milieu scolaire et par voie de conséquence un investissement en matière d’aménagement sanitaire des écoles. Les activités de la RESASCO pourraient être étendues au niveau des écoles publiques en recherchant des fonds nécessaires auprès des potentiels bailleurs (privés, sociétés et autres) afin de faire bénéficier de ces activités un plus grand nombre d’élèves.
photoIntervention

URGENCES
05.01.2013
Les conflits armés dans le Nord-Kivu en Novembre 2012 ont occasionné un afflux de réfugiés dans le nord du Sud-Kivu. Le retrait des acteurs humanitaires habituellement présents dans la zone empêchant la collecte d’informations fiables pour monter des projets d’aide à ces réfugiés, une mission intercluster représentant 7 des 8 clusters opérationnels à Bukavu a été organisée du 29 Novembre au 1er Décembre pour évaluer la situation et faire des propositions.

Objectif de la mission :
‐ Faire un état des lieux global de la situation sécuritaire et humanitaire dans la zone ;
‐ Effectuer une évaluation rapide des besoins dans les différents secteurs, et des possibilités de répondre aux besoins les plus urgents ;
‐ Entreprendre des discussions avec les différentes autorités, particulièrement les autorités militaires, sur les questions relatives à l’accès humanitaire et à la protection des populations civiles.


Participants :
La mission a connu la participation de représentants de 7 des 8 clusters opérationnels à Bukavu (le cluster Logistique n’avait pas été invité car mission non pertinente), en plus de OCHA et de quelques partenaires ayant des activités et/ou plans d’intervention dans la zone, dont Médecins d’Afrique.

Résumé des recommandations de la mission :

- Protection : évaluer les besoins spécifiques des personnes en situation de handicaps et d’y répondre, prévenir les violences sexuelles par des actions à base communautaire et prendre en charge les victimes, sécuriser la population, effectuer un plaidoyer pour la libération des écoles et bâtiments publics, ranimer le dialogue
- Santé : Apporter un appui (MEG, en commodités de la maternité et prime des prestataires) aux 7 structures sanitaires actuellement non appuyées pour assurer la prise en charge médicale des déplacés, mettre en place un Dispositif Minimum d’urgence en santé reproductive et sexuelle dans la zone de santé de Minova, vacciner les enfants dans les sites de réfugiés, renforcer la lutte contre le choléra, former des prestataires pour la prise en charge des IST et VIH/SIDA, la chirurgie de guerre, la PCIME
- Nutrition : Assurer la continuité de l’approvisionnement des structures nutritionnelles à Minova et Bweremana et ouvrir une UNS à Minova
- WASH : Remplacer d’urgence les latrines remplies et/ou construire les latrines et douches supplémentaires dans les sites de Minova et Mubimbi (au moins 70 latrines , 40 douches et 10 trous à ordures ), accélérer les activités d’assainissement familiales, intensifier et coordonner la lutte contre le choléra
- SECAL : assistance alimentaires aux déplacés et familles d’accueil, relance de l’agriculture vivrière, surveillance des indicateurs de sécurité alimentaire dans la zone
- NFI et abris : détermination des besoins prioritaires et mise en place d’une stratégie de réponse
- Education : réhabilitation des salles de classe, assainissement des locaux, distribution de kits scolaires, aménagement d’espaces pour les activités récréatives.
photoIntervention

NUTRITION ALIMENTATION
01.01.2013
En 2009 et 2010, un afflux massif de réfugiés venus de RDC est venu porter à plus de 150 000 le nombre de réfugiés vivant dans le département de la Likouala, au Nord-Est du Congo. En appui à la mise en œuvre du projet « Prise en charge des réfugiés en zones rurales », Médecins d’Afrique Congo, avec l’appui financier du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, a initié un programme spécial de prévention et de prise en charge de l’anémie, VIH/SIDA et Nutrition. Ce diaporama présente les activités réalisées sur les fonds spéciaux alloués au volet nutrition dans les zones de Bétou, Impfondo et Loukolela.

Objectif général : Contribuer à la réduction du taux de mortalités du à la malnutrition des personnes vivant dans les zones ciblés par le projet.

Objectifs spécifiques : - Renforcer les capacités des agents de santé des zones d’intervention retenues par l’action;
- Promouvoir les bonnes pratiques nutritionnelles et sanitaires dans les ménages des zones de Bétou, Impfondo et Loukolela ;
- Promouvoir les bonnes pratiques alimentaires avec les aliments locaux ;
- Garantir la collecte des données.

Activités menées et résultats :

1. Formation des agents de santé sur la prise en charge de la malnutrition : 3 sessions de formation ont été réalisées (Impfondo, Bétou et Loukoléla). Ces formations ont connu la participation effective de tous les agents qui y ont été invités

2. Sensibilisation des populations sur les bonnes pratiques nutritionnelles et sanitaires par les relais communautaires : les relais communautaires retenus ont utilisé la stratégie du porte à porte pour passer leur message. Les sensibilisations sur les bonnes pratiques nutritionnelles et sanitaires ont été couplées aux sensibilisations sur les violences sexuelles. Cette activité a également été réalisée dans les postes et centre de santé lors des activités de routines. Dans la zone de Bétou elle a eu la spécificité d’être appuyé par les démonstrations culinaires faites par la nutritionniste.
3. Prise en charge des cas de malnutrition : les cas de malnutrition modérée et les cas à risque de malnutrition ont été pris en charge dans tous les postes de santé dont les agents ont participés aux différentes formations. Quand à la prise en charge de la malnutrition sévère, elle s’est spécifiquement faite dans les grands centres à savoir : Bétou (au CSM), Impfondo (au poste de santé) et à Loukolela à l’hôpital de base. Tous les cas de malnutrition dépistés ont été pris en charge selon le protocole national de prise en charge de la malnutrition au Congo. 4. Supervision des activités des relais dans les sites : toutes les supervisions prévues ont été réalisées, grâce à elle on a pu faire le suivi des activités menées dans le cadre de ce programme. Toutes les supervisions se sont effectuées de manière groupée.
photoIntervention

SANTE/VIH
01.01.2013
La Représentation Congo de Médecins d’Afrique, avec le financement de l’Union Européenne, propose d’assurer la promotion communautaire dans la gestion des problèmes d’accès aux soins de santé primaires, d’hygiène et d’approvisionnement en eau potable dans les quartiers périurbains de Mikalou-Madzouna de Brazzaville et Km4 à Pointe-Noire.

A Brazzaville, 46% de la population a recours à l’automédication en première intention. Au sein du quartier Mikalou-Madzouna à Brazzaville, la population estimée à 70 000 habitants parcourt souvent plus de 5 km pour se rendre au centre de santé le plus proche. De plus, le quartier se trouve dans un état d’insalubrité assez généralisé par l’absence d’un système d’évacuation des ordures ainsi que le manque d’activités promotionnelles. Dans le quartier Km4 à Pointe-Noire, à peine 34% de la population a accès aux soins de santé pour une population estimée à 20 000 habitants. 94,6% des ménages de ce quartier évacuent les ordures dans la nature, 34,5% utilisent les latrines non conventionnelles et 1,7% défèquent à l’air libre. Dans ces deux quartiers, il y a besoin de redynamiser l’implication des autorités locales et l’organisation de la communauté.

Permettre aux populations d’accéder aux soins de santé primaires, à l’hygiène et l’approvisionnement en eau potable

L’amélioration de l’accès aux soins de santé de base des populations passe impérativement par la disponibilisation des services (infrastructures, équipements, matériels…) et des ressources humaines. Deux centres de santé communautaires (CSCOM) dans les quartiers de km4 et de Mikalou-Madzouna seront construits sur les terrains mis à la disposition des communautés de ces quartiers par leurs mairies. Ces CSCOM seront dotés en équipement et matériel médical ainsi qu’en médicaments essentiels et génériques, consommables et autres réactifs, appareillage de laboratoire. Médecins d’Afrique formera le personnel de santé à la prise en charge des affections les plus courantes et les plus graves. Trois forages d’eau seront construits ou réhabilités dans l’optique de disponibiliser l’eau potable dans chaque centre de santé communautaire.

Faciliter l’appropriation du projet par la communauté

La particularité de l’approche tient à l’implication des populations pour garantir la pérennité du projet. Médecins d’Afrique appuie et met en place des organisations à base communautaire (OBC) chargées d’assurer la gestion durable des problèmes d’accès aux services sociaux de base. Ainsi, les comités d’hygiène et d’assainissement garantissent l’assainissement des quartiers par la mise en place notamment d’activités de collecte et d’évacuation des ordures ménagères. Les comités locaux de gestion d’eau veillent à la gestion de chaque forage. Les mutuelles de santé facilitent l’accès de la population aux CSCOM. Les comités de santé promeuvent les services des CSCOM. Les comités locaux de développement fédèrent toutes les OBC.

Ce projet d’une durée de 36 mois est mené par une équipe de 5 techniciens sous la direction d’un coordinateur de projet.
photoIntervention

EAU / HYGIENE /ENVIRONNEMENT
31.12.2012
Le samedi 17 décembre 2012 a eu lieu l’inauguration des ouvrages d’eau de Voungouta (micro-sources naturelles aménagées « modèle MDA » avec chambres de filtration et bassin de rétention, canalisations d’adduction d’eau et borne-fontaine) en présence du Sous-Préfet de Louingui, du Député suppléant de la localité, du Commissaire du District de Louingui, du Chef du village Voungouta, M. Mowa et des responsables de Médecins d’Afrique (le Secrétaire Général, le Coordonnateur Europe, qui a suivi le projet depuis son lancement, et le Représentant Congo).

Les 55 autres chefs de village du District de Louingui étaient également présents sans oublier tous les habitants du village, plusieurs membres de l’équipe MDA Congo et des représentants des scouts du Congo, qui ont appuyé le projet depuis l’été 2010. Voungouta a maintenant de l’eau potable ! Cette inauguration a eu lieu évidemment à Voungouta dans le district de Louingui du département du Pool au Congo.

A cette occasion des protocoles d’accords ont été signés entre MDA et les 56 chefs des villages de Louingui sur les questions d’eau et approuvés par le Sous-Préfet du district, ce qui permettra à MDA de pouvoir reproduire le modèle Voungouta dans les autres villages.
photoIntervention

PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
17.12.2012
L’explosion du dépôt d’armement de la caserne du régiment blindé de Mpila à Brazzaville le 4 mars 2012 a causé plus de 200 morts, 2500 blessés et plus de 25000 personnes déplacées internes.
Ils ont été accueillis dans des sites ouverts par le gouvernement. Parmi les cinq sites fonctionnels actuellement, trois disposent de postes de santé qui prennent en charge les soins de santé primaire. Les cas de complication sont référés vers les hôpitaux de référence. Au cours d’une évaluation multisectorielle, 225 femmes enceintes visibles, 86 femmes allaitantes ont été identifiées.
Afin d’offrir aux populations déplacées le service complet de santé de la reproduction y compris les soins obstétricaux et néonataux d’urgence, Médecins d’Afrique a bénéficié d’un appui financier de l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population).

Former les agents de santé en santé de la reproduction
Les connaissances du personnel intervenant dans les postes de santé des sites des déplacés et dans les hôpitaux de référence en matière de santé de la reproduction nécessitent d’être renforcées. Aussi, 23 sages femmes et 16 infirmiers/infirmières ont été recyclés en santé de la reproduction notamment la planification familiale, la consultation pré-natale, les soins obstétricaux et néonataux d’urgence, la vaccination.
Les hôpitaux de référence ont également été dotés en kits de santé de la reproduction, en équipement de maternité et de soins obstétricaux d’urgence afin de faciliter la réalisation des accouchements et de prendre en charge des complications d’accouchements.
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Sensibiliser sur le VIH la population déplacée
Après avoir été briefés sur les aspects fondamentaux liés à l’infection à VIH, et sur les techniques de communication pour le changement de comportement, 10 animateurs mènent des séances de sensibilisations sur le VIH/SIDA auprès des populations des sites des déplacés.

Ces séances sont couplées à la distribution de préservatifs. Leur participation est volontaire et gratuite. Ces séances organisées hebdomadairement jouent un véritable rôle dans le changement de comportement de la population.
photoIntervention

CENTRE D’ETUDE ET DE RECHERCHE MEDECINS D’AFRIQUE (CERMA)
28.11.2012
On November 14th, the team of Medecins d’Afrique (Doctors of Africa) Kenya carried out a sensitization on drug and alcohol abuse at Kibera Kids Youth Organization Center Hall, in the slums of Kibera. 30 members attended the sensitization and paid keen attention. The interactive question/answser session at the end of the visit was very interesting. Most of the participants left contact details so we could stay in touch afterwards. The MDA Team to the site as usual included Josue Tchishibandji (Country Rep), Lea Bansimba (HR), Paul Mburu (Field Coordinator) & Salome (Volunteer).

Kibera slums is well renowned all over the world as the biggest slum in sub Saharan Africa, home to around 1,000,000 inhabitants within a region of less than 5sq Miles. This population faces severe social, political, cultural and economic challenges. The HIV record in Kibera is higher than any other area in Kenya, while the poverty index is among the highest in the world. Food and Nutrition deprivations are common factors in the region, with the majority of households barely able to afford one meal a day; a balanced diet notwithstanding. Due to the many factors and lifestyle influences, alcohol and drug abuse is a normal way of life, as the community attempts to rub away the harsh realities facing them. Indeed, the very place where we carried out our campaign was surrounded by many idle youths smoking marijuana, and the air was filled with the smell thereof!

As it is with our Sensitization and Mentorship campaign, we got contacts to the director of the Kibera Kids Youth Group through one of our team members who worked as a volunteer with the Ministry of Gender and Social Development in Kibera. The director was tasked with the responsibility of mobilizing youth around the community and inform them of Medecins D’Afrique aims and objectives. The turnout was good, and we were able to speak to over 30 members, who paid keen attention to the presentation and at the end of the session, we had an interactive question/ answer session. We intend to widen our outreach to this vast area so as to cover more of this very vulnerable target group.
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NUTRITION ALIMENTATION
24.11.2012
Le projet « Mamans-Relais » initié par Médecins d’Afrique avec l’appui financier de l’UNICEF Congo et de la Région Aquitaine a pour but de permettre la sensibilisation de 1500 mères de Brazzaville grâce à 30 mamans-relais formées aux bonnes pratiques sanitaires et nutritionnelles et aux gestes qui sauvent. Ce programme s’inscrit dans 4 des Objectifs du Millénaire pour le Développement :
(i) Objectif 3 : promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ;
(ii) Objectif 4 : réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans ;
(iii) Objectif 5 : améliorer la santé maternelle ;
(iv) Objectif 6 : combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies.


Les mamans-relais ont été formées en septembre 2012, sur les thèmes suivants : VIH/SIDA, Education nutritionnelle (bonne pratiques culinaires et carré alimentaire), Hygiène et assainissement du milieu, Maternité sans risque et Allaitement maternel exclusif (gestes qui sauvent), planning familial, prise en charge à domicile des maladies de l’enfant, utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII), Allaitement maternel exclusif, potabilisation de l’eau, respect du carré alimentaire, hygiène du milieu, paludisme, comment et avec quoi enrichir une bouillie. Elles ont également reçu une formation sur les techniques de formation des adultes et sur la conduite de focus-groups.

Elles ont débuté leurs activités par des pré-sensibilisations du 20 au 21 septembre et du 8 au 22 octobre 2012 : des réunions-tests avec quelques mères de leurs connaissances, en présence d’un facilitateur de Médecins d’Afrique, afin de les aider à bien cadrer leurs futures réunions de sensibilisation. Cette pré-sensibilisation s’est déroulée dans tous les arrondissements de Brazzaville et chaque séance-test a été programmée tenant compte de la disponibilité de l’espace et des participants regroupés soit chez une maman-relais volontaire (Moungali, Djiri, Ouenzé, Talangai, Bacongo), soit au CSI (Nganga-Lingolo), soit au siège d’un regroupement de femmes (Poto-Poto), soit au domicile du chef du quartier (Mfilou). Chaque séance de pré-sensibilisation a regroupé toutes les mamans-relais formées de l’arrondissement concerné et les autres mamans préalablement identifiées dans le secteur. Chaque séance de pré-sensibilisation a été supervisée par une équipe de Médecins d’Afrique composée de deux femmes ayant mission d’apprécier la tenue des séances et le remplissage des outils de gestion de l’activité.

Une première réunion de débriefing s’est tenue le 23 Novembre 2012 au siège de Médecins d’Afrique. 28 Mamans-Relais sur les 31 formées ont pu être présentes. Les autres seront reçues plus tard pour recevoir les mêmes informations que leurs collègues.

Points abordés :
1 – Revue et lecture du livret des mamans relais élaborés pour elles;
2 – Organisation pratique des sensibilisations dans leurs arrondissement/quartiers respectifs (nombres, fréquences, messages à donner …) ;
3 – programmation de la prochaine mensuelle de débriefing.

Décisions prises :
1 – Au moins deux à trois thématiques devront être abordés à chaque séance de formation par les mamans-relais;
2 – Au moins une séances sur deux devra être supervisée;
3 – Les réunions de débriefing se tiendront une fois par mois, au siège de Médecins d’Afrique.
photoIntervention

SANTE/VIH
08.11.2012
La Représentation Gabon de Médecins d’Afrique souhaite mettre en place un programme pilote de santé scolaire à Libreville puis l’étendre dans d’autres localités. Ce projet s’inspire des observations faites sur le terrain. La plupart des structures scolaires gabonaises n’ont pas de programme de santé scolaire. Or Médecins d’Afrique, dès 1995, a pu expérimenter un programme de Redynamisation de la Santé Scolaire (RESASCO) au Congo Brazzaville, puis Kinshasa, qui a bénéficié depuis son lancement à plus de 150 000 enfants. Cette expertise peut maintenant être mise au service de la santé gabonaise.

Une fiche d’enquête semi-dirigée d’une douzaine de questions a été élaborée. Afin de mesurer leur degré de collaboration, chaque structure scolaire devait viser la fiche en y apposant son tampon et la signature du directeur. Pour un départ, notre objectif était d’atteindre 2500 enfants scolarisés de 3 à 12 ans, avec autant de filles que de garçons. Une enquêtrice, Mlle Ginette NGANMENI a eu la charge de réaliser ce travail. Elle a contacté 20 structures scolaires situées principalement dans les quartiers périphériques de Libreville et sélectionné pour l’enquête les 10 premières ayant répondu.

Résultats :
Programme de santé scolaire – Huit écoles sur dix n’ont jamais eu ni envisagé d’avoir un programme de santé scolaire. Une a déclaré y avoir renoncé pour des questions de modalité d’adhésion aux mutuelles et l’autre dit en avoir un, mais n’a pas pu nous décrire ce qu’il contenait. En conclusion, il y a un réel besoin, que d’ailleurs les directeurs des écoles ont exprimé unanimement.
Association de parents d’élèves – Quatre écoles disent disposer d’une association de parents d’élèves, mais aucune n’a de bureau exécutif fonctionnel. Soit il n’existe pas, soit il a été dissout. Le projet de santé scolaire pourrait être une occasion de redynamiser ces associations, en les impliquant.
Situation sanitaire et nutritionnelle- Toutes les écoles déclarent avoir chaque mois en moyenne 4 cas d’urgences sanitaires pour leurs élèves. Leur premier recours est d’appeler les parents (64 %), seules 3 écoles disposent d’une boîte à pharmacie et peuvent apporter des premiers soins (27%), faits par un non professionnel. Une école a mentionné un référencement vers l’hôpital le plus proche. Il n’y a pas de cahiers de santé, et une seule école déclare avoir bénéficié en 2010 d’une sensibilisation aux gestes qui sauvent. Toutes les écoles sont donc en attente d’un programme de santé scolaire et voudraient qu’il démarre vite. La majorité des écoles disposes de points d’eau (8/10), de cantines (8/10) et de toilettes (10/10), par contre, les observations de terrain montrent que ces installations sont rudimentaires. Concernant les repas, dans l’une des cantines au moins, ce sont les élèves qui doivent apporter leur repas.
Conditions d’une bonne implémentation de la RESASCO – L’implication des parents d’élèves est la condition essentielle relevée par les écoles, suivie de la cotisation. En effet, un montant trop élevé dissuaderait les parents de s’impliquer. Le montant psychologique, d’après les réponses données, est de 5000 FCFA/an, soit 1$/mois, ce qui est réellement accessible à la grande majorité des familles. Le sérieux de l’action et la régularité dans le suivi sont les autres conditions, avec l’implication des enseignants.

Conclusion :
· Attente forte de la part des écoles pour l’implémentation du projet
· Nécessité d’impliquer les parents d’élèves et les enseignants, avec une cotisation ne dépassant pas le montant psychologique de 1$/mois
· Ecoles échaudées par des programmes sans suite, n’acceptant de s’engager que sur la base de projets dans la durée, avec un suivi des élèves
· Equipements sanitaires (toilettes, points d’eau) présents mais à améliorer, surtout dans leur entretien.
MDA Gabon dispose des ressources techniques (médecins, sage-femmes, psychologues) pour implémenter un programme pilote de santé scolaire dans les 10 écoles, soit 2500 élèves
photoIntervention

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